THANK YOU YOGA, MY BACK IS BACK !

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“Maha Bandas – La grande ligature” J’ai trouvé la voie il n’y a plus qu’à ! De vraies sensations de bien-être.

Après trois ans de très douloureux lumbagos à répétition (une fois par an) et d’une charnière sacro-lombaire devenue raide comme de la pierre, je crois pouvoir dire que « my back is back » !

Le sport à outrance n’est pas forcément bon pour notre santé mais tellement bon pour notre équilibre mental ! Mais avec un minimum d’hygiène de vie et en prenant conscience de nos mouvements, de nos postures, il est alors possible de préserver notre longévité physique et sportive. J’en étais déjà convaincu mais d’autant plus aujourd’hui. Je ne viens pas de découvrir le Yoga. Ma mère a pratiqué longtemps le Yoga et mon père se met sur la tête encore presque tous les matins ! J’avais donc suivi les cours d’un de leurs amis pendant deux ans lorsque j’étais étudiant en STAPS, et à cette époque donc très centré sur le sport et le fonctionnement du corps humain en général, mais j’étais surtout compétiteur… Mon objectif était d’améliorer mes performances. N’étant à l’époque pas prêt à me donner assez de temps pour le yoga et avec d’autres priorités, qui plus est à 20 ou 25 ans, on ne se soucie pas suffisamment de l’élasticité de son corps puisque le potentiel physique est à son « maximum ».

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“Utthita parsvakonasana -poste de l’angle de côté étiré” Keep the line on the way !

Quinze ans plus tard, par un froid matin d’hiver, fatigué d’une nuit trop courte, je pars sur une droite, j’enquille un off the lip bien appuyé (virage en haut de vague avec torsion du buste), et là je ressent une légère décharge dans les lombaires. Quelques instants plus tard, mon dos est totalement paralysé. Mais heureusement attendez la chute de l’histoire, cela était peut-être le début d’un mal pour un bien ! Je suis sorti de l’eau littéralement à 4 pattes aidé par Loss, collègue et ami de longue date. S’en ai suivi de violentes douleurs lombaires, le dos dans un étau toute la nuit qui suivie… Le lendemain, mon dos étant tellement bloqué, l’ostéopathe me demandera de prendre une journée d’aspirine avant de le consulter pour pouvoir me remettre d’aplomb. Il m’affirma tout simplement que j’avais eu un « accident » mécanique. Pourtant, au fond de moi-même je pensais être responsable. Suite à cet accident mon dos est resté raide pendant 6 mois. Il y a eu des hauts et des bas durant les 2 années suivantes et 2 crises toujours aussi violentes. Elles m’ont marqué à vie !

Grâce à Jérôme notre préparateur physique du Club, qui m’a permis de me poser les bonnes questions et suite à un bon diagnostic de Cécile sa femme Posturologue, Cécile a trouvé que mes extenseurs de rachis au niveau dorsal ne fonctionnaient pas suffisamment, Elle m’a posé un taping Japonais (bande élastique) sur D10 ou D12 je ne sais plus trop mais en forme de fleur sur la vertèbre comme sur la photo ci-dessous. Le test de sciatique qui suivi fut révélateur. De environ 60° une semaine après le lumbago je suis passé avec la bande à + de 90° sans aucune douleur… !

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Magnifique haha ! Mais diablement efficace !

J’ai donc décidé de m’orienter vers la pratique du Yoga. Pour quelqu’un d’un peu nerveux et parfois anxieux ça ne risquait pas de me faire de mal haha !!

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“Adho mukha svanasana- posture du chien tête en bas” et “Balasana, posture de l’enfant” Dos plat, dos plat et dos plat ! Pas facile sans prise de conscience et travail régulier avec un bon encadrement.

J’ai ainsi trouvé la perle en la personne de Vincent Le Meur dont je suis les cours depuis bientôt un an. Vincent est professeur pratiquant depuis plus de 20 ans et il s’est notamment formé en Inde et en France et a également suivi une formation auprès d’un yogi, ancien chercheur de l’INSEP Paris (Institut National du Sport et de la Performance). Il est également surfeur de son état, ce qui lui permet de bien connaître nos problèmes articulaires et de postures. Dans mon cas de problématique de dos, la prise de conscience s’est faite sur l’extension du rachis et le placement du bassin. Hé bien sûr, un dos étiré n’est pas un dos rond. Quand on fait des flexions du dos, des torsions du dos, ou autres postures sollicitant la colonne vertébrale, il est nécessaire de placer correctement le bassin et le dos sinon il y a risque de blessures. Ça vous rappelle quelque chose …?!!!

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“Sirsasana – posture sur la tête” et “Dhanurasana- posture de l’arc” Le Yoga permet de faire le vide et de se recentrer.

Bref, même si Slater a pris un très léger coup de vieux dans les dernières compétitions (peut-être aussi du point de vue de sa motivation à concourir pour un titre de plus alors qu’il détient déjà de très large record.. . ?!) on voit qu’il est encore possible de faire des prouesses à 45 ans et ça me laisse encore quelques années de plaisir haha !!! A noté que Slater bénéficie d’une souplesse légendaire et sans aucun doute une des clés de sa longévité et de ses résultats sportifs tout au long de sa carrière !

Personnellement, dire que ma vie a changé grâce au Yoga serait peut-être un peu exagérer mais on n’en est pas loin ! Je contrôle mieux mon souffle en cas de stress, je me relaxe mieux, je récupère mieux aussi pendant mes nuits de sommeil grâce à quelques postures le soir (de temps en temps !) Je ne vous parle pas d’en pratiquer 4 heures par jour mais juste d’acquérir quelques routines. Cela permet aussi de mieux se tenir assis, d’être moins cyphosé en haut du dos, de moins forcer sur les lombaires à la rame, de rééquilibrer ses énergies, de se sentir centré pour agir juste,…

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“Ardha mastsyendrasana- demi posture du sage matsyendra” et “Pachimotasana- la pince” On pourrait avoir l’impression de perdre du temps car pendant que l’on prend la pose des dizaines de vagues déroulent peut-être ! Il suffit de se rappeler que l’important est d’être en bonne forme physique et mentale pour pouvoir les attraper et les apprécier…

En ce qui me concerne pourvu que ça dure si ça le fait pas j’vous fais signe haha !

A quand votre tour de vous y mettre ?! Pas besoin d’attendre le pire, le yoga est préventif et permet de jouir d’un meilleur équilibre physique et mental, de mieux se concentrer, de se relaxer, de s’assouplir,… Jugez par vous-même en pratiquant ne serait-ce qu’une heure par semaine à l’écoute de votre corps et bien sûr avec un professeur compétent. Cela demande également de la patience pour ressentir les bienfaits au-delà du scepticisme que certaines personnes peuvent avoir à l’égard du Yoga. La découverte est grandissante il faut juste franchir le pas !

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Le plan d’eau est pourri, allons donc faire quelques postures avec Vincent Le Meur !

Salut Vincent ! Depuis combien de temps pratiques tu le Yoga et qu’est-ce qui t’as amené vers cette activité ?

Bonjour Dan, comme toi j’ai démarré le yoga suite à un problème de dos très sévère. j’ai passé 4 jours immobilisé sur un lit d’hôpital avec lumbago qui m’a totalement immobilisé, j’ai tellement flippé que ça m’a motivé pour me prendre en main. J’avais entendu parlé du yoga et depuis un certains temps j’y pensais, j’ai attrapé l’annuaire, encore en papier à l’époque et je me suis lancé. Je le pratique maintenant depuis plus de 20 ans et c’est devenu progressivement une démarche de vie. Comme tout le monde, je connaissais le Yoga pour les postures, parfois spectaculaires, je me suis vite rendu compte que c’est l’arbre qui cache la forêt et que le Yoga est un outil complet pour l’individu en quête d’évolution positive tant sur le plan physique, émotionnel, mental et bien sur spirituel.

Quels ont été les moments clés de ton apprentissage et qui t’as tourné vers l’enseignement de cette discipline ?

Les moments clefs sont souvent associés à des rencontres, ce sont des hommes et des femmes qui t’inspirent et bien souvent au travers d’une implication totale dans l’activité qu’ils transmettent. Comme le surfeur qui modifie et construit sa vie autour du surf, ces yogis rayonnent et te contaminent dans le bon sens, ils te montrent un chemin, après c’est à toi de faire le travail. Le surf est exigeant, le yoga l’est tout autant, et si tu veux progresser, une pratique quotidienne est recommandée. Plus tu t’investi plus tu sens les

bénéfices se mettre en place. J’ai rapidement mesuré l’intérêt de la pratique duYoga pour le surf, cela a participé à nourrir la motivation, puis ma pratique du yoga s’est dé corrélée du surf pour se nourrir d’elle même. Mais la pratique du yoga n’est pas sans risque, mal réalisés certains exercices (postures, respirations ou méditations) peuvent être les causes de troubles parfois graves. J’ai eu l’opportunité de pratiquer pas mal de styles de Yoga, en France où l’on pratique principalement le Hatha yoga, en Californie ou les Yoga dynamiques comme l’Asthanga sont très populaires et en Inde ou le Yoga traditionnel prévaut. Parmi ces différentes expériences, une personne m’a profondément influencée, Ajit SARKAR, un homme au parcours unique. Ajit a grandi dans un ashram en Inde, dès son plus jeune age il a pratiqué un Yoga intégral, vers 30 ans il a quitté l’inde pour la France et a intégré l’INSEP, à Paris, comme chercheur. Il y a notamment utilisé les techniques du yoga pour la préparation de sportif de haut niveau. Aujourd’hui, à prêt de 80 ans, il continue d’enseigner le yoga. Sa sagesse et ses connaissances du yoga, de la physiologie de la psychologie, ont définitivement orienté et transformé ma pratique personnelle. Cette étape m’a solidement construit et me permet de proposer aujourd’hui des cours que je sais bénéfiques et sans risques pour les personnes qui les suivent.

Tu pratiques le Surf également depuis bien longtemps, quels sont les apports les plus évidents pour toi ? Quels sont les liens ? Qu’est-ce que l’un peut apporter à l’autre ?

Le premier point commun qui me vient à l’esprit c’est un état de bien être profond. Comme pour le surf, lors de la pratique du yoga, tout ce qui s’est passé avant la session et se passera après reste loin de toi, et pendant une heure, deux heures, trois heures… tu es totalement connecté avec toi même, et qu’est ce que c’est bon !!

Le surf est une démarche totale, quand tu vas à l’eau il faut que ton corps soit flexible, puissant et tonique, que l’endurance soit là, ça c’est pour l’aspect physique, mais après il y a aussi la tête, l’état psychologique. En tant que surfer on a tous des sessions avec et d’autres sans, avec quoi me direz vous ? Je répondrais « avec soi-même de totalement disponible ». Des sessions dans des vagues plutôt bonnes sont parfois ratées car le mental n’est pas là, stress du travail, stress des résultats scolaires, stress amoureux et ces états émotionnels influencent et perturbent le moment tant attendu d’aller passer du bon temps sur l’eau.

Le yoga nécessite une concentration totale sur le corps et sur le mental. Quand on est dans une posture, l’attention doit être portée sur les muscles, les articulations, la respiration, mais aussi sur ce qui passe dans notre tête, cela est très sollicitant. Ainsi au delà de la pratique des postures et des exercices de respiration, le yoga est en entrainement du mental et de la concentration. Il est certain que les exercices de yoga sont des outils complets pour rééquilibrer le corps du surfer mais vont également permettent de développer une attitude mentale positive et forte qui sera favorable à une expérience du surf encore plus positive. On peut même aller jusqu’à appliquer les techniques de yoga pour la préparation des surfer compétiteurs.

Par ailleurs, à mon sens, le surf est complémentaire au Yoga car il permet une expérience intense dans le milieu naturel marin, un milieu exigeant avec lequel il s’agit d’être en phase, et c’est beaucoup moins confortable que le tapis sur lequel on pratique les postures. Le Yoga se pratique en général seul, le surf c’est aussi les copains, c’est le partage, j’adore partir à l’eau avec les potes. On est avant tous des Hommes, des êtres sociables, pour ma part le surf contre balance la solitude du yoga.

Pour terminer, pas mal de surfers ont développé des thèses sur la spiritualité et l’expérience de surfer. Gerry Lopez est bien connu sur ce sujet, il a lui même allié les deux expériences depuis plusieurs décennies, je le rejoins complètement la dessus, au delà de l’aspect performance, le surf et le yoga sont des expériences qui nous permettent de nous reconnecter avec nous même, de trouver la source…….je crois qu’on peut parler de spiritualité en gardant les pieds sur terre ou sur un surf. Le Yoga vise à être le meilleur de soi même sur tous les plans de l’individu, sachant que nous sommes tous différents, et qu’il ne s’agit pas de dépasser les autres mais de se dépasser soi, et si sans sa vie on fait du surf, alors le yoga peut peut-être contribuer à être un meilleur surfer.

https://surfeuropemag.fr/news/kelly-slater-malaise-yoga#qalJuXDHD7xrqkKh.97 As-tu vu les images du malaise de Kelly Slater en plein Yoga et qu’en penses-tu ? Quel type de Yoga pratique-t-il avec ce soi-disant gourou Hollandais Iceman, Wim Hof de son vrai nom ?!

Cette session était organisée par Laird Hamilton et Gabrielle Reece, sa femme. Ils travaillent tous les deux sur des programmes de préparation physique très intenses, ils utilisent depuis longtemps des postures de yoga et depuis peu, grâce à Wim HOFF, les techniques respiratoires et énergétiques du yoga, ces techniques sont issues du Toumo Yoga. Historiquement, le Toumo Yoga a été développé par les yogis-ermites des himalayas pour fortifié l’organisme, ils étaient exposés à des froids intenses lors de leurs retraites spirituelles, dans des grottes, et en totale autonomie, ces techniques leur permettaient de passer l’hiver au chaud si je puis dire. Ces différents exercices visent à développer l’énergie vitale qui ensuite stimule un réchauffement du corps, on retrouve aussi certains de ces exercices dans le Hatha yoga. Initialement, ces techniques étaient enseignées auprès d ‘élèves qui avaient déjà des années de pratique derrière eux, la performance ne faisait en rien partie du programme, c’était uniquement pour appuyer une démarche spirituelle. Slater est un compétiteur né. Il ne lâche rien, sa perte de connaissance et peut être liée à un exercice trop poussé, au delà de ses limites du moment.

Il faut savoir que mal pratiqués, ces exercices peuvent être très dangereux, par hyperventilation on traverse notamment des états d’hypocapnie, mal gérés cela peut engendré des troubles et des séquelles au niveau du cerveau et du cœur. Je crois qu’il faut toujours garder le leitmotiv suivant en tête « A quoi ça sert ? ».

Cette technique est proposée en France depuis les années 70 par Maurice DAUBARD, il est toujours vivant et propose des stages en France pour ceux intéressés.

Merci pour cette possibilité de partager mon expérience du Yoga, bon surf à toutes et à tous !!

KRISTEN SWITCH SESSIONS 2015 !

Une petite compil Surf et Skate des sessions de Kristen en 2015. Une bonne demi année à se perfectionner en regular en Surf comme en Skate puis un nouveau questionnement sur son stance à la Toussaint lors d’un séjour de vacances à Biarrtiz. Tout petit, je le pensais goofy puis contrarié dans ses appuis pour tourner et faire des kick turns, je l’ai incité à se remettre en regular vers 4 ans pour ses “vrais débuts”. De plus, sa difficulté à pousser sur le plat en regular et cette tendance à pousser et rouler en goofy sur le flat commençait à le déranger. Alors à l’occasion de ces vacances sympa où on pouvait rider presque tous les jours, on a tout repris en goofy avec une adaptation rapide de Kristen. c’était réglé en une semaine ! Si ça paraît être son stance sans doute naturel en Skate, en Surf ses rares essais (pas souvent top en Bretagne le temps pour les minis groms…!) en Goofy n’ont pas été si évidents et un peu frustrant par moment même si il sait maintenant à peu près faire son take-off dans les deux sens. On verra cet été de quel côté revient le feeling ! L’engagement et la technique viennent surtout en pratiquant régulièrement mais ici en Bretagne ça fait 3 mois que l’eau est trop froide pour surfer et 3 mois qu’on n’a pas vu le soleil, qu’il pleut presque tous les jours et qu’il donc est difficile de skater dehors sur le park local… On aura peut-être un bel été pour se consoler !

ROCKYMAN RIO DE JANEIRO ADVENTURE CHALLENGE 2015

C’est avec grand plaisir que j’écris ce post aujourd’hui avec bien du retard. En effet, après une pause de quelques mois pour cause de gros travaux à la maison pour lesquels je me suis transformé successivement en menuisier, plaquiste et peintre,… je vais enfin pouvoir soufflé un peu et reprendre la plume ! Donc même si c’était début Novembre je m’étais dit que je ferais tout de même une petite rétrospective de cette semaine inoubliable !

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Lorsqu’un ami m’appelle et me propose d’aller une petite semaine tous frais payés à Rio, ville organisatrice des jeux 2016 pour faire du Skate, du Surf, de la pirogue polynésienne et du trail en équipe je n’ai pas hésité longtemps ! (L’équipe : Julien Rancon Champion de France 2014 et vice 2015 Trail courte distante, Laurent Garnier et Guillaume Habouzit (Coachs), Patricia Lossouarn marathonienne (record à 2h37), DanBi pour vous servir, Simon Chasseloup (athlète VVTiste aux Championnats du Monde marathon) et Simon Gendronneau BMX (équipe de France jeunes puis niveau Europe)

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Le départ de la pirogue, un des moments les plus intenses de cette grosse semaine sportive ! Le Corcovado, le téléphérique, les palmiers, juste épique ! Et heureusement pour nous un ciel nuageux !

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Ça va chauffer, ça va turbiner !!!

Le RockyMan (allusion aux Rocky mountains) est organisé par un brésilien fortuné propriétaire d’une grosse maison d’éditions qui détient notamment les magazines de Surf “Hardcore”, de sport outdoor “GoOutside” et de course à pied “Runner’s World” pour le Brésil. Il organise cet évènement depuis maintenant trois ans pour le plaisir et bien sûr pour la promotion de ses journaux. 20 équipes de 5 sur la ligne de départ avec du prize money dont 20000 reals à la clé pour les premiers, jusqu’à 4000 pour la 5ème équipe et 2000 par épreuves individuelles. 6 épreuves individuelles avec au programme cette année : BMX, VTT, Trail, marathon féminin, Surf et Skate. Le règlement de l’épreuve impose qu’un des équipiers doit participer à deux épreuves individuelles d’où ma participation en Surf et en Skate !

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Tout un programme, Barra de Tijuca  le spot de l’étape brésilienne WSL avec quelques bons clients au menu dont Simao Romao, le prometteur Matheus Faria et les Champions du monde de SUP Caio Vaz et le vétéran Champion du monde longboard 2007 Phil Rajman. Et puis globalement les brésiliens en Surf ne sont pas des manches …! Je finis 11ème sans avoir très bien surfé dans des conditions difficiles de 2m 2m50 qui tapent bien et ferment pas mal avec un vent side assez fort. Une première pour moi, l’assistance jet-ski, mémorable derrière un molosse de 100 Kg habitué du Billabong pro Rio qui fera décoller de la selle sur une bonne face bien rade ! Mais quel confort de passer la barre en jet haha ! Finalement mon seul Surf de la semaine tant notre planning sportif était chargé  mais sans aucun regret !

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La photo prise rapido de mon téléphone ne rend rien mais je vous le confirme : des conditions foireuses et bien musclées toute la journée de la compétition de Surf. Un bon souvenir tout de même !

Les organisateurs invitent chaque année 6 équipes étrangères pour dynamiser encore davantage l’event. Un de ses compagnons de trail de fous furieux longue distance, Laurent Garnier, (que je remercie au passage !!!), français installé à São Paulo présente donc une équipe française chaque année.

Bien logés dans le petit hôtel tranquille de Copacabana Hostel Sol, le programme fut chargé, intense en découverte et entraînement de pirogue notamment pour être prêt à en découdre 3 jours après notre arrivée. Notre coach Laurent nous a aussi permis de découvrir Rio à vitesse grand V tant les itinéraires sont complexes pour traverser la mégapole et tant les temps de parcours sont énormes avec les flux de circulation denses et continus.

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“Laisse pas traîner ton fils si tu veux pas qui glisse” A Rio Joey Starr ne croyait pas si bien dire ! Les bus et les taxis déboulent comme des malades. La priorité est clairement aux 4 roues ! Sur cette photo tout vous semble à l’arrêt mais il n’en ait rien… En ville tout comme sur leur périphérique où certains se baladent à pied sur la chaussée pour vous vendre quelques bricoles dans les ralentissements. C’est vraiment le périph parisien à la puissance1000 !

Assister au VTT et au BMX sur les pistes qui serviront pour JO fût incroyable avec la présence de quelques uns des meilleurs de la planète comme Renato Rezende 5ème mondial en BMX et d’une maîtrise impressionnante. Ce qui n’a pas effrayé notre bon vendéen qui finira 3ème et pas loin derrière la star locale. Les mecs se mettent de bons flys de 15 mètres !

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Simon vous présente en avant première la piste olympique BMX des prochains Jeux de Rio. Il y a encore un peu de boulot autour mais il paraît qu’au Brésil dans l’urgence et avec quelques billets bien placés ils arrivent toujours à l’heure…

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Training BMX pour Simon, 25% de pente, ça descend un peu non ? Vous croyez que ça va flyer ?!

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Simon à fond de cale sur le parcours VTT. Il y a encore quelques bons mouvements de terre à prévoir pour l’été prochain et accessoirement une ligne de métro juste entamée et à terminer dans les temps. Il est passé en trombe ma photo est donc prise trop tard après les marches rondins en épingle à cheveu… I’m a kook photographer !

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Du Mc Twist, de l’Indy Flip back, du Miller Flip j’en passe et des meilleures dans le big bowl de Rio Sul. Avec notamment la présence de plusieurs finalistes du Big Air aux XGames.

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Foginho le vainqueur de l’épreuve nous aura sorti des runs bien denses. Fat backside air sur le hip ! J’en ai pris plein les mirettes !!!

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Le pote du très connu Bob Burnquist, Rony Gomes en flip indy qui perdra connaissance suite à une violente chute sur la tête sur un grind très engagé et cela malgré le port du casque. Autant vous dire que j’ai été complètement surclassé dans cette discipline mais sans être ridicule c’est déjà ça !

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Rony bien sonné après sa chute en demi-finale. Y’a eu aussi une clavicule d’entrée de jeu dès les poules… Le skate c’est toujours un peu skate and destroy !

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Julien bien rangé derrière Zach Miller l’un des boss mondiaux du trail longue distance. Il finira 4ème, la faute a une fin de parcours “hardcore climbing” qui lui aura moins convenu.

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Allez on sort les dossiers c’est cadeau ! le mec avec le tee shirt vert sur la tête et les lunettes la bouche ouverte c’est bien moi dans un état second haha ! Ça valait le coup, après deux entraînements on finit 3ème de la course à rien des deuxièmes face à des équipes brésiliennes bien au fait de cette discipline. Un vrai succès !

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Patricia HS au bout de sa vie pour aller franchir la ligne d’arrivée pour le Team ! So stoked ! On se fera gratter la deuxième place in extremis !

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Avant de cavaler dans les rues de Rio pour grimper le célèbre Pain de Sucre (un gros moment de solitude mentale puis la récompense du surplomb sur la baie de Rio et l’océan, complètement magique!!!) et après une bonne heure de pirogue au taquet dans le clapot mieux vaut reprendre des forces… Je croque donc la vie à pleine dents haha !

20151108_192526 “We’re finishers !” Les scandinaves l’emportent devant la nouvelle Z&lande. Les Etats Unis d’habitude intouchables victime d’un chavirage en pirogue et d’une crevaison en VVT finissent 4ème. Nous finissons 6ème de ce général par équipe, meilleure performance de l’équipe française engagée chaque année donc pas si mécontent du résultat. Restons philosophe, si ça aurait pu être mieux ça peut aussi toujours être moins bien…!

Ce qui ressort de l’esprit de ces “adventure challenges”, c’est le point commun de nous tous, athlètes au demeurant animés constamment par cette recherche fondamentale de dépassement de soi qui nous transcende et nous fait vibrer. Être capable au mental d’aller au bout de soi-même quelle que soit notre condition physique et quel que soit le parcours est le but ultime. Cet évènement restera ainsi l’une des plus grandes semaines sportives que j’ai vécu même si je n’ai surfé qu’une matinée haha !

Ça m’a surtout “ré ouvert” l’esprit qui a tendance à s’étriquer quand on macère un trop toujours dans le même milieu et cela m’a sevré pour quelques semaines de cette drogue qu’est le Surf. Je me suis même laissé imaginer entreprendre de nouveaux défis sportifs. Et même s’il n’en sera peut-être rien ça m’a fait le plus grand bien !

IN MY MOR BIHAN AND MORE

Il y avait l’image papier, figée et prenant la poussière tranquillement dans un coin. Le magazine vous permettait en effet de patienter dans une salle d’attente, de combler un trajet en TGV et surtout de bouquiner afin de bien dormir sur vos deux oreilles. Il y eut aussi les VHS puis les DVDs à regarder en boucle et depuis 10 ans maintenant il y a plus éphémères, les clips web excitants et souvent noyés dans la masse, consommables au breakfast, à la pause café, dans le bus ou le métro. Tout va de plus en plus vite et on se demande pourquoi mais quitte à être fataliste c’est comme ça !

Aujourd’hui, il n’y a pas un jeune champion qui ne se fait pas filmer par ses parents ou son coach le plus souvent possible pour disséquer et étudier son Surf. La magie de l’instant est dépassée par la folie des enchaînements. C’est une certitude l’analyse vidéo, sur laquelle vous êtes d’ailleurs évalué à l’examen du BP Surf est incontournable pour le haut-niveau. Personnellement, je n’ai pas eu souvent l’occasion d’être filmé même si je remercie ici au passage mon ami Emeric Kerlo pour les quelques clips sympa qu’il a pu me faire.

Après quelques mois à collecter quelques images de quelques sessions, j’ai tout de même pu monter un melting pot purement amateur de sessions à la maison et en vadrouille avec le team du Club ; merci à Frédo et Gaël ! Alors certes ça ne reflète pas forcément mes meilleures sessions mais le Surf est tellement lié à l’image qui transpose sur les écrans les sensations que la glisse vous procure que je me suis pris au jeu narcissique de vous proposer une petite séquence !

Les surfeurs en général aiment façonner leur surf et s’imprégner de ce qu’ils peuvent voir autour d’eux et également, grâce à l’image, de productions tournées à l’autre bout du monde ! Et c’est donc, par exemple, toujours sympa en quelques clics d’être à J-Bay sans jamais n’y avoir été ! Les surfeurs sont ainsi envoûtés par les milliers ou millions de clips de Surf qui fourmillent sur le web sans même parler des retransmissions de la WSL. Une petite dédicace au passage à Mick Fanning pour son sang froid et le plaisir qu’il nous fait à être toujours parmi nous et indemne après cette attaque de requin (ou simple rencontre?)  pour toujours dans toutes nos têtes. Quelle image !!!

SURF SESSION LOCAL

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Ci-dessus, la petite présentation de mon univers de surfeur guidélois que j’ai eu l’occasion de décrire pour Surf Session dans la rubrique “Local” grâce à Thomas Mitch Deregniaux et que je remercie au passage. C’est bref mais c’est toujours fun de jouer au jeu des questions réponses surtout pour un grand bavard comme moi haha !

Enjoy Guidel-Plages !

LA CONFIDENCE

1503-GrosDan003Les dernières semaines m’ont donné l’inspiration naturelle pour vous écrire cette petite confidence… C’est, en effet, en parcourant le world wide web, çà et là ces derniers temps, que m’en est venue l’idée. A force de voir des perles déferlées en line-up sur mon écran, c’était trop d’émotions. Pourquoi mettre à nu des spots aussi discrets que fantastiques ? Les photographes s’en foutent ou n’ont-ils pas tous la même culture et sensibilité surf ? Certains ne se souciant d’aucune confidentialité quant aux indices dévoilés sur les photos de vagues méconnues du plus grand nombre.

Pour la petite anecdote, Il y a une quinzaine d’année Gaël Blouët, cousin éloigné du Porzay, hot local de La Palue toute sa jeunesse et aujourd’hui shaper en charge de la production chez Channel Islands, me parlait de ses sessions solos ou quasi solo lors de mes passages réguliers dans son atelier de Crozon. Une vague improbable et rare mais d’une qualité exceptionnelle que j’ai eu la chance de découvrir un peu plus tard. Je ne sais pas s’il a vu comme moi dernièrement ce line-up et ces nombreuses photos et vidéos mais cela a dû lui faire tout drôle.

Pour partager il faut faire confiance. On ne donne pas ses infos que l’on a collectées avec le temps sur plusieurs années au premier venu. Il y a des choses que l’on peut dire et des choses que l’on se garde bien de dire. Ce n’est même pas égoïste c’est juste un sentiment d’affection pour un endroit et d’appropriation qui vient au fil du temps qui passe et des sessions que l’on enchaîne sans encombre. Hé oui le partage à ses limites même si c’est dur à dire et à entendre.

Pour ce qui est des photos une exhibition technique en plan serré ne donne en rien des indications de localisation sur le spot si on prend au moins la peine de ne pas poster le jour de la session ou dans les jours suivants le hod-up ! Pour une exhibition de line-up, là c’est beaucoup plus compliqué. Et pourtant que j’aime voir des line-up, que c’est beau, que ça me transcende ! Ça fait tellement rêver et travailler votre imagination de surfeur.

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Alors si on vous donne, vous prenez évidemment, mais si vous cherchez et tâtonnez la saveur n’est pas la même. L’investissement personnel et humain dans votre passion pour les vagues vous permettra de partager des bons moments à l’eau avec d’autres riders qui vous respectent parce que vous respectez les règles de convivialité, de bienséance et de confidentialité sur des spots peu connus. Parce qu’ils savent que vous vous exprimez avec réserve et c’est ainsi que naît cette confiance dans le partage.

Donc le « tout de suite tout cuit » dans le bec ça m’exaspère un peu…

Ainsi, l’amour qu’il me reste de certaines vagues que j’ai longuement côtoyé durant mon exil étudiant brestois de 6 belles années, et auxquelles je pense régulièrement, est devenue une certaine forme de richesse culturelle surfistique intérieure qui me donne un certain recul sur l’évolution du Surf en général. Nous avons tous des spots où la première session s’est méritée au bout de quelques expéditions et dont même sans photos vous gardez quelques images gravées à jamais.

Ainsi, les techniques de recherche ont évolué. A Brest, on répertoriait sur une carte routière avec les potes les différents bons breaks ou tout du moins ce que l’on pouvait trouver à se mettre sous la planche. A force de passage sur certains endroits on finissait par bien les connaître et finalement par scorer un jour parfait et vivre des moments magiques en petit comité… ! Ce que j’avais nommé dans une petite étude sociologique « La pratique du surfeur itinérant stratégique » Force est de constater que cette époque est déjà révolue.

Ces derniers temps, l’envie de partager ou d’exhiber des spots est trop forte ou trop facile et s’accélère donc à la vitesse de la fibre optique. Aujourd’hui, sans mettre le nez dehors et en restant derrière un clavier on recoupe des informations météos avec des photos de divers forum ou réseaux sociaux pour préparer sa prochaine virée… Beaucoup moins de charme et humainement faible mais diablement efficace.

Montrer, publier c’est faire découvrir mais il y a manière et manière de faire avec plus ou moins de retenue c’est-à-dire sans problème sur les spots réguliers et connus d’une majorité de surfeurs. Certes un line-up plein les yeux à 180° avec le maximum de décor c’est magnifique. Mais que reste-t-il de la belle confidence faite quelques années plus tôt à un ami ?

S’il est normal que sur tout spot la fréquentation tende à s’accroitre naturellement et que nous n’avons pas d’autre choix que de l’accepter, pas la peine d’accélérer le phénomène. Mais le vrai secret que vous avez construit et gardé depuis des années à grand coups d’escapades et de connaissances empiriques parce qu’il ne marche que 5 fois dans l’année ? Doit-on dire dès à présent que dans nos zones côtières peuplées et Google maximisées il n’y a plus de secrets qui tiennent ? Doit-on abdiquer face aux déferlements d’informations continues ?

Si on met au grand jour l’un de vos spots les plus chers, vous le vivrez telle une trahison. Bon certes, on reste dans le domaine des loisirs mais quand même un peu de retenue serait la bienvenue. Et pour autant que le localisme primaire, grégaire ne soit pas permis de mon point de vue, on peut comprendre parfois les agacements de certains locaux discrets. Pour le reste à l’eau comme dans la vie de tous les jours, seul le respect peut imposer le respect.

Pour ce qui est de la divulgation, on se justifie parfois ainsi : « ça ne marche jamais de toute façon et ceux qui l’ont vu au détour d’un écran ne s’en rappelleront pas la prochaine fois. » Mais justement quand ça marche, cela pourrait tellement être l’occasion d’une bonne session bien tranquille…

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Le problème de tous ces point breaks ou slabs qui s’apprécient avec les grosses et/ou longues houles de l’hiver ici avec un vent de nord ou là avec un vent de sud c’est que souvent le peak n’y est pas bien large et qu’ils sont souvent très liés au phénomène de réfraction autour d’un cap, d’une pointe ou autres. Les séries peuvent donc être longues à venir… Donc si la fréquentation du spot s’accroît de façon exponentielle, mathématiquement c’est juste la mort du spot… Et je connais plus de monde à se mettre au surf qu’à arrêter le sport des rois hawaiiens. Vous en connaissez beaucoup des surfeurs qui mettent la planche au placard ?! Donc un conseil si vous en avez marre de partager, si vous êtes aigris de ne pas en attraper assez et que vous souhaitez vous sevrez, mettez-vous à la course à pied ou allez compter les carreaux à la piscine vous serez peinard ! (Joke Inside, second degré obligatoire…)

Ci-dessous, petit interview de mon ami Kristen “K2000” Pelou en guest qui répond à mes petites questions et s’exprime sobrement sur le sujet du jour avec toute l’expérience et la maturité qui le caractérise :

– Dans quelle mesure publies-tu un line-up ? Quels sont clairement les motifs qui peuvent parfois t’en empêcher ?

Cela fait tout d’abord TRES longtemps que je n’ai pas publié le moindre line up.

Quand je fais une image, il y a d’abord l’intérêt de faire ou non cette image, faire une image de ce que l’on voit ou bien la garder dans sa tête comme un souvenir qui va parfois se bonifier avec l’âge comme tous les bons souvenirs.

Une fois la photo réalisée, le but est de la partager, faire un tirage, la publier. Je ne gagne plus ma vie avec la photo de surf même si j’ai sans doute apporté ma petite pierre à l’édifice de la médiatisation du surf local.

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– La population surfe va croissante et parallèlement l’information passe beaucoup plus vite qu’il y a 20 ans d’où une surpopulation programmés de secret spots. Tréboul en est très certainement le symbole en Bretagne. Qu’en penses-tu ?

Le problème n’est pas de publier la photo. Je dirais qu’à un moment, une époque, les photographes étaient pointés du doigt parce qu’ils montraient des choses qui ne devaient pas être vues. En Bretagne, quand, le problème ne concernait qu’une poignée d’individus, ces fameux “itinérants stratégiques” introduits dans l’œuvre de ta vie, ça allait. Aujourd’hui, la population surf a plus que décuplée (t’es pas prof de surf Dan ??) et parallèlement, les moyens d’informations sont bien plus performants qu’avant. Il y a 20 ans, tout le monde attendait le Trip Surf ou le Surf Session qui sortait une fois par mois ou le guide StormRider publié tous les 4 ou 5 ans. Chacun lisait son petit magazine dans son coin et même si une image retenait l’attention, le mieux que l’on pouvait faire c’était de la montrer à des potes et d’en discuter. Aujourd’hui, une image qui apparaît quelque part sera vite partagée mais surtout commentée et analysée par tout un tas de gens que l’on ne connait souvent pas. Analysée pour en connaitre le lieu, la date, les conditions.

Et comme c’est un peu dans la nature humaine de vouloir briller, de montrer que l’on sait, il y aura toujours un mec pour lâcher le morceau pour avoir sa minute de gloire virtuelle (plein de j’aime sur sa page FB, belle récompense). Les premières photos de Tréboul ont dû sortir dans un Stormrider il me semble ou dans un des premiers TripSurf sur la Bretagne mais dans la pratique, les langues sur le parking parlaient déjà depuis un bon moment de cette gauche légendaire de la pointe Bretagne. Les mecs qui connaissaient le lieu ont emmené des potes qui ont à leurs tours emmené des potes et c’était parti. Ça a été comme cela pour moi mais c’est un peu la même histoire partout. Pour les Kaolins, les gars du coin étaient tellement fiers de pouvoir dire qu’ils avaient dans le coin une vague qui tabassaient qu’ils en parlaient d’eux même. Ça a fait boule de neige sur les forums naissants et la foule a rappliqué.

Pour le côté pratique, à Trétréboul comme aux Kaos, Il n’y a qu’un peak, le spot est full avec 10 personnes à l’eau. Au-delà de ce nombre, il y aura toujours les 5-10 mêmes mecs qui prendront les vagues, les autres se contenteront des restes. Tout le monde connait les règles en se mettant à l’eau ; râler ensuite à propos de la surpopulation et mettre une sale ambiance à l’eau ne règlera pas le problème mais feras de toi un connard de plus à l’eau !!

De mon côté, j’ai un peu lâché l’affaire sur cette histoire de secret spots, pas si secrets ou vraiment secrets etc, etc,… je n’en parle pas, un point c’est tout. L’important pour moi est plus de prendre du plaisir à aller surfer, même si je ne prends pas énormément de vagues, je suis en général content d’être à l’eau, de shooter des images, de surfer ou de voir d’autre gars prendre de bonnes vagues. Ça me met le smile et je sors rarement frustré d’une session. Il n’y a pas d’histoire de performance, de quota de vagues ou de rentabilité d’une session de surf qui sont, pour moi, autant d’éléments qui contribuent à mettre une sale ambiance.

Coté photographes, difficile de jeter la pierre à ceux qui postent des photos sur internet alors que j’ai moi-même diffusé des images de spots peu connus dans la presse (de Bretagne ou d’ailleurs). J’ai toujours tenté d’inciter les gens à la recherche sans donner trop de précisions sur le lieu mais au bout du compte, on voit le résultat.

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– Quand on est photographe on a forcément envie de partager la beauté de ses images mais avec plus ou moins de retenue. Penses-tu que les photographes amateurs d’aujourd’hui se lâchent parce qu’ils sont démunis de culture surf ou te sens tu “vieux con” spécialiste de la censure ?

Le monde change et évolue, Daniel, ça n’a pas grand chose à voir avec la culture surf. Tu as les réseaux sociaux, les blogs, les forums, twitter, FB, Instagram, Google …, et tous ces trucs sur lesquels tu peux partager ta vie avec le reste de la planète. De gens que tu ne connais pas mais qui t’aime quand même et plus il y en a, mieux c’est. Il faut exister et pour exister, il faut pondre de l’actu, de la news, des infos fraiches, des photos pour gagner des followers et avoir des likes et si pour avoir des likes, il faut publier des photos, on publie des photos … C’est le XXIeme siècle mec. En exagérant, on peut presque se demander si faire une session de surf (faire son footing, du ski et toute autre activité) sans ensuite la publier sur FB vaut vraiment le coup, a-t-on vraiment fait cette session si personne ne l’a likée ?

Chacun voit les choses selon son propre point de vue, je n’ai pas vraiment de leçon à donner la dessus. La retenue, la censure, pourquoi faire des photos si c’est pour ne pas les montrer. Si tu fais une photo d’un spot, tu fais un cadrage dans lequel tu inclus tel ou tel élément qui rendra ta composition intéressante. Si tu estimes avoir une photo qui tue, pourquoi ne pas la montrer ? Libre à chacun ensuite de se montrer critique envers le travail publié en fonction de différents critères : artistique, informatif … ? Au siècle dernier, lorsque j’ai publié mes premières images, les magazines cherchaient des photographes et n’en trouvaient pas. J’avais l’occasion de publier une ou deux photos par mois, j’envoyais même des photos pas très nettes et le maquettiste se démerdait pour que ça ressemble à quelque chose sans trop râler. Aujourd’hui, on peut publier 10, 100, 1000 photos par jour si on veut. L’idée est juste de savoir trier les images et ne publier que celles qui le méritent. Ça s’apprend, comme tout.

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La réalité est là, il ne suffit pas d’acheter une go-pro pour se transformer en Don King du jour au lendemain et on n’a malheureusement pas tous le niveau de J.O.B ou plus localement de Vincent Duvignac, pour se filmer dans des barriques bien ventrues en slip de bain fluo. Donc, si malgré des résultats très peu flatteurs, vous continuez à vous filmer avec vos go-pro et si vous continuez à shooter à tout va, si l’audience apprécie le travail, continuez, faites-vous plaisir, il en sortira peut-être du bon un jour !

De mon côté, j’aime bien surfer tranquille, j’ai fait pratiquement tous mes trips dans des endroits que peu de monde fréquentait. Sur la Bretagne, plein de photos de spots dorment dans un coin et attendent de nouvelles images pour les compléter, un projet sur le très long terme pourrait-on dire.

De façon générale, dans mon travail personnel, je privilégie la démarche, le pourquoi de la photo. Il faut tout d’abord trouver l’idée qui vaut le coup : le bon sujet, le bon endroit au bon moment avec en plus une bonne raison d’appuyer sur le bouton. Rassembler ensuite ces images, les trier pour présenter un ensemble cohérent. En bref, quelque chose qui retient l’attention pour que je puisse briller à mon tour !

XCEL WETSUITS : FIABILITE ET INNOVATION

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Deux SIMA Awards 2014 pour la Drylock fullsuit et les Drylock split toe booties. XCEL au top du confort et de l’innovation !

Pendant que sur les forums tout le monde s’échange de nombreux retours d’expérience plus ou moins objectifs sur les combinaisons, je constate que si personne n’encensent la plupart des marques autres que les labels estampillés green ou sur-mesure, absolument personne ne discrédite XCEL. Pour exemple, le forum breton Bzhécume vous propose un sujet « Quel combinaison choisir pour l’hiver ? » avec pas moins de 51 pages fournies comme d’habitude en commentaires plus ou moins bons… On entend parler ici ou là du manque de solidité de certaines séries de toutes marques qui comme chez les fabricants de voitures peuvent connaître quelques couacs de fabrication si le contrôle qualité fait défaut. Sont évoqué pêle-mêle, les prix élevés des green suits dont la qualité semble tout de même au rendez-vous, le manque de background des combis Tribord et leur toute relative compétitivité, j’en passe et des meilleures. Et bien sûr des humeurs de chacun …!

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Pour des sessions de plusieurs heures top confort sans limite de chaleur, essayez une Drylock fullsuit hooded en plein mois de février vous m’en direz des nouvelles …

Personne de s’attarde trop sur XCEL ou alors pour dire que c’est bien mais il n’y a surtout pas ou très peu de détracteurs à mettre la marque sur la table et encore peu de débutants à connaître le simple nom de cette marque pourtant incontournable. XCEL c’est la force tranquille ou comprenez la sobriété au service de l’efficacité !

Si elles sont peut-être moins « fashion » que d’autres produits, les combinaisons XCEL sont par contre d’une fiabilité impeccable avec des prix tenus. C’est une marque qui investit beaucoup pour le développement de ses produits et propose régulièrement des innovations pour en améliorer le confort et les performances. Depuis 6 ans maintenant mon surf hivernal s’en ressent, quelles que soient les conditions climatiques, et les sessions marathon de 3 ou 4 heures sans ressentir le moindre frisson se multiplient. Aucun souci qualité, grosse chaleur, souplesse améliorée, rien à dire si ce n’est que tester c’est l’approuver !

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La dernière innovation en date testée cliniquement, le lining TDC « Thermo Dry Celliant »

Il retient la chaleur plus longtemps que d’autres matières intérieures. Les genoux préformés, les galonnages et les finitions des extrémités sont impeccables. Le néoprène lisse qui a depuis belle lurette fait ses preuves sur le buste coupe toujours aussi bien le vent, donc viva XCEL en Bretagne ! Pas la peine d’en rajouter, c’est beaucoup plus facile de faire de la pub pour un produit qui vous a parfaitement convaincu pendant de longues années et qui vous étonne toujours saison après saison !!!

Pour plus d’infos sur les produits XCEL et sur le Thermo Dry Celliant : http://www.xcelwetsuits.com

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Même à l’ombre, le thermomètre peut descendre autant qu’il veut, la neige peut tomber et le vent du ch’nord peut me fouetter, je ne suis pas près de sortir de l’eau !

Par contre, j’imite de plus en plus ma femme pour les sessions à domicile car il est vrai que mettre sa combinaison à la maison plutôt que dehors c’est parfois un réel confort hahaha !

50 NUANCES DE KAOLINS

10548885_888997204483937_2726771805537021930_oAujourd’hui, elle est belle et de bonne humeur

Pour reprendre l’expression cinématographique à la mode, la droite des gros câlins comme disent certains a des humeurs volages. Sans être expert en océanographie ou courantologie, je peux vous dire que le spot bouge et la vague est changeante pour nous proposer à chaque fois un moment inédit. La session de la veille, un poil plus gros, ne permettait que quelques hooks et quelques visières hasardeuses et tout de même de bons drops malgré les clapets soufflants toujours aussi violents. Hé oui on se rince l’œil en passant ! Souvent absente et taciturne la belle a pourtant un caractère bien trempé. La dalle ne bronche pas et vous attend à la moindre gourmandise ou écart de comportement. Attention de ne pas trop jouer avec la coquine après le bottom : Quand elle vous prend elle vous rince froidement…

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Beau temps et vague radieuse

Après quatre heures de surf tranquille dans de belles vagues sur ce spot, deux roustes valaient mieux qu’une pour me ramener à la raison et mettre un terme à une session sans fin. J’en ai donc fait la bonne expérience !

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Après quatre heures de ces jolis petits barrels, j’ai dû gentiment payer l’addition…

«Il ne faut pas abuser des bonnes choses, il va être temps de rentrer à la maison » m’a-t-elle susurré à l’oreille. Le premier avertissement ne m’a pas convaincu de tourner les talons avec ce premier raclage de dos juste assez tonique, comprimé contre la dalle puis traîné dessus. « La combi ? » ; « Non rien » ; « bizarre quand même ça chatouille… » Allez c’est reparti pour un tour y’a encore de quoi consommer ! « Où là là celle-là pas sûr que ça passe, merde je ne tombe pas au bon endroit … » Enfin !!! Il était temps ! J’allais pouvoir faire demi-tour et rejoindre les miens. Cette deuxième correction m’en avait convaincu. Ce double aller-retour sous l’eau fut un mauvais moment à passer sans conséquence bien sûr mais avec quelques mauvaises idées qui vous traversent l’esprit. Il y eut pour moi un passage sur le ventre traîné sur le bout des doigts (heureusement y’avait pas de moules sur le caillou à cet endroit, elles doivent peut-être avoir du mal à rester accrocher) puis un rebond claqué douloureux désagréable sur le bas du dos. Fatigué, courbaturé ou écœuré, cette bonne sanction me poussa gentiment vers la sortie … Certains surfeurs sont-ils sadomaso ? Oui mais moi pas !

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C’est pas méchant mais cela rappelle que sous le spot les blocs vous attendent …

Reste une énigme. Pour cette deuxième boîte, là encore seul mon dos s’en souvient. La combi est nickel, merci XCEL et les 5mm de matelas ! Comment est-ce possible d’imprimer des griffures à travers sans griffer la combi ??? Si un technicien physicien à la réponse il me fait signe ça m’intéresse de savoir. Je n’imagine même pas la sentence en boardshort… !

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Quand elle est en trans, les sets s’enchaînent et plus rien ne vous arrête…

Petit conseil en passant, mettez une cagoule ce n’est pas vraiment sexy mais ça peut rendre service en cas de rayage de tête et ça permet surtout de rester des heures dans le froid. On l’a constaté avec amusement lors de cette session où tous les cagoulés ont eu le meilleur temps de surf sans compter les minutes… Après si vous aimez vous faire flageoler par le vent d’est tout l’hiver ça vous regarde et puis ça en fera plus pour les autres !

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Ce magnifique bloc en dit long sur les dessous de la belle…!

Merci à Juju Le Prévost, Benoît Merle, Cédric Gourio et Mathias Livet pour les photos

KRISTEN FIRST PART

IMG_1444Transmettre sa passion je crois que c’est viscéral. Je ne me suis jamais dit  que je voulais faire de mon fils un surfeur et il n’en sera peut-être pas un. Enfin, je l’ai peut-être pensé très fort parfois car quand on voit certains partager le Surf en famille ça donne quand même bien envie ! Et malgré ce souhait paradoxal de ne pas  trop l’influencer, je l’ai mis sur une planche dès que cela a été possible ! Progressivement bien sûr, dans des conditions d’été à marée basse quand j’étais disponible, c’est-à-dire pas souvent en pleine saison, et sinon sur son skate pour se défouler de temps en  temps après l’école. L’envie de transmettre ma passion à mes enfants prolonge dans ce partage mon plaisir pour les sensations de glisse. Kristen n’est d’ailleurs pas en reste pour ce qui est des sensations !

Être baigné dans un milieu depuis tout petit incite forcément les individus mais sans pour autant les contraindre d’autant que comme activité sous influence il y a pire, non ?! Et puis chez nous l’hiver est tellement long que cela laisse le temps pour s’ouvrir à d’autres activités et d’autres horizons ! Ici, avant 10 ans, on ne surfe pas toute l’année comme sous les tropiques. Pour l’hiver, on a le Skateboard comme excellent jeu de glisse et comme palliatif qui tombe sous le sens ! … lorsqu’il ne pleut pas… !

Bref, le temps passe tellement vite que nous garderons ce petit souvenir “father and son” ! C’est aussi ma première réalisation vidéo d’une piètre qualité certes mais il faut bien commencer un jour ! Petite dédicace à Émeric Kerlo de Altered Vision au passage pour toutes celles qu’il a pu me produire auparavant “just for the fun” !

LA SESSION A 15 BALLES !

10814049_10152905640619656_723474775_oHoule pas parfaite mais joli glassy du matin en petit comité ; On ne va quand même pas pleurer même à 50 cents la vague, on est mieux qu’au wavegarden !

Bien qu’ayant l’océan devant mes yeux presque toute la journée, je consulte les prévisions 5 à 6 fois par jour. C’est peut-être une maladie ?! Mais non c’est juste histoire d’anticiper sur les prochaines sessions, les prochains bons timings sachant que chez nous si on avait un automne basco-landais ça se saurait ! Alors je me donne du rêve toutes les trois heures avec les réactualisations des différents modèles météo en faisant des plans sur la comète et avec les potes bien souvent d’ailleurs …! Y’a pas de mal à se faire du bien mais on se fait quand même un peu de mal parfois tant le résultat n’est souvent pas à la hauteur de nos espérances…

10807477_10152905749244656_1891783885_oPour celle-là je signe tout de suite le contrat de la baby-sitter !

Et quand vous êtes coincé par l’engagement bénévole de votre femme dans un évènement en plein dimanche vous ragez mais il vous est tout de même possible de prévoir bien à l’avance…

Prèvs à sept jours : Tiens de la houle le week-end prochain… Prèvs à trois jours : Plus de trois mètres de houle, 14 secondes, vent nul faible NNW, marée haute 12h07, ça se précise. Bon je réserve : “Agathe 10h30-12h30 ça te va ?” “Oui pas de problème” “Ok nickel !” J’espère que je vais pas mettre 15 balles en l’air, bah au pire j’irai à l’eau ! Prèvs à 24 heures : Vent 10-15 noeuds NW, mince c’est peut-être mort cette affaire là… Trop tard pour décommander on verra bien.

10294999_921938634484843_3079594338013611381_oArrivé en milieu de matinée, je constate à ma plus grande joie que le vent est nul et qu’il n’y a qu’un copain au peak ???

Surprise surprise ! Je suis tout de même interloqué ? Tiens donc certains cuvent-ils leur vin ? D’autres n’avaient-ils pas la foi dans ces prévisions quelques peu hésitantes?  Ont-ils regardé la finale d’Haleiwa à 3h00 du mat ? Certes, ce n’est pas le jour de l’année mais quand on sait à quel point ça peut-être souvent embouteillé  pour pas mieux ! Alors là un dimanche ???

IMG_0930Bon bah on va pas s’en laisser compter, une pièce dans la machine et c’est parti ! Certains boivent des coups en terrasse moi je préfère me prendre des mousses à l’eau, enfin y’a aussi moyen de faire les deux, faut juste gérer le budget !

Deux heures et 15 balles plus tard, je n’ai vraiment pas eu de remords ! D’ailleurs mes kids se sont bien amusés eux aussi, et morale de l’histoire, si tant est qu’il y ait besoin d’en avoir une : Il n’y a pas de quoi se culpabiliser de faire garder ses petits pour prendre un peu de bon temps, au contraire !!! A refaire et merci Agathe pour ta disponibilité ! Spéciale dédicace à son frère Augustin Graignic actuellement en ballade australienne chez nos amis Vincent et Kate de SurfCoachingCamps ! Cette lecture devrait le faire un peu sourire, enfin je l’espère …!

Retrouvez mes sites favoris de prévision dans mes liens. Merci pour les clichés à Juju de “Foteau” http://foteau.tumblr.com/ et Crousti de “Surf et Boogie côte guidéloise” https://www.facebook.com/surfandboogie?fref=ts