THE END OF WINTER IN MY SAVAGE GARDEN

29405415_2040921556130092_1528490712_o

Crédit photo : William Guérin au smartphone pour un résultat plutôt sympa!

Des lignes de houle à perte de vue, un peu de verdure quand même et un brin de solitude pour cette session forte en émotions ; pas tant pour le nombre de vagues surfées mais davantage par l’exigence du moment dans la mise à l’eau et au large pour ne pas commettre d’erreur “fatale” ! Un peu isolé à l’eau avec un terrain de jeu démultiplié par la taille de la houle et pas tout à fait calé comme à l’accoutumée… de quoi bien entamer fraîchement la journée !

La houle me réveilla plusieurs fois cette nuit-là. Avec moins d’un mètre haché par le vent la veille au soir sur les plages, les prévisions étaient probables mais incertaines (comme d’hab!). Elle rentra massive dans la nuit subitement et le vent de sud de la veille tomba de concert. En partant dans la pénombre de la maison au petit matin je sous estima les lignes blanches que je pouvais apercevoir depuis la terrasse. Avec 6’2 et 6’4 dans le coffre je pensais être au mieux pour cette session qui s’annonçait finalement plutôt bonne mais pas parfaite en raison de la houle bien fraîche et du vent de la veille.

29594691_345709599283049_7379743886724517161_n

Petit moment de quiétude dans cette partie de rame et de placement.

Si c’était à refaire (une fois de plus !) j’aurais dépoussiérer ma belle 7’2 shapée par le maestro Peter Daniels chez Pukas il y a une dizaine d’année. En effet, sur la petite mer de Bretagne Sud les gros coups sont malheureusement trop rare pour que l’on soit habitué et régulièrement entraîné dans les grosses vagues massives, ce qui nous laisse “oublier” à chaque fois les prérogatives du « Charging » ! Arrivé sur le spot, quelques voitures sont déjà bien postées sur le parking, comme à chaque réveille de la bête, mais à mon grand étonnement toujours personne à l’eau. D’habitude, les bodys se jettent très tôt dans la marée mais là tout le monde est dans l’attente d’une série plus calée et reste un peu estomaqué devant un tel spectacle ! Et c’est samedi tout le monde ou presque à tout son temps sauf moi haha! Au Club WSA, c’est la grande reprise des cours loisirs et le travail m’appelle dès 9h30… Les séries décalent sérieusement dans la baie mais je me dis que ce n’est qu’une question de quart d’heure pour que tout se mette en ordre… Pas tout à fait bien réveillé non plus et ma myopie aidant je chausse donc la 6’4. Je n’ai de toute façon pas le choix de me jeter car c’est la fin de l’hiver et la belle nous émerveille si peu souvent que je ne peux pas passer à côté d’une opportunité de la caresser de près ! On discute, certains copains s’arrêtent et finalement repartent. Fred Thiec et Ronan Gladu ne se mettront pas dans l’eau au caisson et à raison car les conditions sont assez compliquées avec ce fort courant et ces séries qui décalent. Bon bah le temps passe et c’est maintenant ou jamais sinon je vais devoir aller au boulot et bien pire le réveil aura sonné pour rien !!

thumbnail_DSC01067

Le menu du jour, de bonne heure et de bonne humeur ! C’est le moment où jamais car mon créneau est court après y’a boulot … Crédit photo : Coco Château

L’eau me tire sur les jambes au bord sur cette plage très pentue de gros sable blanc, tellement il y a de courant lors de la mise à l’eau. Je prends mon temps pour choisir la bonne ouverture car dans ce genre de session la patience est de rigueur. L’ambiance matinale est lourde, le ciel est gris il fait frais ou froid je ne sais plus et un dauphin gît à mes côtés sur le sable… Je me sens donc un peu seul ! J’essaie d’attendre le bon moment car ça bombarde pas mal. Je me jette finalement et commence à ramer et c’est à ce moment que je réalise encore davantage que la partie ne va pas être facile.  Ayant mes repères habituels lors des sessions « regular » je m’aperçois que le terrain de jeu est considérablement agrandi et que le courant circulaire auquel je fais face est très puissant. Tout ça en solo et avec un shore break au milieu de la plage  complètement mutant (cf vidéo de Ronan Gladu) à mes fesses lorsque que je me retrouve projeter au milieu de la baie avant de pouvoir rejoindre le line-up après 10 minutes de rame puissante à esquiver les grosses décalentes. S’ensuit un placement attentif pour un choix de vague restreint vu les lourds mouvements d’eau dans les vagues et les lèvres épaisses qui tombent à l’intérieur en faisant un bruit violent et inimitable.

29405285_10155586652608121_96410758_o

Une vague blanche intermédiaire après le nettoyage essorage au canard sur la série précédente… 

Je shoote deux trois petits bouts pour me mettre en jambes avant d’essayer de trouver la bonne. Je trouve ensuite une ou deux vagues plus épaisses à fortes sensations même sans tube. Très compliqué d’en trouver ce matin-là mais certaines cavernes à l’intérieur me font halluciner de volume et de puissance. Elles sont presque insurfables tant est elles sont tordues et forment des wedges sur peu d’eau, sans parler du placement pour aller les cueillir…

thumbnail_Dan-BILLON-APS_9197

Celle de devant est magnifique mais bien tordue et attention à la deuxième que l’on distingue juste derrière… Je vais peut-être éviter de la prendre sur le coin du nez haha! Crédit photo : Frédéric Thiec

Le bodyboardeur du Finistère habitué des lieux Davo Fever ainsi qu’un autre surfeur me rejoignent et m’allègent un peu l’atmosphère pesante. Davo trouvera une très bonne première vague pour ne pas dire la bombe de la session bien calé sur son body. Le soleil se montre timidement, les vagues s’organisent un peu et fléchissent un poil mais je dois partir vaquer à mes obligations. De quoi entamer de fort bonne manière ma journée  L’hiver est fini mais c’est toujours agréable de pouvoir garder en mémoire jusqu’à la prochaine saison ces quelques moments éphémères qui sortent de l’ordinaire !

Ci-dessous en images, le shorebreak du jour bien mutant filmé et monté par Ronan Gladu :

<iframe src=”https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fhocusfocus.bzh%2Fvideos%2F1815673201829897%2F&show_text=0&width=560” width=”560″ height=”315″ style=”border:none;overflow:hidden” scrolling=”no” frameborder=”0″ allowTransparency=”true” allowFullScreen=”true”></iframe>

J’espère ne pas avoir trop romancé le récit de cette bonne session où l’on a, à la sortie de l’eau, des visions plein la tête et l’agréable sensation de se sentir bien “vivant” et en plein éveil des sens et les bras un peu vidés en foulant à nouveau le sable pour rejoindre le parking . Merci à tous mes contributeurs pour les beaux clichés !

Frédéric Thiec : https://fredphotographies.fr/ ; instagram fredphotographies.fr copyright C2018 tous droits réservés

Ronan Gladu : https://www.ronangladu.com/ 

BOARDRIDING AS YOU WANT

Ça fait maintenant un mois et demi que la Bretagne est copieusement arrosée et qu’il fait nuit tôt si bien que nos sessions de Skate hivernales se comptent sur les doigts d’une main… Si bien que j’en ai profité pour monter quelques images de sessions de Kristen dans “Noisy Ride” et d’Anna dans “Pink and Smile for riding!”. A lot of fun comme d’habitude !

Ce qui fait me dire qu’il y a autant  d’approches différentes pour autant de riders qu’il puisse exister. Chacun puise le plaisir du ride à sa manière. Plus ou moins engagé, plus ou moins d’adrénaline pour atteindre ses limites physiques et affectives, plus ou moins de technique pour faire parler sa personnalité,  plus ou moins de régularité dans la pratique pour s’accomplir et plus ou moins de détermination pour se dépasser. Le dénominateur commun reste la sensation de liberté qui permet de s’évader de l’espace-temps normatif de notre vie quotidienne en société et bien entendu les sensations de glisse étourdissantes, enivrantes et pour certaines personnes addictives…

Bref, pour un papa prof de Surf et Skate passionné, c’est un régal de partager ces moments de notre Ride Life Family !

 

KRISK8 AND SURF MOVIE

Dernière vidéo de mon petit Kristen, 8 ans, avec du Surf un peu, mais surtout du Skate sur sa mini préférée ! Forcément dans nos petites vagues bretonnes avec à vue de nez une cinquantaine de sessions dans l’année on ne progresse pas aussi vite qu’à faire du Skate 3 fois par semaine toute l’année … !

DSC05595 - Copie

Le goût de la combinaison humide, de notre vent d’ouest dominant et de l’eau froide commence à parler à mon fils après des débuts où ces différents obstacles ont compromis et compromettent encore parfois de bien nombreuses sessions ! Le surf pour les kids c’est certainement plus simple sous d’autres latitudes. En Bretagne, au-delà de former des surfeurs chevaliers de la vague parfaite, on forme sans doute des petits marins amoureux de la mer dans un environnement relativement préservé, c’est déjà bien cool !

22495989_366267740485668_7786929402726115467_o22528913_366267503819025_3098543080684000744_o

Transmettre une telle passion est un réel plaisir partagé ! Ride Life Family forever !!!

COLD AND GREEN POCKETS ON “THE MOULES” ROCK

Sympa de la part de mon pote Gaël Vilain de se proposer de filmer un jour d’hiver où blessé il ne pouvait pas se mettre à l’eau. J’ai donc monté les quelques images et j’en profite pour vous faire une petite présentation de ce spot que j’affectionne particulièrement, comme bien d’autres me direz vous haha !

Les Moules c’est le rocher de la côte. Un très bon endroit pour checker et “faire du parking” au balcon ! Là même où on a tous pu s’initier génération après génération à surfer sur du caillou une petite vague “mécanique” avant de s’aventurer plus loin… Là même où on a pu apprécier de nombreuses sessions au lever ou coucher de soleil dans une ambiance tranquille eau translucide que nous n’avons pas régulièrement sur nos beach breaks. On y a tous découvert à nos frais et avec une certaine naïveté comment bien tomber pour ne pas se mettre la tête sur la dalle, bien canarder sans se mettre les doigts dans les moules, ne pas prendre d’appuis comme un bourrin les pieds dans les moules, faire un take-off dans une vague “creuse et rapide” (différente la encore de la plupart de nos beach breaks guidélois à quelques exceptions … ), éviter le mini haut-bas cul dans la roche, contourner une zone de déferlement autrement que franchir une barre de face sur la plage, se freiner dans le curl pour prendre un shampoing, etc… !

Le peak est un mouchoir de poche où la prise de décision doit être rapide pour ne pas manquer son tour et ne pas “gâcher” les vagues. Chaque session ici comme ailleurs a son lot de vagues vierges… La zone de Surf est étroite et les surfeurs doivent être vigilants pour ne pas gêner le surfeur sur la vague et risquer une collision. Pour profiter à tour de rôle de cette jolie droite dès le take-off, cela demande également beaucoup d’anticipation pour être placé pile dans le bowl parfois au coude à coude, ce qui peut amener de temps à autres quelques confusions de priorité. (Spéciale dédicace à mon pote Augustin Graignic il comprendra c’est sûr haha !)

Et “les moules” c’est aussi une vague super fun et technique avec ce point de take-off précis qui décale peu et une première section bien rythmé que l’on peut exploité différemment suivant son style et ses envies pour enchaîner sur le petit inside qui propose suivant les jours, un petit tremplin dans la fermeture de vague sur la mini passe sableuse collés aux blocs de la falaise que l’on peut surfer à 4 ou 5 peinard parfois en plein hiver et en semaine. La particularité du spot c’est aussi de ne pas franchement tenir la taille. Les meilleures sessions sont souvent autour du mètre.

C’est aussi une vague qui permet d’apprendre aux plus jeunes le sens même “d’attendre son tour”. Même si certains d’entre eux sont souvent à prendre des bouts dans la précipitation plutôt qu’à attendre patiemment les bonnes séries comme les surfeurs plus expérimentés le font souvent, cette vague éduque bien je trouve. Elle permet une évolution dans les comportements car après quelques mises à l’eau les gars se rendent vite compte que ce n’est pas possible autrement qu’avec une règle informelle bien établie. Il arrive régulièrement qu’il y ait de petites mises au point entre surfeurs sur la gourmandise de certains, la méconnaissance des autres, etc… Après je vous rassure,  il y a bien entendu comme presque partout quelques sessions kermesse tous les ans en été le plus souvent, étonnant non ?! Personnellement, s’il y a plus de 10 personnes à l’eau je les laisse s’amuser. Autant s’abstenir et trouver autre chose plus loin.

Pour finir, une session sur cette roche c’est aussi pour le plaisir des yeux une vue bien large sur notre bout de côte du fait de la légère avancée de cette petite pointe dans l’océan : Groix, Keragan et la plage du Fort-Bloqué sur la droite, le grand large dans la face et les Berniques, le Loch et même l’Embouchure ainsi que les falaises découpées de Clohars-Carnoët sur la gauche avec dans les meilleurs jours une vue jusqu’à Concarneau ! Un joli panorama pour attendre les sets et bavarder avec les potos !

ELEVEN TIME MORBIHAN CHAMP !

11 titre ça rappelle quelqu’un dans l’intention mais on ne joue pas du tout dans la même cour haha !

18527830_1894013947486093_858104150798912487_n

Dan Bi11on ! J’aime toujours me confronter aux nouveaux venus en pleine ascension comme aux revenants sur la compet qui réunit les meilleurs surfeurs de Bretagne Sud. C’est même une envie qui me dépasse !

C’est après avoir remporté toutes mes séries et au terme d’une finale très disputée que je l’emporte devant Max Ricouart, Champion de Bretagne Juniors en titre avec qui j’ai partagé une fois de plus cette année le traditionnel camp d’entraînement du Centre de Compétition de la WSA qui s’est déroulé au Maroc. C’est top de bourlinguer avec toute cette jeunesse qui monte et toujours motivée et de se tirer un peu la bourre à l’eau ! Théo Julitte, favori de l’épreuve et titré l’an passé aux Championnats du Morbihan comme aux Championnats de Bretagne Open et surtout récent vainqueur du Caparica Pro Junior de Lisbonne et 1/4 de finaliste du Pro Biscarosse, prend la troisième place. Michel Isaia collègue masters de la WSA prend la quatrième place. Ce fut encore une belle journée sur la plage de Sainte Barbe à Plouharnel avec du soleil et des vagues de plus ou moins un mètre.

Mais la question qui me vient à l’esprit : Quand vais je donc arrêter de mettre un lycra ?!

Il est vrai que j’aime particulièrement la notion de dépassement de soi et d’opposition au temps comme l’idée de soumettre son surf a un jury qui évalue notre prestation. J’apprécie également l’aspect sportif et effort. Se mettre la misère en enchaînant quelques surf trainings et 4 séries de 20 minutes n’a rien à voir avec la plupart des freesurf d’une ou deux heures que l’on peut se mettre en terme de concentration et d’intensité. Quand on repasse la barre sans jet-ski bien sûr!) à 5 minutes de la fin et que l’on a besoin d’un score on donne tout; On est parfois à bout de souffle et de bras et il faut encore garder la lucidité et la concentration pour avoir le geste juste et équilibré pour produire les bonnes trajectoires et les bonnes manœuvres… Après une journée comme ça je suis cuit et le lendemain j’ai de bonnes courbatures et je suis apaisé, un vrai bonheur !

18595250_303420750103701_3898034899388780903_o18595475_303421890103587_76103000959068754_o

Speed Roll Foam float pour conserver la vitesse et exploiter l’inside

Bref un petit calcul simple, Slater est de 6 ans1/2 mon aîné. Je me fixe comme horizon la fin de sa carrière en compétition comme l’âge où il sera temps d’arrêter à mon tour ! On n’en est donc plus très loin si on croit son début de saison un peu light même si elle peut encore se finir par quelques coups d’éclats ! Tant qu’il y a du goût et de la joie y’a pas de raison !

ERICEIRA POST CARD

IMG_5082

On cherchait une destination proche et pas trop froide en plein mois de février. Banco j’ai enlevé direct les chaussons et le local en SUP derrière moi ne s’est même pas posé la question d’enfiler ne serait ce qu’un shorty !

Ericeira est une petite ville paisible à une demi-heure de Lisbonne. Elle abrite pas moins de 7 spots World Class dans une des toutes premières World Surf Reserve. Dans le désordre : Cave, Backdoor, Ribeira d’Ilhas, Pedra Branca, Reef, Crazy Left, Coxos, …!

IMG_4914

Ribeira d’Ilhas est le spot accessible tous niveaux de la World Surf Reserve

Camp de base idéal donc pour surfer mais aussi pour découvrir la région, Lisbonne bien sûr mais aussi la magnifique cité d’époque Sintra. Avec des vols, voitures et appartements défiants toute concurrence en cette saison, ce petit surf trip contentera même les plus petits porte-monnaies ! Vol 60X4+ boardbag 100+ Opel Astra Break 88+Appartement spacieux petite vue mer 256 = 684 euros adjugé vendu !!!

IMG_4832 IMG_4841

Le château de Sintra et la tour de Belem à Lisbonne sont deux emblématiques monuments historiques de la région parmi tant d’autres !

IMG_4860IMG_4858

De bons maçons nos amis Portugais mais de bonnes générations de carreleurs aussi haha !!!

La houle ne fût pas assez consistante pour surfer tous les spots et en famille Ribeira d’Ilhas était l’endroit idéal pour surfer à tour de rôle et se poser sur la plage ou siroter un petit verre en terrasse. On a également apprécié le peu de monde à l’eau et l’ambiance relativement cool en cette saison d’hiver. Sortie du spot et des ballades culturelles, le skatepark du Boardrider Shop nous a permis de faire de bonnes sessions de Skate au sunset ou l’après-midi pendant que le petit vent thermique faisait légèrement vaciller le plan d’eau. Le top du top, vue sur la mer et la plage de Matadouro !

IMG_4881

Tiago Pirès à l’affiche, star et légende locale d’Ericeira. Ancien pensionnaire du World Tour et bon chargeur il a pu notamment développer  un surf solide sur ses home spots

IMG_4877IMG_4876IMG_4872IMG_4875Ericeira surplombe l’océan au-dessus du petit port de pêche. C’est une petite ville tranquille et charmante en basse saison qui doit sans nul doute laisser place à quelques soirées endiablées en plein été comme dans toutes les stations balnéaires de l’Atlantique !

IMG_4999 IMG_4986 IMG_5036

Pas grand monde au line-up … ! Glisse tranquille pour Claire sur de jolies vagues !

IMG_4947 IMG_5066Quelques bonnes sessions lors de ce petit trip sympathique !20170216_172945Le Surf à tour de rôle ça se fait bien à condition d’avoir une plage sympa et un petit truc à grignoter pas trop loin lorsque la session s’éternise… Sinon les kids peuvent perdre patience pour aller au Skatepark !

20170217_141200

Juste en face de la mer et avec la possibilité de boire un verre en terrasse, que demander de mieux !

IMG_4859

On y retournera c’est certain ! Peut-être en avion ou en voiture suivant la durée du séjour mais on refera un petit tour en tramway ça c’est sûr ! 

BOARDRIDING WINTER

Mon fils est définitivement dingue de planche à roulettes, ce qui n’est pas pour me déplaire ! Notre petit trip hivernal nous aura permis de découvrir le splendide Skatepark d’Ericeira au Portugal avec un joli pool et une aire de street bien Surf et cezrise sur le gâteau une vue imprenable sur l’océan. J’en profite pour remercier les locaux pour l’ambiance conviviale et bien relax. Special thanks à Clyve et Joran qui à plus de 50 ans démontrent chaque jour que le skate ce n’est pas que pour les gamins haha ! Rock’nroll attitude forever !

axial

Boneless

Dès notre retour, tout juste posé à l’aéroport de Mérignac, on est descendu rider dans la station de Cauterets, la plus enneigée de France cette année paraît-il (France Info!). C’est aussi une petite ville bien cool qui permet de flâner tranquille après de bonnes journées sur le cirque du Lys. Pour son premier séjour de Snowboard, Kristen s’est montré très vite à l’aise et ce fût un vrai bonheur de ne pas rester cloîtrer sur les pistes vertes et de pouvoir évoluer en famille sur tout le domaine sans attendre tous les 100 mètres, un régal inattendu !!!

Snapshot_0

En remontant en Bretagne, on n’a pas pu résisté à faire un stop express dans le quartier Darwin de Bordeaux pour découvrir le topissime park de La Brigade. Au passage, accueil très très cool de Seb Daurel l’une des figures emblématiques de la Vert Ramp en France. Et l’occasion pour Kristen de droper avec papa sa première Big !

Pour le Surf cet hiver, ce fût  beaucoup plus compliqué. En Bretagne pour les mini kids c’est beaucoup plus facile de surfer en été et là je ne vous apprend pas grand chose. On s’est fait tout juste 3 sessions de Surf “father and son” bien encagoulés. Sans doute également parce que Kristen n’est pour le moment pas un grand fan de la machine à laver à l’eau froide…!

IMG_5239 - Copie

Une chose est sûre, la nostalgie de ces bons moments de trip va vite laisser la place aux journées en tongs et au Surf sans chaussons. Et quelles que soient les conditions “Enjoy the board ride” est notre leitmotiv !

L’INCONTOURNABLE SUD…! WITH THE PARTICIPATION OF JEAN-BAPTISTE OMNES

16244196_10155305111311874_1937473437_n

Jean-Baptiste Omnès, un pote Breton de longue date installé à Hossegor depuis 8 ans. Et même bien installé comme en témoigne la photo sur laquelle il  réalise la manœuvre reine de notre activité: le tube ! Les Landes sont de ce point de vue l’une des meilleures régions du monde pour le Surf.

« Salut Jean-Bapt, tu peux te présenter vite fait à mes lecteurs et nous donner un peu ton parcours surfistique ?! »

« Jean baptiste Omnès, né le 08 10 77, première session en 1989 à Porspoder (29 Nord) ! J’ai d’abord pratiqué pendant 15 ans le Bodyboard puis 15 ans de Surf (dont quelques années en doublon). J’ai vécu au Pays Basque, en Charente-maritime à La Rochelle et Royan) puis maintenant à Hossegor depuis 8 ans. Le Pays Basque est génial mais il y a vraiment trop de monde. La Charente-maritime reste un trésor méconnu de la côte, j’y ai eu des sessions magiques sur la côte sauvage de Royan notamment avec des vagues vierges pour qui veut bien marcher un peu mais l’hiver l’eau est trop froide, glaciale. Et les Landes, ce sont les Landes, la fréquence de vagues est hallucinante, et y’a du barrel bien sûr, plein de barrels !!!  Sinon je suis accro à l’Indo, de Sumatra au Timor. J’ai fait beaucoup, beaucoup de trips là-bas. Le dernier en date fût aux Mentawaiis cette année et ce que je peux vous dire c’est qu’il y a eut de gros changements en 10 ans, plein de resorts en plus des boat-trips, mais il y a encore plein de belles vagues avec pas trop de monde pour ceux qui savent se déplacer héhé ! Voilà pour le reste “dédé” is my hero et Greg Closier est mon idole sur son foil haha !!! »

16244233_10155305111306874_1215124424_n

Les routines de Jean-Bapt dans les Landes et autres petites remarques…:

  • Passer sa vie à chercher le bon banc de sable, ce qui peut prendre la journée voir plus…nulle part ailleurs l’expression « c’était mieux avant » prend tout son sens…..marée trop haute, marée trop basse, c’était mieux au montant, au descendant, le vent a tourné, la houle a changé de direction, trop ouest, trop nord, la période a changé, le banc a bougé….bref, monter, descendre les dunes, changer de parking… 
  • Comprendre pour un breton qui a l’habitude de « vrais » spots différents, qu’une plage unique qui va de l’estuaire de la gironde à la digue de boucau peut avoir 1000 noms différents alors que tout se ressemble…chaque banc de sable a un nom ou presque. « Ah non la t’es pas aux Estagnots mais au Guardians, ici c’est pas le Penon c’est l Agréou ! »
  • En revanche pour un breton qui surfe du « on-shore » moisi depuis l enfance, ici c’est quand même une fréquence de vagues hallucinante. Si tu gardes les mêmes critères qu’en Bretagne, tu peux surfer tous les jours…!
  • Autre détail, l’absence de vent. Le nombre de jours « light off shore » ou « dead glass » est frappant quand on vient du grand nord !
  • Les locaux sont très cools quand on prend le temps de se faire accepter car ici comme dans d’autres endroits du globe très connus, il faut réaliser combien de mecs par an tu vois débouler et qui pensent faire la session de leur vie sans aucun respect… La réputation de l’endroit attire un nombre hallucinant de personnes sans culture Surf et qui pensent qu’ils ont un forfait illimité compris dans la location du mobile home pour la semaine et qui surtout déboulent pas groupe de 10 au pic. Ne pas perdre de vue que les gens qui habitent ici se connaissent tous et repèrent très vite les surfeurs de passage…
  • Point fort des Landes aussi, quand tu aimes le Surf, c’est juste hyper agréable de voir les meilleurs surfeurs du continent et du monde fracasser les spots à longueur d années….c’est Youtube en live haha !!!
  • La puissance de la houle fait rapidement le ménage au-dessus de 2m, y’a plus qu’à profiter. Avec le gouf de Capbreton, canyon unique au monde, la houle n’a pas de frein et arrive hyper puissante sur la Gravière, Capbreton, les Culs Nuls…)
  • La proximité du pays Basque et de l’Espagne offre une multitudes d options de replis ou de changement sans faire des heures de bagnole….
  • Attention les Landes ne se limitent pas à la bande côtière, à ses plages et à sa forêt. (comme ma méconnaissance me le laisse sous entendre plus bas haha!) Les landais sont un peuple de terriens, l’histoire et la culture sont dans les terres loin de la côte (culture taurine qui ne veut pas dire tauromachie ; gastronomie, la Chalosse n’a rien à voir avec la côte et l’histoire de France y est très présente, napoléon etc etc). ils ne profitent des côtes que depuis peu, sauf Capbreton qui est un des rares port thonier de France. Pour l’anecdote Hossegor n’est qu’un quartier de Soorts (vraie commune). Soorts étant déjà à quelques kms dans les terres.

Merci Jean-Bapt pour cette sympathique contribution !

« L’INCONTOURNABLE SUD » by Dan BILLON

IMG_3976

Plage bien organisée à plein bas, une droite correcte avec quelques freesurfeurs, le cours d’initiation dans la mousse et sur à droite à côté de la photo la zone de bain. Pour la sécurité des baigneurs, la zone de bain est toujours sur un plateau mais donc assez souvent là où se trouve de bons pics… Il vous reste à marcher plus loin au banc de sable suivant hors des zones urbanisées

C’est le sud, les Landes, l’incontournable Sud, là où viennent se fracasser les moindres lignes de houle du grand Atlantique, là où 1.2m 10seconde vent d’Est 25 degrés rime souvent avec fun, amusement et parfois perfection du déferlement. Mais ne soyons pas jaloux car dans le Sud ils n’ont pas tout où plutôt ils ont aussi des bancs de sable qui saturent quand la houle est trop grosse par tempête ou la période trop grande si le banc de sable n’est pas assez bien formé, même s’il y a des exceptions avec celui de la Nord. Des conditions foireuses aussi lorsque le thermique de nord-ouest se lève un peu trop fort. Ce genre de situations météo lors de mes nombreuses descentes pour suivre le circuit des Coupe de France et autres compétitions je les ai rencontré un nombre crédible de fois pour pouvoir en parler ! Ils ont aussi des stations balnéaires sur blindées qui respirent un peu trop la crème solaire et le surf dans un paysage on ne peut plus monotone. Mais on aura beau dire, on aura beau chercher des inconvénients, le Sud est incontournable pour la puissance et la régularité de ses vagues et de ses tubes, incontournable pour le niveau de Surf des meilleurs que l’on peut côtoyer et observer à l’eau, incontournable pour ses températures clémentes 8 mois de l’année qui permettent de surfer 6 heures par jour là où la tiédeur printanière et hivernale (pour ne pas dire plus) aura raison de vous souvent au bout de 3 heures en Bretagne. Dans les Landes au moins on sait pourquoi on y va, pour le surf et la culture surf qui y règne, pas pour l’enfilade de pins à n’en plus finir où les courses de vachettes ! Mais pour quelques descentes à La Nord, quelques tubes à Capbreton, Labenne ou la Gravière ou encore plus quelques sessions cachées dans le nord landais on ne peut s’empêcher d’y retourner mais pas n’importe quand !

IMG_4012

Petite houle résiduelle, de nombreux beginners au milieu des baigneurs, fiesta ! Allons faire un tour au Skatepark !

C’était donc la première fois dans mon existence de prof de Surf que je bénéficiais d’une semaine de vacances en plein mois d’Août. Après quelques jours magiques de détente et de ballade sur notre splendide île de Groix on décida de faire un petit tour express dans le Sud en plein été comme à l’époque où nous étions étudiants haha! L’envie d’eau chaude, de vagues plaisantes et de bons Skateparks nous a d’abord fait oublier les embouteillages, les tarifs excessifs des hébergements, les plages blindées, … Folklorique, sympathique mais pas forcément à refaire car même si les vagues étaient là y’avait du monde au peak même dans le nord landais ! Et avec des enfants petits pas question de leur faire faire deux kilomètres dans le sable sous le cagnard pour chercher un peak éloigné de la foule …

Par contre sur un pont du mois de Mai où les nord Européens n’ont pas encore migré pour la saison et où de nombreux français ne descendent pas à cette période de l’année en raison d’une eau trop fraîche pour la baignade tout en ne croyant pas au hold-up météo. De ce fait, il y a parfois une option payante pour le Surf. On en a fait l’expérience aussi en 2016 et ce fût un succès même si les températures en soirée ou tôt le matin étaient un peu fraîches en journée ce fût un vrai régal avec une houle d’une bonne taille et  bien rangée ! Pour scorer il faut toujours un peu de chance ou alors pouvoir s’organiser à la dernière minute comme on le fait souvent mais il faut aussi choisir les meilleures options sur le calendrier !

IMG_4011

Je vais peut-être aller trouver un bout de plage au milieu des serviettes pour jouer aux raquettes de plage et on reviendra surfer plus tard au descendant… !!!

Petite dédicace aux copains bretons « expatriés » dans les Landes Jean Baptiste Omnès, Gaël Blouët, Alan Le Texier et bien d’autres… !

RIDE LIFE FAMILY !

Ride Life Family c’est un petit edit de fin d’année que j’ai monté avec des images prises du team Billon de temps en temps en 2016. Ce clip c’est aussi la joie consacrée de pouvoir enfin rider en famille sans personne sur la touche et de migrer de spot en spot et de pique nique en pique nique pendant la belle saison ! Depuis la Toussaint, l’hiver est déjà bien là pour le Skate comme pour le Surf et les enfants sont en “mode pause” tandis que les parents ne font pas mieux que s’entretenir au rythme des swells !

La grande nouveauté c’est quand même que ma femme, qui en avait un peu marre d’accompagner mon fils au Skatepark pendant que j’étais au boulot, s’est finalement décidée à se mettre au Skate et plutôt avec succès !!!

Pour le reste rien de neuf sous le soleil de Guidel où on espère toujours un nouveau park au béton bien hurlant dans les 3 prochaines années… Et pourquoi pas une WaveGarden pour surfer pendant que c’est flat ?!

THANK YOU YOGA, MY BACK IS BACK !

       IMG_3360

“Maha Bandas – La grande ligature” J’ai trouvé la voie il n’y a plus qu’à ! De vraies sensations de bien-être.

Après trois ans de très douloureux lumbagos à répétition (une fois par an) et d’une charnière sacro-lombaire devenue raide comme de la pierre, je crois pouvoir dire que « my back is back » !

Le sport à outrance n’est pas forcément bon pour notre santé mais tellement bon pour notre équilibre mental ! Mais avec un minimum d’hygiène de vie et en prenant conscience de nos mouvements, de nos postures, il est alors possible de préserver notre longévité physique et sportive. J’en étais déjà convaincu mais d’autant plus aujourd’hui. Je ne viens pas de découvrir le Yoga. Ma mère a pratiqué longtemps le Yoga et mon père se met sur la tête encore presque tous les matins ! J’avais donc suivi les cours d’un de leurs amis pendant deux ans lorsque j’étais étudiant en STAPS, et à cette époque donc très centré sur le sport et le fonctionnement du corps humain en général, mais j’étais surtout compétiteur… Mon objectif était d’améliorer mes performances. N’étant à l’époque pas prêt à me donner assez de temps pour le yoga et avec d’autres priorités, qui plus est à 20 ou 25 ans, on ne se soucie pas suffisamment de l’élasticité de son corps puisque le potentiel physique est à son « maximum ».

IMG_3356

“Utthita parsvakonasana -poste de l’angle de côté étiré” Keep the line on the way !

Quinze ans plus tard, par un froid matin d’hiver, fatigué d’une nuit trop courte, je pars sur une droite, j’enquille un off the lip bien appuyé (virage en haut de vague avec torsion du buste), et là je ressent une légère décharge dans les lombaires. Quelques instants plus tard, mon dos est totalement paralysé. Mais heureusement attendez la chute de l’histoire, cela était peut-être le début d’un mal pour un bien ! Je suis sorti de l’eau littéralement à 4 pattes aidé par Loss, collègue et ami de longue date. S’en ai suivi de violentes douleurs lombaires, le dos dans un étau toute la nuit qui suivie… Le lendemain, mon dos étant tellement bloqué, l’ostéopathe me demandera de prendre une journée d’aspirine avant de le consulter pour pouvoir me remettre d’aplomb. Il m’affirma tout simplement que j’avais eu un « accident » mécanique. Pourtant, au fond de moi-même je pensais être responsable. Suite à cet accident mon dos est resté raide pendant 6 mois. Il y a eu des hauts et des bas durant les 2 années suivantes et 2 crises toujours aussi violentes. Elles m’ont marqué à vie !

Grâce à Jérôme notre préparateur physique du Club, qui m’a permis de me poser les bonnes questions et suite à un bon diagnostic de Cécile sa femme Posturologue, Cécile a trouvé que mes extenseurs de rachis au niveau dorsal ne fonctionnaient pas suffisamment, Elle m’a posé un taping Japonais (bande élastique) sur D10 ou D12 je ne sais plus trop mais en forme de fleur sur la vertèbre comme sur la photo ci-dessous. Le test de sciatique qui suivi fut révélateur. De environ 60° une semaine après le lumbago je suis passé avec la bande à + de 90° sans aucune douleur… !

20151031_130417

Magnifique haha ! Mais diablement efficace !

J’ai donc décidé de m’orienter vers la pratique du Yoga. Pour quelqu’un d’un peu nerveux et parfois anxieux ça ne risquait pas de me faire de mal haha !!

IMG_3351 IMG_3350

“Adho mukha svanasana- posture du chien tête en bas” et “Balasana, posture de l’enfant” Dos plat, dos plat et dos plat ! Pas facile sans prise de conscience et travail régulier avec un bon encadrement.

J’ai ainsi trouvé la perle en la personne de Vincent Le Meur dont je suis les cours depuis bientôt un an. Vincent est professeur pratiquant depuis plus de 20 ans et il s’est notamment formé en Inde et en France et a également suivi une formation auprès d’un yogi, ancien chercheur de l’INSEP Paris (Institut National du Sport et de la Performance). Il est également surfeur de son état, ce qui lui permet de bien connaître nos problèmes articulaires et de postures. Dans mon cas de problématique de dos, la prise de conscience s’est faite sur l’extension du rachis et le placement du bassin. Hé bien sûr, un dos étiré n’est pas un dos rond. Quand on fait des flexions du dos, des torsions du dos, ou autres postures sollicitant la colonne vertébrale, il est nécessaire de placer correctement le bassin et le dos sinon il y a risque de blessures. Ça vous rappelle quelque chose …?!!!

IMG_3359IMG_3357

“Sirsasana – posture sur la tête” et “Dhanurasana- posture de l’arc” Le Yoga permet de faire le vide et de se recentrer.

Bref, même si Slater a pris un très léger coup de vieux dans les dernières compétitions (peut-être aussi du point de vue de sa motivation à concourir pour un titre de plus alors qu’il détient déjà de très large record.. . ?!) on voit qu’il est encore possible de faire des prouesses à 45 ans et ça me laisse encore quelques années de plaisir haha !!! A noté que Slater bénéficie d’une souplesse légendaire et sans aucun doute une des clés de sa longévité et de ses résultats sportifs tout au long de sa carrière !

Personnellement, dire que ma vie a changé grâce au Yoga serait peut-être un peu exagérer mais on n’en est pas loin ! Je contrôle mieux mon souffle en cas de stress, je me relaxe mieux, je récupère mieux aussi pendant mes nuits de sommeil grâce à quelques postures le soir (de temps en temps !) Je ne vous parle pas d’en pratiquer 4 heures par jour mais juste d’acquérir quelques routines. Cela permet aussi de mieux se tenir assis, d’être moins cyphosé en haut du dos, de moins forcer sur les lombaires à la rame, de rééquilibrer ses énergies, de se sentir centré pour agir juste,…

IMG_3358 IMG_3355

“Ardha mastsyendrasana- demi posture du sage matsyendra” et “Pachimotasana- la pince” On pourrait avoir l’impression de perdre du temps car pendant que l’on prend la pose des dizaines de vagues déroulent peut-être ! Il suffit de se rappeler que l’important est d’être en bonne forme physique et mentale pour pouvoir les attraper et les apprécier…

En ce qui me concerne pourvu que ça dure si ça le fait pas j’vous fais signe haha !

A quand votre tour de vous y mettre ?! Pas besoin d’attendre le pire, le yoga est préventif et permet de jouir d’un meilleur équilibre physique et mental, de mieux se concentrer, de se relaxer, de s’assouplir,… Jugez par vous-même en pratiquant ne serait-ce qu’une heure par semaine à l’écoute de votre corps et bien sûr avec un professeur compétent. Cela demande également de la patience pour ressentir les bienfaits au-delà du scepticisme que certaines personnes peuvent avoir à l’égard du Yoga. La découverte est grandissante il faut juste franchir le pas !

IMG_3336

Le plan d’eau est pourri, allons donc faire quelques postures avec Vincent Le Meur !

Salut Vincent ! Depuis combien de temps pratiques tu le Yoga et qu’est-ce qui t’as amené vers cette activité ?

Bonjour Dan, comme toi j’ai démarré le yoga suite à un problème de dos très sévère. j’ai passé 4 jours immobilisé sur un lit d’hôpital avec lumbago qui m’a totalement immobilisé, j’ai tellement flippé que ça m’a motivé pour me prendre en main. J’avais entendu parlé du yoga et depuis un certains temps j’y pensais, j’ai attrapé l’annuaire, encore en papier à l’époque et je me suis lancé. Je le pratique maintenant depuis plus de 20 ans et c’est devenu progressivement une démarche de vie. Comme tout le monde, je connaissais le Yoga pour les postures, parfois spectaculaires, je me suis vite rendu compte que c’est l’arbre qui cache la forêt et que le Yoga est un outil complet pour l’individu en quête d’évolution positive tant sur le plan physique, émotionnel, mental et bien sur spirituel.

Quels ont été les moments clés de ton apprentissage et qui t’as tourné vers l’enseignement de cette discipline ?

Les moments clefs sont souvent associés à des rencontres, ce sont des hommes et des femmes qui t’inspirent et bien souvent au travers d’une implication totale dans l’activité qu’ils transmettent. Comme le surfeur qui modifie et construit sa vie autour du surf, ces yogis rayonnent et te contaminent dans le bon sens, ils te montrent un chemin, après c’est à toi de faire le travail. Le surf est exigeant, le yoga l’est tout autant, et si tu veux progresser, une pratique quotidienne est recommandée. Plus tu t’investi plus tu sens les

bénéfices se mettre en place. J’ai rapidement mesuré l’intérêt de la pratique duYoga pour le surf, cela a participé à nourrir la motivation, puis ma pratique du yoga s’est dé corrélée du surf pour se nourrir d’elle même. Mais la pratique du yoga n’est pas sans risque, mal réalisés certains exercices (postures, respirations ou méditations) peuvent être les causes de troubles parfois graves. J’ai eu l’opportunité de pratiquer pas mal de styles de Yoga, en France où l’on pratique principalement le Hatha yoga, en Californie ou les Yoga dynamiques comme l’Asthanga sont très populaires et en Inde ou le Yoga traditionnel prévaut. Parmi ces différentes expériences, une personne m’a profondément influencée, Ajit SARKAR, un homme au parcours unique. Ajit a grandi dans un ashram en Inde, dès son plus jeune age il a pratiqué un Yoga intégral, vers 30 ans il a quitté l’inde pour la France et a intégré l’INSEP, à Paris, comme chercheur. Il y a notamment utilisé les techniques du yoga pour la préparation de sportif de haut niveau. Aujourd’hui, à prêt de 80 ans, il continue d’enseigner le yoga. Sa sagesse et ses connaissances du yoga, de la physiologie de la psychologie, ont définitivement orienté et transformé ma pratique personnelle. Cette étape m’a solidement construit et me permet de proposer aujourd’hui des cours que je sais bénéfiques et sans risques pour les personnes qui les suivent.

Tu pratiques le Surf également depuis bien longtemps, quels sont les apports les plus évidents pour toi ? Quels sont les liens ? Qu’est-ce que l’un peut apporter à l’autre ?

Le premier point commun qui me vient à l’esprit c’est un état de bien être profond. Comme pour le surf, lors de la pratique du yoga, tout ce qui s’est passé avant la session et se passera après reste loin de toi, et pendant une heure, deux heures, trois heures… tu es totalement connecté avec toi même, et qu’est ce que c’est bon !!

Le surf est une démarche totale, quand tu vas à l’eau il faut que ton corps soit flexible, puissant et tonique, que l’endurance soit là, ça c’est pour l’aspect physique, mais après il y a aussi la tête, l’état psychologique. En tant que surfer on a tous des sessions avec et d’autres sans, avec quoi me direz vous ? Je répondrais « avec soi-même de totalement disponible ». Des sessions dans des vagues plutôt bonnes sont parfois ratées car le mental n’est pas là, stress du travail, stress des résultats scolaires, stress amoureux et ces états émotionnels influencent et perturbent le moment tant attendu d’aller passer du bon temps sur l’eau.

Le yoga nécessite une concentration totale sur le corps et sur le mental. Quand on est dans une posture, l’attention doit être portée sur les muscles, les articulations, la respiration, mais aussi sur ce qui passe dans notre tête, cela est très sollicitant. Ainsi au delà de la pratique des postures et des exercices de respiration, le yoga est en entrainement du mental et de la concentration. Il est certain que les exercices de yoga sont des outils complets pour rééquilibrer le corps du surfer mais vont également permettent de développer une attitude mentale positive et forte qui sera favorable à une expérience du surf encore plus positive. On peut même aller jusqu’à appliquer les techniques de yoga pour la préparation des surfer compétiteurs.

Par ailleurs, à mon sens, le surf est complémentaire au Yoga car il permet une expérience intense dans le milieu naturel marin, un milieu exigeant avec lequel il s’agit d’être en phase, et c’est beaucoup moins confortable que le tapis sur lequel on pratique les postures. Le Yoga se pratique en général seul, le surf c’est aussi les copains, c’est le partage, j’adore partir à l’eau avec les potes. On est avant tous des Hommes, des êtres sociables, pour ma part le surf contre balance la solitude du yoga.

Pour terminer, pas mal de surfers ont développé des thèses sur la spiritualité et l’expérience de surfer. Gerry Lopez est bien connu sur ce sujet, il a lui même allié les deux expériences depuis plusieurs décennies, je le rejoins complètement la dessus, au delà de l’aspect performance, le surf et le yoga sont des expériences qui nous permettent de nous reconnecter avec nous même, de trouver la source…….je crois qu’on peut parler de spiritualité en gardant les pieds sur terre ou sur un surf. Le Yoga vise à être le meilleur de soi même sur tous les plans de l’individu, sachant que nous sommes tous différents, et qu’il ne s’agit pas de dépasser les autres mais de se dépasser soi, et si sans sa vie on fait du surf, alors le yoga peut peut-être contribuer à être un meilleur surfer.

https://surfeuropemag.fr/news/kelly-slater-malaise-yoga#qalJuXDHD7xrqkKh.97 As-tu vu les images du malaise de Kelly Slater en plein Yoga et qu’en penses-tu ? Quel type de Yoga pratique-t-il avec ce soi-disant gourou Hollandais Iceman, Wim Hof de son vrai nom ?!

Cette session était organisée par Laird Hamilton et Gabrielle Reece, sa femme. Ils travaillent tous les deux sur des programmes de préparation physique très intenses, ils utilisent depuis longtemps des postures de yoga et depuis peu, grâce à Wim HOFF, les techniques respiratoires et énergétiques du yoga, ces techniques sont issues du Toumo Yoga. Historiquement, le Toumo Yoga a été développé par les yogis-ermites des himalayas pour fortifié l’organisme, ils étaient exposés à des froids intenses lors de leurs retraites spirituelles, dans des grottes, et en totale autonomie, ces techniques leur permettaient de passer l’hiver au chaud si je puis dire. Ces différents exercices visent à développer l’énergie vitale qui ensuite stimule un réchauffement du corps, on retrouve aussi certains de ces exercices dans le Hatha yoga. Initialement, ces techniques étaient enseignées auprès d ‘élèves qui avaient déjà des années de pratique derrière eux, la performance ne faisait en rien partie du programme, c’était uniquement pour appuyer une démarche spirituelle. Slater est un compétiteur né. Il ne lâche rien, sa perte de connaissance et peut être liée à un exercice trop poussé, au delà de ses limites du moment.

Il faut savoir que mal pratiqués, ces exercices peuvent être très dangereux, par hyperventilation on traverse notamment des états d’hypocapnie, mal gérés cela peut engendré des troubles et des séquelles au niveau du cerveau et du cœur. Je crois qu’il faut toujours garder le leitmotiv suivant en tête « A quoi ça sert ? ».

Cette technique est proposée en France depuis les années 70 par Maurice DAUBARD, il est toujours vivant et propose des stages en France pour ceux intéressés.

Merci pour cette possibilité de partager mon expérience du Yoga, bon surf à toutes et à tous !!