L’INCONTOURNABLE SUD…! WITH THE PARTICIPATION OF JEAN-BAPTISTE OMNES

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Jean-Baptiste Omnès, un pote Breton de longue date installé à Hossegor depuis 8 ans. Et même bien installé comme en témoigne la photo sur laquelle il  réalise la manœuvre reine de notre activité: le tube ! Les Landes sont de ce point de vue l’une des meilleures régions du monde pour le Surf.

« Salut Jean-Bapt, tu peux te présenter vite fait à mes lecteurs et nous donner un peu ton parcours surfistique ?! »

« Jean baptiste Omnès, né le 08 10 77, première session en 1989 à Porspoder (29 Nord) ! J’ai d’abord pratiqué pendant 15 ans le Bodyboard puis 15 ans de Surf (dont quelques années en doublon). J’ai vécu au Pays Basque, en Charente-maritime à La Rochelle et Royan) puis maintenant à Hossegor depuis 8 ans. Le Pays Basque est génial mais il y a vraiment trop de monde. La Charente-maritime reste un trésor méconnu de la côte, j’y ai eu des sessions magiques sur la côte sauvage de Royan notamment avec des vagues vierges pour qui veut bien marcher un peu mais l’hiver l’eau est trop froide, glaciale. Et les Landes, ce sont les Landes, la fréquence de vagues est hallucinante, et y’a du barrel bien sûr, plein de barrels !!!  Sinon je suis accro à l’Indo, de Sumatra au Timor. J’ai fait beaucoup, beaucoup de trips là-bas. Le dernier en date fût aux Mentawaiis cette année et ce que je peux vous dire c’est qu’il y a eut de gros changements en 10 ans, plein de resorts en plus des boat-trips, mais il y a encore plein de belles vagues avec pas trop de monde pour ceux qui savent se déplacer héhé ! Voilà pour le reste “dédé” is my hero et Greg Closier est mon idole sur son foil haha !!! »

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Les routines de Jean-Bapt dans les Landes et autres petites remarques…:

  • Passer sa vie à chercher le bon banc de sable, ce qui peut prendre la journée voir plus…nulle part ailleurs l’expression « c’était mieux avant » prend tout son sens…..marée trop haute, marée trop basse, c’était mieux au montant, au descendant, le vent a tourné, la houle a changé de direction, trop ouest, trop nord, la période a changé, le banc a bougé….bref, monter, descendre les dunes, changer de parking… 
  • Comprendre pour un breton qui a l’habitude de « vrais » spots différents, qu’une plage unique qui va de l’estuaire de la gironde à la digue de boucau peut avoir 1000 noms différents alors que tout se ressemble…chaque banc de sable a un nom ou presque. « Ah non la t’es pas aux Estagnots mais au Guardians, ici c’est pas le Penon c’est l Agréou ! »
  • En revanche pour un breton qui surfe du « on-shore » moisi depuis l enfance, ici c’est quand même une fréquence de vagues hallucinante. Si tu gardes les mêmes critères qu’en Bretagne, tu peux surfer tous les jours…!
  • Autre détail, l’absence de vent. Le nombre de jours « light off shore » ou « dead glass » est frappant quand on vient du grand nord !
  • Les locaux sont très cools quand on prend le temps de se faire accepter car ici comme dans d’autres endroits du globe très connus, il faut réaliser combien de mecs par an tu vois débouler et qui pensent faire la session de leur vie sans aucun respect… La réputation de l’endroit attire un nombre hallucinant de personnes sans culture Surf et qui pensent qu’ils ont un forfait illimité compris dans la location du mobile home pour la semaine et qui surtout déboulent pas groupe de 10 au pic. Ne pas perdre de vue que les gens qui habitent ici se connaissent tous et repèrent très vite les surfeurs de passage…
  • Point fort des Landes aussi, quand tu aimes le Surf, c’est juste hyper agréable de voir les meilleurs surfeurs du continent et du monde fracasser les spots à longueur d années….c’est Youtube en live haha !!!
  • La puissance de la houle fait rapidement le ménage au-dessus de 2m, y’a plus qu’à profiter. Avec le gouf de Capbreton, canyon unique au monde, la houle n’a pas de frein et arrive hyper puissante sur la Gravière, Capbreton, les Culs Nuls…)
  • La proximité du pays Basque et de l’Espagne offre une multitudes d options de replis ou de changement sans faire des heures de bagnole….
  • Attention les Landes ne se limitent pas à la bande côtière, à ses plages et à sa forêt. (comme ma méconnaissance me le laisse sous entendre plus bas haha!) Les landais sont un peuple de terriens, l’histoire et la culture sont dans les terres loin de la côte (culture taurine qui ne veut pas dire tauromachie ; gastronomie, la Chalosse n’a rien à voir avec la côte et l’histoire de France y est très présente, napoléon etc etc). ils ne profitent des côtes que depuis peu, sauf Capbreton qui est un des rares port thonier de France. Pour l’anecdote Hossegor n’est qu’un quartier de Soorts (vraie commune). Soorts étant déjà à quelques kms dans les terres.

Merci Jean-Bapt pour cette sympathique contribution !

« L’INCONTOURNABLE SUD » by Dan BILLON

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Plage bien organisée à plein bas, une droite correcte avec quelques freesurfeurs, le cours d’initiation dans la mousse et sur à droite à côté de la photo la zone de bain. Pour la sécurité des baigneurs, la zone de bain est toujours sur un plateau mais donc assez souvent là où se trouve de bons pics… Il vous reste à marcher plus loin au banc de sable suivant hors des zones urbanisées

C’est le sud, les Landes, l’incontournable Sud, là où viennent se fracasser les moindres lignes de houle du grand Atlantique, là où 1.2m 10seconde vent d’Est 25 degrés rime souvent avec fun, amusement et parfois perfection du déferlement. Mais ne soyons pas jaloux car dans le Sud ils n’ont pas tout où plutôt ils ont aussi des bancs de sable qui saturent quand la houle est trop grosse par tempête ou la période trop grande si le banc de sable n’est pas assez bien formé, même s’il y a des exceptions avec celui de la Nord. Des conditions foireuses aussi lorsque le thermique de nord-ouest se lève un peu trop fort. Ce genre de situations météo lors de mes nombreuses descentes pour suivre le circuit des Coupe de France et autres compétitions je les ai rencontré un nombre crédible de fois pour pouvoir en parler ! Ils ont aussi des stations balnéaires sur blindées qui respirent un peu trop la crème solaire et le surf dans un paysage on ne peut plus monotone. Mais on aura beau dire, on aura beau chercher des inconvénients, le Sud est incontournable pour la puissance et la régularité de ses vagues et de ses tubes, incontournable pour le niveau de Surf des meilleurs que l’on peut côtoyer et observer à l’eau, incontournable pour ses températures clémentes 8 mois de l’année qui permettent de surfer 6 heures par jour là où la tiédeur printanière et hivernale (pour ne pas dire plus) aura raison de vous souvent au bout de 3 heures en Bretagne. Dans les Landes au moins on sait pourquoi on y va, pour le surf et la culture surf qui y règne, pas pour l’enfilade de pins à n’en plus finir où les courses de vachettes ! Mais pour quelques descentes à La Nord, quelques tubes à Capbreton, Labenne ou la Gravière ou encore plus quelques sessions cachées dans le nord landais on ne peut s’empêcher d’y retourner mais pas n’importe quand !

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Petite houle résiduelle, de nombreux beginners au milieu des baigneurs, fiesta ! Allons faire un tour au Skatepark !

C’était donc la première fois dans mon existence de prof de Surf que je bénéficiais d’une semaine de vacances en plein mois d’Août. Après quelques jours magiques de détente et de ballade sur notre splendide île de Groix on décida de faire un petit tour express dans le Sud en plein été comme à l’époque où nous étions étudiants haha! L’envie d’eau chaude, de vagues plaisantes et de bons Skateparks nous a d’abord fait oublier les embouteillages, les tarifs excessifs des hébergements, les plages blindées, … Folklorique, sympathique mais pas forcément à refaire car même si les vagues étaient là y’avait du monde au peak même dans le nord landais ! Et avec des enfants petits pas question de leur faire faire deux kilomètres dans le sable sous le cagnard pour chercher un peak éloigné de la foule …

Par contre sur un pont du mois de Mai où les nord Européens n’ont pas encore migré pour la saison et où de nombreux français ne descendent pas à cette période de l’année en raison d’une eau trop fraîche pour la baignade tout en ne croyant pas au hold-up météo. De ce fait, il y a parfois une option payante pour le Surf. On en a fait l’expérience aussi en 2016 et ce fût un succès même si les températures en soirée ou tôt le matin étaient un peu fraîches en journée ce fût un vrai régal avec une houle d’une bonne taille et  bien rangée ! Pour scorer il faut toujours un peu de chance ou alors pouvoir s’organiser à la dernière minute comme on le fait souvent mais il faut aussi choisir les meilleures options sur le calendrier !

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Je vais peut-être aller trouver un bout de plage au milieu des serviettes pour jouer aux raquettes de plage et on reviendra surfer plus tard au descendant… !!!

Petite dédicace aux copains bretons « expatriés » dans les Landes Jean Baptiste Omnès, Gaël Blouët, Alan Le Texier et bien d’autres… !

RIDE LIFE FAMILY !

Ride Life Family c’est un petit edit de fin d’année que j’ai monté avec des images prises du team Billon de temps en temps en 2016. Ce clip c’est aussi la joie consacrée de pouvoir enfin rider en famille sans personne sur la touche et de migrer de spot en spot et de pique nique en pique nique pendant la belle saison ! Depuis la Toussaint, l’hiver est déjà bien là pour le Skate comme pour le Surf et les enfants sont en “mode pause” tandis que les parents ne font pas mieux que s’entretenir au rythme des swells !

La grande nouveauté c’est quand même que ma femme, qui en avait un peu marre d’accompagner mon fils au Skatepark pendant que j’étais au boulot, s’est finalement décidée à se mettre au Skate et plutôt avec succès !!!

Pour le reste rien de neuf sous le soleil de Guidel où on espère toujours un nouveau park au béton bien hurlant dans les 3 prochaines années… Et pourquoi pas une WaveGarden pour surfer pendant que c’est flat ?!

FALL AND GO ON

Dernier edit de Kristen avec des images déjà  presque “has been” tant sa progression technique actuelle est constante avec régulièrement de nouveaux tricks sympa sur la mini locale. Avant c’était exclusivement “trop dingue de “se mettre des G d’adrénaline” en Skate”, mais passé 7 ans la dimension technique commence à prendre de l’importance pour tous les kids du Club. On est encore bien loin de la petite surdouée japonaise Sky Brown dont les vidéos font régulièrement le buzz mais le niveau monte !

La deuxième partie bonus est facultative, juste de quoi vous persuader que pour avancer dans n’importe quel pratique sportive il faut accepter de tomber et par la même occasion apprendre à tomber pour se faire le moins souvent de blessures. De ce point de vue, Kristen s’en sort pas mal avec un nombre de chutes assez impressionnantes (je ne les ai pas toutes mises…!) mais dans l’ensemble assez contrôlées entre roulades et glissades. La pratique du Judo me semble d’ailleurs vraiment intéressante pour maîtriser son corps dans l’espace tant il y a parfois quelques similitudes. D’expérience, les chutes les plus dangereuses sont parfois voir souvent les moins impressionnantes et peuvent être dû à un manque de concentration ou à de la fatigue le plus souvent en fin de session, parfois au début. Méditez bien cela pour rester à l’écoute de votre corps et ne pas faire le run ou la vague de trop… Bon ride !

ET SI JE M’EMBARQUAIS POUR LE CONTEST AVEC UNE BOARD HYBRIDE …?!

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En attente de livraison et n’ayant plus de shortboards classiques au moment du contest, plutôt que de déclarer forfait sans défendre mon titre départemental, je me suis résolu à participer avec mon Hypto Krypto, chose que je ne m’étais jamais autorisé auparavant !

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Les conditions s’y prêtaient particulièrement. Petites vagues clean, du Surf fun et agréable avec une planche hybride qui flotte bien pour accélérer et tourner sans problème avec son petit cul haha ! (ne vous offusquez pas je voulais juste dire un round pin tail !)

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Bien lancée, la board permet de flotter sur les sections à bonne vitesse.

Après avoir gagné mes premières séries et une piqûre de vive plus tard (j’ai bien douillé …) je me suis finalement incliner en finale (sans vraiment trouver de longues vagues pour me défendre). J’ai en effet pris la troisième place derrière Théo Julitte, nouveau Champion du Morbihan mais également Champion de Bretagne Open 2016 et Max Ricouart, notre valeureux jeune guerrier guidélois au surf puissant, vice-Champion du Morbihan donc et titré Champion de Bretagne juniors 2016 devant… Théo 15 jours auparavant. Bravo les jeunes !!!

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En arrivant de loin derrière la section et en appuyant un peu sur l’accélérateur, pas de problème pour “floater”, repasser devant et anticiper la suite de la vague. Une board incontournable pour nos petites vagues guidéloises. Vous apprécierez dans la même genre la “69ers” d’Axel Lorentz chez Pukas et désormais la “69ers Pro” (que j’ai bien hâte d’essayer !!!), modèle affiné par rapport à la précédente version.

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Seul bémol au regard des photos, malgré un surf incisif et des manœuvres placées, la Krypto ne permet pas de développer autant de puissance et d’envoyer autant de gerbe qu’une board classique

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Merci à Yves N’Diaye pour les photos !

 

 

LA VAGUE SURF EXPERIENCE IN CALIFORNIA

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Greg le Californien à la conquête de l’ouest !!!
Quoi de mieux qu’une petite vadrouille en Californie pour étoffer sa culture Surf et surfer des vagues sympathiques en période hivernale ?! Si l’envie vous prend, adressez vous à mon ami Greg Closier, qui connaît désormais très bien la région et à fortiori tous les spots de Surf…!
Bodyboardeur au niveau national dans ses plus jeunes années, puis bon surfeur ayant exercé son métier de prof de Surf tout d’abord à Guidel à la WSA avant de monter sa propre école de Surf “Sweetspot” chez lui à Penfoul dans le Finistère Nord, Greg s’est toujours lancé de nouveaux défis et a toujours aimé relever de nouveaux challenges. C’est par la pratique du SUP Race de haut-niveau et son sponsoring passé par la marque emblématique Hobie qu’il s’est imprégné de la douceur de vivre aux bords des plages californiennes.

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Tranquille peinard bien cuits après la session !

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Quelques kilomètres de plage pour se trouver un bon peak … suivez le guide !

Il décida depuis maintenant 4 ans d’organiser des séjours SUP et Surf Camps en période hivernale ce qui lui permis au fil de longs séjours d’approfondir sa connaissance des lieux pour pouvoir y dénicher les meilleurs coups de Surf !
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L’un des famous parmi les famous spots californiens, Lowers Trestles sur la commune de San Clemente, nouveau camp de base pour la famille Closier ! Ça m’a pas l’air mal non ?!
Greg ouvre désormais une école de Surf et continue de proposer à nous autres européens des Surf and SUP Camps à San Clemente. A regarder le live de la WSL tous les jours je me dis qu’un pèlerinage outre-atlantique me ferait le plus grand bien et me permettrait de remettre au goût du jour la beach culture guidéloise et de pourquoi pas ramener une pièce de collection à accrocher dans mon salon ! Ce serait aussi l’occasion inespérée de visiter quelques skateparks mythiques héhéhé !
A l’approche de l’hiver n’hésitez donc pas à contacter Greg de ma part pour programmer vos vacances avec un guide haut de gamme afin d’optimiser au mieux votre surf trip de Malibu à Rincon en passant par Lowers Trestles !

Renseignements/réservations :  http://lavaguesurfexperience.com/ 

THANKS SMITH OPTICS TO PROTECT MY EYES SINCE FOR SO LONG IN MY LIFE OF BEACH !

20160707_101213Stand Up Time !!! C’est chouette le soleil, c’est magique la réverbération, c’est le bonheur le beau temps mais n’oubliez pas de sortir couverts !

Ça fait déjà 15 ans que je porte fièrement les montures de la marque américaine connue et reconnue dans tous les sports Outdoor. C’est suite à la rencontre de Laurent Claude Perez, opticien (mais aussi windsurfeur et surfeur !) de Guidel puis à Belz  qui accepta de me supporter d’abord avec son enseigne. Laurent Claude aime le caractère de la marque et son rapport qualité/look et décide de la faire connaître dans la région. Il la vend encore aujourd’hui dans sa boutique de Belz(56).

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Pour donner des cours de Surf à longueur de journée ou se balader constamment dehors, les binocles de soleil me sont d’une grande utilité…!

Grâce à lui je fus en connexion direct avec la marque Smith Optics dirigé pour la France à l’époque par Sylvain Faivre qui m’intégra rapidement dans le team.

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A chaque fois un plaisir de renvoyer l’ascenseur !

Smith est une marque incontournable à la montagne (où même en Europe la marque américaine s’exporte très bien) et exporte également ses lunettes de soleil sur les toutes les plages du monde ! Smith c’est quand même la marque, qui lança (entre autres innovations) sur le marché le masque « Double Lense » pour ne plus subir la buée sur les pistes de ski… !

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Snowboard time, paysage de dingue sur les sommets, on en prend plein les mirettes. Du tout confort les masques Smith !

Pour ce qui me concerne, je traîne sur tellement de spots et de compétitions depuis toutes ces années que ce fût et c’est encore une chance et un réel confort d’être régulièrement équipé en protège yeux ! J’ai fait ensuite de l’enseignement du Surf et du Skate mon métier et le soutien de Smith m’est donc depuis si longtemps du plus grand intérêt pour ne pas me laisser brûler la rétine par l’astre solaire !

Et cette année, le soleil est enfin là même en Bretagne hahaha, alors n’oubliez pas de vous équiper et accessoirement soignez votre look ! Si vous êtes par chez moi, vous trouverez Smith chez les meilleurs revendeurs optique :

  • Atol les opticiens à Guidel  tèl : 02 97 02 72 95
  • Optique de La Ria à Belz tèl : 02 97 55 22 57 www.optiquedelaria.fr

Pour tout savoir sur Smith :  http://www.smithoptics.com/fr/

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Big thanks à Arnaud Guérin, mon team manager, pour m’avoir renouveler sa confiance depuis si longtemps et à Sylvain Faivre pour m’avoir soutenu dès le début. Enjoy the ride les mecs !

THANK YOU YOGA, MY BACK IS BACK !

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“Maha Bandas – La grande ligature” J’ai trouvé la voie il n’y a plus qu’à ! De vraies sensations de bien-être.

Après trois ans de très douloureux lumbagos à répétition (une fois par an) et d’une charnière sacro-lombaire devenue raide comme de la pierre, je crois pouvoir dire que « my back is back » !

Le sport à outrance n’est pas forcément bon pour notre santé mais tellement bon pour notre équilibre mental ! Mais avec un minimum d’hygiène de vie et en prenant conscience de nos mouvements, de nos postures, il est alors possible de préserver notre longévité physique et sportive. J’en étais déjà convaincu mais d’autant plus aujourd’hui. Je ne viens pas de découvrir le Yoga. Ma mère a pratiqué longtemps le Yoga et mon père se met sur la tête encore presque tous les matins ! J’avais donc suivi les cours d’un de leurs amis pendant deux ans lorsque j’étais étudiant en STAPS, et à cette époque donc très centré sur le sport et le fonctionnement du corps humain en général, mais j’étais surtout compétiteur… Mon objectif était d’améliorer mes performances. N’étant à l’époque pas prêt à me donner assez de temps pour le yoga et avec d’autres priorités, qui plus est à 20 ou 25 ans, on ne se soucie pas suffisamment de l’élasticité de son corps puisque le potentiel physique est à son « maximum ».

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“Utthita parsvakonasana -poste de l’angle de côté étiré” Keep the line on the way !

Quinze ans plus tard, par un froid matin d’hiver, fatigué d’une nuit trop courte, je pars sur une droite, j’enquille un off the lip bien appuyé (virage en haut de vague avec torsion du buste), et là je ressent une légère décharge dans les lombaires. Quelques instants plus tard, mon dos est totalement paralysé. Mais heureusement attendez la chute de l’histoire, cela était peut-être le début d’un mal pour un bien ! Je suis sorti de l’eau littéralement à 4 pattes aidé par Loss, collègue et ami de longue date. S’en ai suivi de violentes douleurs lombaires, le dos dans un étau toute la nuit qui suivie… Le lendemain, mon dos étant tellement bloqué, l’ostéopathe me demandera de prendre une journée d’aspirine avant de le consulter pour pouvoir me remettre d’aplomb. Il m’affirma tout simplement que j’avais eu un « accident » mécanique. Pourtant, au fond de moi-même je pensais être responsable. Suite à cet accident mon dos est resté raide pendant 6 mois. Il y a eu des hauts et des bas durant les 2 années suivantes et 2 crises toujours aussi violentes. Elles m’ont marqué à vie !

Grâce à Jérôme notre préparateur physique du Club, qui m’a permis de me poser les bonnes questions et suite à un bon diagnostic de Cécile sa femme Posturologue, Cécile a trouvé que mes extenseurs de rachis au niveau dorsal ne fonctionnaient pas suffisamment, Elle m’a posé un taping Japonais (bande élastique) sur D10 ou D12 je ne sais plus trop mais en forme de fleur sur la vertèbre comme sur la photo ci-dessous. Le test de sciatique qui suivi fut révélateur. De environ 60° une semaine après le lumbago je suis passé avec la bande à + de 90° sans aucune douleur… !

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Magnifique haha ! Mais diablement efficace !

J’ai donc décidé de m’orienter vers la pratique du Yoga. Pour quelqu’un d’un peu nerveux et parfois anxieux ça ne risquait pas de me faire de mal haha !!

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“Adho mukha svanasana- posture du chien tête en bas” et “Balasana, posture de l’enfant” Dos plat, dos plat et dos plat ! Pas facile sans prise de conscience et travail régulier avec un bon encadrement.

J’ai ainsi trouvé la perle en la personne de Vincent Le Meur dont je suis les cours depuis bientôt un an. Vincent est professeur pratiquant depuis plus de 20 ans et il s’est notamment formé en Inde et en France et a également suivi une formation auprès d’un yogi, ancien chercheur de l’INSEP Paris (Institut National du Sport et de la Performance). Il est également surfeur de son état, ce qui lui permet de bien connaître nos problèmes articulaires et de postures. Dans mon cas de problématique de dos, la prise de conscience s’est faite sur l’extension du rachis et le placement du bassin. Hé bien sûr, un dos étiré n’est pas un dos rond. Quand on fait des flexions du dos, des torsions du dos, ou autres postures sollicitant la colonne vertébrale, il est nécessaire de placer correctement le bassin et le dos sinon il y a risque de blessures. Ça vous rappelle quelque chose …?!!!

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“Sirsasana – posture sur la tête” et “Dhanurasana- posture de l’arc” Le Yoga permet de faire le vide et de se recentrer.

Bref, même si Slater a pris un très léger coup de vieux dans les dernières compétitions (peut-être aussi du point de vue de sa motivation à concourir pour un titre de plus alors qu’il détient déjà de très large record.. . ?!) on voit qu’il est encore possible de faire des prouesses à 45 ans et ça me laisse encore quelques années de plaisir haha !!! A noté que Slater bénéficie d’une souplesse légendaire et sans aucun doute une des clés de sa longévité et de ses résultats sportifs tout au long de sa carrière !

Personnellement, dire que ma vie a changé grâce au Yoga serait peut-être un peu exagérer mais on n’en est pas loin ! Je contrôle mieux mon souffle en cas de stress, je me relaxe mieux, je récupère mieux aussi pendant mes nuits de sommeil grâce à quelques postures le soir (de temps en temps !) Je ne vous parle pas d’en pratiquer 4 heures par jour mais juste d’acquérir quelques routines. Cela permet aussi de mieux se tenir assis, d’être moins cyphosé en haut du dos, de moins forcer sur les lombaires à la rame, de rééquilibrer ses énergies, de se sentir centré pour agir juste,…

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“Ardha mastsyendrasana- demi posture du sage matsyendra” et “Pachimotasana- la pince” On pourrait avoir l’impression de perdre du temps car pendant que l’on prend la pose des dizaines de vagues déroulent peut-être ! Il suffit de se rappeler que l’important est d’être en bonne forme physique et mentale pour pouvoir les attraper et les apprécier…

En ce qui me concerne pourvu que ça dure si ça le fait pas j’vous fais signe haha !

A quand votre tour de vous y mettre ?! Pas besoin d’attendre le pire, le yoga est préventif et permet de jouir d’un meilleur équilibre physique et mental, de mieux se concentrer, de se relaxer, de s’assouplir,… Jugez par vous-même en pratiquant ne serait-ce qu’une heure par semaine à l’écoute de votre corps et bien sûr avec un professeur compétent. Cela demande également de la patience pour ressentir les bienfaits au-delà du scepticisme que certaines personnes peuvent avoir à l’égard du Yoga. La découverte est grandissante il faut juste franchir le pas !

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Le plan d’eau est pourri, allons donc faire quelques postures avec Vincent Le Meur !

Salut Vincent ! Depuis combien de temps pratiques tu le Yoga et qu’est-ce qui t’as amené vers cette activité ?

Bonjour Dan, comme toi j’ai démarré le yoga suite à un problème de dos très sévère. j’ai passé 4 jours immobilisé sur un lit d’hôpital avec lumbago qui m’a totalement immobilisé, j’ai tellement flippé que ça m’a motivé pour me prendre en main. J’avais entendu parlé du yoga et depuis un certains temps j’y pensais, j’ai attrapé l’annuaire, encore en papier à l’époque et je me suis lancé. Je le pratique maintenant depuis plus de 20 ans et c’est devenu progressivement une démarche de vie. Comme tout le monde, je connaissais le Yoga pour les postures, parfois spectaculaires, je me suis vite rendu compte que c’est l’arbre qui cache la forêt et que le Yoga est un outil complet pour l’individu en quête d’évolution positive tant sur le plan physique, émotionnel, mental et bien sur spirituel.

Quels ont été les moments clés de ton apprentissage et qui t’as tourné vers l’enseignement de cette discipline ?

Les moments clefs sont souvent associés à des rencontres, ce sont des hommes et des femmes qui t’inspirent et bien souvent au travers d’une implication totale dans l’activité qu’ils transmettent. Comme le surfeur qui modifie et construit sa vie autour du surf, ces yogis rayonnent et te contaminent dans le bon sens, ils te montrent un chemin, après c’est à toi de faire le travail. Le surf est exigeant, le yoga l’est tout autant, et si tu veux progresser, une pratique quotidienne est recommandée. Plus tu t’investi plus tu sens les

bénéfices se mettre en place. J’ai rapidement mesuré l’intérêt de la pratique duYoga pour le surf, cela a participé à nourrir la motivation, puis ma pratique du yoga s’est dé corrélée du surf pour se nourrir d’elle même. Mais la pratique du yoga n’est pas sans risque, mal réalisés certains exercices (postures, respirations ou méditations) peuvent être les causes de troubles parfois graves. J’ai eu l’opportunité de pratiquer pas mal de styles de Yoga, en France où l’on pratique principalement le Hatha yoga, en Californie ou les Yoga dynamiques comme l’Asthanga sont très populaires et en Inde ou le Yoga traditionnel prévaut. Parmi ces différentes expériences, une personne m’a profondément influencée, Ajit SARKAR, un homme au parcours unique. Ajit a grandi dans un ashram en Inde, dès son plus jeune age il a pratiqué un Yoga intégral, vers 30 ans il a quitté l’inde pour la France et a intégré l’INSEP, à Paris, comme chercheur. Il y a notamment utilisé les techniques du yoga pour la préparation de sportif de haut niveau. Aujourd’hui, à prêt de 80 ans, il continue d’enseigner le yoga. Sa sagesse et ses connaissances du yoga, de la physiologie de la psychologie, ont définitivement orienté et transformé ma pratique personnelle. Cette étape m’a solidement construit et me permet de proposer aujourd’hui des cours que je sais bénéfiques et sans risques pour les personnes qui les suivent.

Tu pratiques le Surf également depuis bien longtemps, quels sont les apports les plus évidents pour toi ? Quels sont les liens ? Qu’est-ce que l’un peut apporter à l’autre ?

Le premier point commun qui me vient à l’esprit c’est un état de bien être profond. Comme pour le surf, lors de la pratique du yoga, tout ce qui s’est passé avant la session et se passera après reste loin de toi, et pendant une heure, deux heures, trois heures… tu es totalement connecté avec toi même, et qu’est ce que c’est bon !!

Le surf est une démarche totale, quand tu vas à l’eau il faut que ton corps soit flexible, puissant et tonique, que l’endurance soit là, ça c’est pour l’aspect physique, mais après il y a aussi la tête, l’état psychologique. En tant que surfer on a tous des sessions avec et d’autres sans, avec quoi me direz vous ? Je répondrais « avec soi-même de totalement disponible ». Des sessions dans des vagues plutôt bonnes sont parfois ratées car le mental n’est pas là, stress du travail, stress des résultats scolaires, stress amoureux et ces états émotionnels influencent et perturbent le moment tant attendu d’aller passer du bon temps sur l’eau.

Le yoga nécessite une concentration totale sur le corps et sur le mental. Quand on est dans une posture, l’attention doit être portée sur les muscles, les articulations, la respiration, mais aussi sur ce qui passe dans notre tête, cela est très sollicitant. Ainsi au delà de la pratique des postures et des exercices de respiration, le yoga est en entrainement du mental et de la concentration. Il est certain que les exercices de yoga sont des outils complets pour rééquilibrer le corps du surfer mais vont également permettent de développer une attitude mentale positive et forte qui sera favorable à une expérience du surf encore plus positive. On peut même aller jusqu’à appliquer les techniques de yoga pour la préparation des surfer compétiteurs.

Par ailleurs, à mon sens, le surf est complémentaire au Yoga car il permet une expérience intense dans le milieu naturel marin, un milieu exigeant avec lequel il s’agit d’être en phase, et c’est beaucoup moins confortable que le tapis sur lequel on pratique les postures. Le Yoga se pratique en général seul, le surf c’est aussi les copains, c’est le partage, j’adore partir à l’eau avec les potes. On est avant tous des Hommes, des êtres sociables, pour ma part le surf contre balance la solitude du yoga.

Pour terminer, pas mal de surfers ont développé des thèses sur la spiritualité et l’expérience de surfer. Gerry Lopez est bien connu sur ce sujet, il a lui même allié les deux expériences depuis plusieurs décennies, je le rejoins complètement la dessus, au delà de l’aspect performance, le surf et le yoga sont des expériences qui nous permettent de nous reconnecter avec nous même, de trouver la source…….je crois qu’on peut parler de spiritualité en gardant les pieds sur terre ou sur un surf. Le Yoga vise à être le meilleur de soi même sur tous les plans de l’individu, sachant que nous sommes tous différents, et qu’il ne s’agit pas de dépasser les autres mais de se dépasser soi, et si sans sa vie on fait du surf, alors le yoga peut peut-être contribuer à être un meilleur surfer.

https://surfeuropemag.fr/news/kelly-slater-malaise-yoga#qalJuXDHD7xrqkKh.97 As-tu vu les images du malaise de Kelly Slater en plein Yoga et qu’en penses-tu ? Quel type de Yoga pratique-t-il avec ce soi-disant gourou Hollandais Iceman, Wim Hof de son vrai nom ?!

Cette session était organisée par Laird Hamilton et Gabrielle Reece, sa femme. Ils travaillent tous les deux sur des programmes de préparation physique très intenses, ils utilisent depuis longtemps des postures de yoga et depuis peu, grâce à Wim HOFF, les techniques respiratoires et énergétiques du yoga, ces techniques sont issues du Toumo Yoga. Historiquement, le Toumo Yoga a été développé par les yogis-ermites des himalayas pour fortifié l’organisme, ils étaient exposés à des froids intenses lors de leurs retraites spirituelles, dans des grottes, et en totale autonomie, ces techniques leur permettaient de passer l’hiver au chaud si je puis dire. Ces différents exercices visent à développer l’énergie vitale qui ensuite stimule un réchauffement du corps, on retrouve aussi certains de ces exercices dans le Hatha yoga. Initialement, ces techniques étaient enseignées auprès d ‘élèves qui avaient déjà des années de pratique derrière eux, la performance ne faisait en rien partie du programme, c’était uniquement pour appuyer une démarche spirituelle. Slater est un compétiteur né. Il ne lâche rien, sa perte de connaissance et peut être liée à un exercice trop poussé, au delà de ses limites du moment.

Il faut savoir que mal pratiqués, ces exercices peuvent être très dangereux, par hyperventilation on traverse notamment des états d’hypocapnie, mal gérés cela peut engendré des troubles et des séquelles au niveau du cerveau et du cœur. Je crois qu’il faut toujours garder le leitmotiv suivant en tête « A quoi ça sert ? ».

Cette technique est proposée en France depuis les années 70 par Maurice DAUBARD, il est toujours vivant et propose des stages en France pour ceux intéressés.

Merci pour cette possibilité de partager mon expérience du Yoga, bon surf à toutes et à tous !!

MY FATHER LETS MYSELF GO

Je viens de monter cette petite vidéo de skate de cet hiver filmée vite fait lors d’un petit tour au streetpark de Nantes, d’une session père et fils bowl et street à Lanester et enfin d’un tour de roues sur la big du Hangar que je rêverais d’avoir dans mon jardin ou au moins dans la région de Lorient pour progresser dans cette discipline que je trouve incroyable de vitesse et de sensations ! Malheureusement, ce n’est pas en faisant deux fois par an qu’on peut espérer faire grand chose…

C’est un plaisir que j’attendais depuis longtemps, que de rider en compagnie de mon fils ! De “enfin” partager la session sans devoir être très présent, de ne plus être “contraint” de ne pas rider pour surveiller et même pousser et donc de juste regarder… ! Avec ça, je vais finir par retrouver mes jambes de 15 ans dans un sport que j’ai parfois laissé tombé de longs mois tant il demande de l’entraînement pour évoluer et se procurer un maximum de plaisir.

De son côté, Kristen savoure désormais le plaisir de rider seul, capable de pousser et de se mouvoir dans les parks à sa guise. Le freeride, la liberté à l’état pur, celle là même qui m’a fait me diriger pleinement vers les sports “sauvages” dit “auto-organisés” avec le Skate il y a plus de 25 ans !  Pas de contraintes, libre comme l’air ! Le choix des tricks, l’imagination à libre court, les trajectoires,… Les yeux commence à briller ! Mais avec un père passionné et même on pourrait dire déformé par l’enseignement du Surf et du Skate, il me dit souvent “Papa tu ne me donnes pas de conseils aujourd’hui je fais comme je veux !” . Et autant vous dire que ça me brûle souvent les lèvres haha !!!

Depuis peu, mon mini grom entrevoit les prémices de la glisse dans les corners du bowl sans faire de tricks, il se régale ! Il montre aussi un certain engagement que je tempère quand il faut. Sur le drop du bowl medium vert de Lanester sous surveillance je me mets une bonne montée d’adrénaline parce que le béton ce n’est ni de l’eau ni même le bois de la mini de Guidel Beach, c’est raide et ça peut faire mal. Kristen s’en sort plutôt bien avec la souplesse de son jeune âge sur quelques bonnes tôles dont une à visionner absolument …!

I’M SAD BECAUSE THE WINTER IS BEHIND US ?!

  kao 4Copyright : Anthony D. C’est pas parfait off mais la crinière de cette belle droite me laissera un bon souvenir jusqu’à la probable session de Novembre prochain !

L’hiver est derrière nous mais heureusement il reviendra !!! Chaque année c’est la même rengaine à tel point que j’ai sans doute déjà dû vous l’écrire ! La belle saison arrive c’est chouette il fait beau on surfe en maillot (enfin pas ici !) mais les grosses houles se font de plus en plus rare… Alors on vit sur nos souvenirs des meilleures sessions de l’hiver pour patienter quelques temps. Mon spot favori des Koalins a comme d’habitude marché assez rarement et avec cet hiver humide et peu lumineux on s’est retrouvé souvent sur les replis. Ce fût sans aucun doute l’hiver le plus constant depuis bien longtemps sur le spot de Toulhars. Par contre les longue houles offshore se sont comptées sur les doigts d’une main. Décidément les hivers se suivent et ne se ressemblent pas !

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Photo : Anthony D. Ras le bol du 3 pieds onshore ! Que c’est bon de sentir un peu de descente sous la planche !

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Crédit photo : Benoît Merle. Cet hiver, après avoir été parfois blasé pendant deux semaines, la moindre pocket me faisait revivre ma passion de gamin du premier jour ! Mais mieux valait être sur le qui vive !

Malgré leur rareté, les quelques sessions sur le caillou me laisseront un bon souvenir. D’abord parce qu’à chaque fois nous étions peu nombreux ce qui est rare pour le spot et avec une ambiance très relax. Les prévisions changeantes et difficiles à déchiffrer en sont pour partie la raison. Les voyages au chaud d’un certain nombres de surfeurs bretons et bien sûr les plannings scolaires et de travail pour les autres expliquent également cela. Normalement quand ça fonctionne, c’est tous les jours dimanche ! Et puis il faut admettre que si les sessions furent intenses comme à l’accoutumée le plan d’eau fut rarement clean, offshore ou glassy à part entre certaines légères bascules de vent.

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Plan d’eau défoncé au large mais qu’importe la vague est bien là !

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Les plus petits jours y’a quand même parfois de quoi jouer à cache cache !

Parce ce qui est rare vous est si cher, ces sessions vous permettent d’y être un peu … sur de vraies vagues ! En combinaison et bien couvert cela va de soi. Après avoir bavé pendant des jours devant les images des 4 coins du monde “on fire” en stéréo de Pipeline aux Mentawaiis en passant par l’Australie j’en passe et des meilleures, une session suffit à vous faire oublier votre condition difficile de surfeur de Bretagne Sud pendant quelques temps, soit au moins 15 jours ! Après, il faut à nouveau prendre son mal en patience les yeux rivés sur les cartes de houle jusqu’au prochain bon coup.

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Séquence : Benoît Merle/ http://www.benoitmerle.com Elles étaient rares et pas forcément parfaites mais miam qu’elles étaient bonnes !

L’hiver est donc derrière nous et j’y pense bien fort chaque année au mois de Mars avec le même timing et avec une certaine pointe de nostalgie. Comble du paradoxe, alors que les longues journées d’été nous permettent de vivre  tranquille dehors à la cool on est capable de “regretter” pour quelques vagues, l’hiver breton si long et parfois si triste ! Mais de toute façon comme disait si souvent mon pote Wallax (“le lendemain de soirée le plus souvent…”) “On ne peut pas revenir en arrière !”

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L’hiver fût très humide mais tellement doux qu’on a parfois fait tomber la cagoule ! D’habitude je mets les gants pendant un mois courant janvier février et là même ma femme un peu frileuse ne les a pas mis une fois, exceptionnel !

THE LORENTZ’S SHAPING ROOM STORY

IMG_0989C’est avec plaisir que je vous présente Axel Lorentz, shaper discret et relax. Sans faire d’esbroufe il reste l’un des meilleurs shapers de la scène européenne reconnu par ses pairs et dont j’apprécie les shapes de la Sixtyninners ou de mon mini simmons bar of soap Geronimo revisité en quattro comme de ma bombe à tubes 6’2’’ High Voltage Quattro ! Retour sur son background, son parcours et son expérience dans le métier. Bonne lecture !

Salut Axel, peux-tu te présenter brièvement ?!
J’aurais 45 ans en Avril. J’ai grandi dans les Alpes et j’ai débarqué à 21 ans sur la côte basque. Mon père m’a mis sur les skis à deux ans, au ski club à 4 ans jusqu’au ski études au collège. Je ridais aussi en snow. Puis j’ai fait des saisons d’hiver et donc des saisons d’été. C’est là que j’ai découvert tout naturellement le Surf avec un pote en tentant une saison sur la Cote Basque, je n’en suis jamais revenu.

Où et quand as-tu commencé à shaper ?!
Ça fait donc 19 ans que je shape sur la côte basque. Ce fût un concours de circonstance. Je fabriquais déjà des objets miniatures à la montagne, des minis Snowboards,… en différents matériaux puis lors de mes saisons d’été des minis Surf,…Puis j’ai monté mon atelier Saioa Surfboards à Bidart en 1997 et Michel Borel, shaper de PSM m’a aussi pas mal formé. Il avait besoin de coups de mains et moi de bosser davantage pour boucler les fins de mois. Il m’a appris pas mal de techniques de travail en shape et en glass.

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Longboard skate made in Bidart au début des années 2000 !

Je me souviens de ta collaboration avec un shaper australien Chris Garrett, en quoi cela consistait ? Qu’est-ce que cela t’as appris ? Les limites de cette collab ?
J’ai rencontré Chris Garrett au salon Nautique de Paris en 2001. Nous avions un stand avec l’association des Shapers d’Aquitaine (ASA) avec Gérard Dabbadie, Stark entre autres. Les australos faisaient un tour d’Europe, une expo à Paris et cherchaient des partenaires en Europe pour pousser un label. Ils souhaitaient utiliser la notoriété de chacun tout en restant indépendants. L’idée était aussi de profiter d’échanges lors de voyage de shape, de rencontrer et partager des riders aussi, et surtout d’avoir une communication commune (logo,…). Je suis donc parti shaper en Australie l’hiver suivant. J’ai continué à apprendre et c’était une bonne chose pour moi. Il a mis en jeu son image pour ce partenariat et ça m’a été bénéfique. J’y suis retourné 3 hivers d’affilée.

Ta rencontre avec Cédric de Viral Surf, une boîte du Surf biz qui va plutôt très bien et l’un de ces voyages « initiatique » en Australie, un bon souvenir ? Vous avez toujours évolué ensemble, en parallèle ?
A Bassilour je fabriquais des Longskates et j‘ai rencontré Cédric à Bordeaux pendant une compet. Il est très vite devenu mon premier vendeur de Longskate haha ! Il avait galéré en faisant un Longskate avec la niche de son chien et il m’a demandé des tuyaux haha… ! Plus doué pour la vente je lui ai proposé un deal : « A chaque fois que tu en vends 10 je t’en files un ! » J’ai fabriqué 250 skates faits mains la meilleure année ! On a aussi perdu nos pères au même moment et ça nous a pas mal rapprochés. Et Cédric s’emmerdait un peu en Master Management en stage dans une boîte de logistique du côté de Bordeaux. Il est venu bosser avec moi comme stagiaire pour développer mon business et finir ses études ! Il nous a gagné quelques concours Chambre de commerce et autres, ce qui nous a permis notamment de retourner ensemble en Australie. C’est vraiment chouette de pouvoir continuer à travailler et évoluer ensemble après tant d’années, on a une relation très privilégiée.
Parallèlement dans ton atelier de Bidart, je me souviens que tu ne souhaitais plus faire de la grosse production et tu souhaitais privilégier le shape et le côté artisanal sur l’aspect marketing/vente.
Long, dur et galère … J’ai connu les limites d’essayer de pousser une boîte tout seul dans la cour des grands. La difficulté pour se faire une place dans les shops, la com et les riders à gérer, les salons, les gars à payer à l’atelier… J’ai donc déménagé chez PSM pour faire très peu de planches et travailler à petite échelle sur le marché local.

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Axel en compagnie de son ami Cédric en 2003 à Bassilour (co-fondateur de Viral Surf avec Julien C.) Le punch de Cédric et la sérénité d’Axel pour un cocktail dynamique et explosif !

Ton arrivée chez Pukas ? Avec un tel outil de production c’est un peu le rêve non, plus de paperasse, pas de carnet de commande ou de stocks à gérer ?!
Cédric rentre un jour de chez Pukas et passe me voir avec une info. Peter Daniels est dans le jus avec 100 planches à faire en 3 semaines et cherche quelqu’un en ghost pour faire la mission. Cédric me motive a au moins passer le voir. Peter me propose direct la mission. Je passe pour voir et discuter et me met le rabot dans les mains. Il me dit « Si tu ne sais pas shaper pas la peine qu’on discute. » Il me montre un préshape de De Souza et me dit « je repasse dans 3/4 d’heure ! » Il m’a pris pour faire le job et m’a proposé la place à l’année deux jours plus tard.
C’est juste un rêve de bosser avec un outil de travail comme celui de Pukas où je peux pleinement me consacrer à mes shapes et leurs designs ! Je n’ai pas à m’occuper de la gestion d’un atelier…C’est toute une équipe qui s’occupe de la production, de la distribution sur l’Europe et le Japon. La chance aussi de pouvoir travailler avec tous types de riders (free riders, WQS, Big wave riders, Juniors, Gromets…comme Kepa Acero, Aritz Aranburu, Grant Twigg Baker, Natxo Gonzalez, Andy Crière ou les frères Amatriain.
Il faut parfois faire des compromis marketing avec l’équipe pour l’élaboration d’une gamme d’un catalogue,… mais tout le monde est là pour qu’au final le produit soit au top ! C’est aussi une super opportunité aussi de bosser avec tous ces shapers internationaux de passage et mes collègues shapers résidents à l’atelier.

Combien de boards en 2015 ?
Environ 1200 Lorentz et 500 Lost dont j’ai la responsabilité de la production en Europe, mais je vais laisser la production de Lost à un autre shaper très prochainement pour me consacrer pleinement à mon Label et à la gamme Geronimo parce que j’ai vraiment trop de boulot !

IMG_2360 IMG_2352L’un de mes jouets favoris pour les vagues un peu molles mais tendues !

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Ma High Voltage, de la bombe de balle pour les vagues qui envoient la sauce !

Ce que tu aimes le plus shaper, un modèle plus qu’un autre ? Une planche originale qu’on ne fait pas tous les jours ? Une board de pro ? Ton goût pour les planches rétro t’es venu de quelque chose en particulier ?
J’aime vraiment faire de tout. J’ai toujours aimé un peu tout faire et je n’ai jamais eu envie de me spécialiser complètement. J’ai quand même un petit faible pour les planches hybrides avec de jolis finitions et bien travaillées plutôt que pour les trop nombreux « copier-coller » de planches « performances » toutes très proches et standardisées alors même qu’elles ne sont pas adaptées à tout le monde.
C’est vraiment plaisant de shaper pour la gamme rétro de Pukas « Geronimo » car j’ai carte blanche et c’est aussi très motivant parce que c’est la marque à l’origine de l’atelier à sa fondation en 1973 ou 1974. Un bon délire.

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Pukas Geronimo au tout début avant l’atelier Olatu /The true story avec Miguel Aspiroz fondateur de la marque

Les Bidartars David Leboulch et Thomas Lafonta sont d’excellents riders et bien cool qui plus est, tes riders parmi les plus fidèles je crois et qui ont dû te donner un maximum de feedback sur tes planches ? Il y en a d’autres auxquels tu penses en particulier ?
C’est super rigolo de faire des planches à David depuis ses 12 ans. Je cherchais un jeune à qui faire des boards sur Bidart et Xabi Lafitte m’avait parlé de lui parce que c’était le plus motivé, toujours le dernier à sortir de l’eau, sympa et prometteur. Mais au-delà de ces planches « performance », c’est ce même feedback qui aide à faire des planches performantes d’un autre genre tout en récupérant des inspirations sur des planches rétro. Ça donne la Sixtyninners par exemple avec un bottom et un rail plus performant inspiré des planches d’avant. C’est l’outline et la répartition d’un single à la base. Au départ c’est toutes les rencontres de gars qui donnent des retours qui permettent de nous faire évoluer nos planches. Je travaille désormais avec le surfeur de gros Grant « Twyggy » Baker pour les guns. Il a son idée d’un modèle grossier, ses grandes lignes à lui pour une bonne planche et ensuite j’adapte cette idée et l’affine en discutant tout le temps avec lui pour arriver au meilleur résultat. Le mec a besoin d’avoir un shaper sur chaque continent pour ne pas tout trimballer à chaque fois et pour avoir des boards adaptées aux vagues locales.

Icons of Foam San Diego 2013 ?
Une compet exhibition de Shape réservée auparavant aux américains et hawaiiens. Une place était ouverte sur candidature. J’ai envoyé et ils m’ont choisi ! J’ai donc pu participer à une « Tribute for Ben Aipa ». Le jeu c’est de reproduire une planche à la main en 1h30 dévoilée juste avant et en public ! 6 compétiteurs s’affrontent. Ce coup-ci : Matt Calvani de Bing Surfboards , Roger Hynds de Bear surfboards, Davey Smith de Channel Islands, Cordell Miller… Je finis 3ème derrière Roger Hynds qui termine premier et Matt Calvani second. Un très bon souvenir !

Ben Aipa, Roger Hynds, Matt Calvani, moi meme,

Axel en bonne compagnie pour le Icons of Foam de San Diego 2013

Ce que tu adores par-dessus tout dans ton métier ?
Je n’ai pas impression d’aller au boulot même si comme tout travail c’est contraignant.
Je pense sans cesse à la prochaine planche ou au nouveau modèle, c’est un peu sans fin, il y a toujours de nouvelles sensations, de nouvelles idées, de nouvelles informations ou échanges. Tellement de paramètres sur lesquels on peut jouer et mettre en interaction.
Je préfère être dans la salle de shape que derrière l’ordi même si aujourd’hui on est obligé d’y être pas mal. Mais même avec les préshapes on utilise encore les templates, les cales et la scie pour les belly channels, ou des tails différents, les wings par exemple… Et pour Geronimo aussi j’ai beaucoup de travail à la main, vu qu’il y a plus de matière ou pour les concaves au nose que je préfère faire à la main parce que je n’aime pas le résultat de la machine pour le moment. On finit encore tout à la main et c’est là que se fait toute la différence. C’est pour ça qu’il y a encore des shapers qui traînent sinon il n’y aurait plus que des designers… ! Et des réparateurs bien sûr haha!

Ce que tu aimes le moins ?
La poussière ! J’en ramène partout à la maison. Je dois faire mes machines séparément de ma femme et ma fille ! Et les interviews ! Ahahaha
Une bonne session de surf pour toi c’est ?!
C’est d’en sortir content, le plus souvent d’une session avec les copains. J’aime bien les vagues quand il n’y pas trop de monde, ou en voyage par exemple ! Celui qui fait la meilleure session c’est pour moi celui qui sort le plus content quel que soit son niveau. Et pour revenir au boulot, le top c’est de savoir que les mecs sont contents de leur surf de pouvoir les aider à progresser et s’amuser avec mes planches. Je n’ai pas trop le temps de surfer, j’ai vraiment beaucoup de job et j’ai du mal à être à jour de tout. J’arrive même pas à bloquer encore de dates pour partir shaper à l’étranger alors même que j’ai des déplacements de programmés !

Les piscines à vagues et le tow-in ça t’inspire quoi ? La fin de l’esprit Surf et de la liberté d’un sport et mode de vie en pleine Nature ou juste le moyen de pousser toujours plus loin les limites ?
Je n’y suis pas opposé. C’est bien pour développer le sport, et assurer un event ou une compet aux JO et aussi apporter le Surf dans des endroits perdus loin de la mer. Même si ce n’est pas forcément ma tasse de thé. Ça peut permettre de faire évoluer le matériel et travailler sur du design.

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A+ Axel et merci pour les magic boards !