KRISTEN SWITCH SESSIONS 2015 !

Une petite compil Surf et Skate des sessions de Kristen en 2015. Une bonne demi année à se perfectionner en regular en Surf comme en Skate puis un nouveau questionnement sur son stance à la Toussaint lors d’un séjour de vacances à Biarrtiz. Tout petit, je le pensais goofy puis contrarié dans ses appuis pour tourner et faire des kick turns, je l’ai incité à se remettre en regular vers 4 ans pour ses “vrais débuts”. De plus, sa difficulté à pousser sur le plat en regular et cette tendance à pousser et rouler en goofy sur le flat commençait à le déranger. Alors à l’occasion de ces vacances sympa où on pouvait rider presque tous les jours, on a tout repris en goofy avec une adaptation rapide de Kristen. c’était réglé en une semaine ! Si ça paraît être son stance sans doute naturel en Skate, en Surf ses rares essais (pas souvent top en Bretagne le temps pour les minis groms…!) en Goofy n’ont pas été si évidents et un peu frustrant par moment même si il sait maintenant à peu près faire son take-off dans les deux sens. On verra cet été de quel côté revient le feeling ! L’engagement et la technique viennent surtout en pratiquant régulièrement mais ici en Bretagne ça fait 3 mois que l’eau est trop froide pour surfer et 3 mois qu’on n’a pas vu le soleil, qu’il pleut presque tous les jours et qu’il donc est difficile de skater dehors sur le park local… On aura peut-être un bel été pour se consoler !

LA CONFIDENCE

1503-GrosDan003Les dernières semaines m’ont donné l’inspiration naturelle pour vous écrire cette petite confidence… C’est, en effet, en parcourant le world wide web, çà et là ces derniers temps, que m’en est venue l’idée. A force de voir des perles déferlées en line-up sur mon écran, c’était trop d’émotions. Pourquoi mettre à nu des spots aussi discrets que fantastiques ? Les photographes s’en foutent ou n’ont-ils pas tous la même culture et sensibilité surf ? Certains ne se souciant d’aucune confidentialité quant aux indices dévoilés sur les photos de vagues méconnues du plus grand nombre.

Pour la petite anecdote, Il y a une quinzaine d’année Gaël Blouët, cousin éloigné du Porzay, hot local de La Palue toute sa jeunesse et aujourd’hui shaper en charge de la production chez Channel Islands, me parlait de ses sessions solos ou quasi solo lors de mes passages réguliers dans son atelier de Crozon. Une vague improbable et rare mais d’une qualité exceptionnelle que j’ai eu la chance de découvrir un peu plus tard. Je ne sais pas s’il a vu comme moi dernièrement ce line-up et ces nombreuses photos et vidéos mais cela a dû lui faire tout drôle.

Pour partager il faut faire confiance. On ne donne pas ses infos que l’on a collectées avec le temps sur plusieurs années au premier venu. Il y a des choses que l’on peut dire et des choses que l’on se garde bien de dire. Ce n’est même pas égoïste c’est juste un sentiment d’affection pour un endroit et d’appropriation qui vient au fil du temps qui passe et des sessions que l’on enchaîne sans encombre. Hé oui le partage à ses limites même si c’est dur à dire et à entendre.

Pour ce qui est des photos une exhibition technique en plan serré ne donne en rien des indications de localisation sur le spot si on prend au moins la peine de ne pas poster le jour de la session ou dans les jours suivants le hod-up ! Pour une exhibition de line-up, là c’est beaucoup plus compliqué. Et pourtant que j’aime voir des line-up, que c’est beau, que ça me transcende ! Ça fait tellement rêver et travailler votre imagination de surfeur.

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Alors si on vous donne, vous prenez évidemment, mais si vous cherchez et tâtonnez la saveur n’est pas la même. L’investissement personnel et humain dans votre passion pour les vagues vous permettra de partager des bons moments à l’eau avec d’autres riders qui vous respectent parce que vous respectez les règles de convivialité, de bienséance et de confidentialité sur des spots peu connus. Parce qu’ils savent que vous vous exprimez avec réserve et c’est ainsi que naît cette confiance dans le partage.

Donc le « tout de suite tout cuit » dans le bec ça m’exaspère un peu…

Ainsi, l’amour qu’il me reste de certaines vagues que j’ai longuement côtoyé durant mon exil étudiant brestois de 6 belles années, et auxquelles je pense régulièrement, est devenue une certaine forme de richesse culturelle surfistique intérieure qui me donne un certain recul sur l’évolution du Surf en général. Nous avons tous des spots où la première session s’est méritée au bout de quelques expéditions et dont même sans photos vous gardez quelques images gravées à jamais.

Ainsi, les techniques de recherche ont évolué. A Brest, on répertoriait sur une carte routière avec les potes les différents bons breaks ou tout du moins ce que l’on pouvait trouver à se mettre sous la planche. A force de passage sur certains endroits on finissait par bien les connaître et finalement par scorer un jour parfait et vivre des moments magiques en petit comité… ! Ce que j’avais nommé dans une petite étude sociologique « La pratique du surfeur itinérant stratégique » Force est de constater que cette époque est déjà révolue.

Ces derniers temps, l’envie de partager ou d’exhiber des spots est trop forte ou trop facile et s’accélère donc à la vitesse de la fibre optique. Aujourd’hui, sans mettre le nez dehors et en restant derrière un clavier on recoupe des informations météos avec des photos de divers forum ou réseaux sociaux pour préparer sa prochaine virée… Beaucoup moins de charme et humainement faible mais diablement efficace.

Montrer, publier c’est faire découvrir mais il y a manière et manière de faire avec plus ou moins de retenue c’est-à-dire sans problème sur les spots réguliers et connus d’une majorité de surfeurs. Certes un line-up plein les yeux à 180° avec le maximum de décor c’est magnifique. Mais que reste-t-il de la belle confidence faite quelques années plus tôt à un ami ?

S’il est normal que sur tout spot la fréquentation tende à s’accroitre naturellement et que nous n’avons pas d’autre choix que de l’accepter, pas la peine d’accélérer le phénomène. Mais le vrai secret que vous avez construit et gardé depuis des années à grand coups d’escapades et de connaissances empiriques parce qu’il ne marche que 5 fois dans l’année ? Doit-on dire dès à présent que dans nos zones côtières peuplées et Google maximisées il n’y a plus de secrets qui tiennent ? Doit-on abdiquer face aux déferlements d’informations continues ?

Si on met au grand jour l’un de vos spots les plus chers, vous le vivrez telle une trahison. Bon certes, on reste dans le domaine des loisirs mais quand même un peu de retenue serait la bienvenue. Et pour autant que le localisme primaire, grégaire ne soit pas permis de mon point de vue, on peut comprendre parfois les agacements de certains locaux discrets. Pour le reste à l’eau comme dans la vie de tous les jours, seul le respect peut imposer le respect.

Pour ce qui est de la divulgation, on se justifie parfois ainsi : « ça ne marche jamais de toute façon et ceux qui l’ont vu au détour d’un écran ne s’en rappelleront pas la prochaine fois. » Mais justement quand ça marche, cela pourrait tellement être l’occasion d’une bonne session bien tranquille…

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Le problème de tous ces point breaks ou slabs qui s’apprécient avec les grosses et/ou longues houles de l’hiver ici avec un vent de nord ou là avec un vent de sud c’est que souvent le peak n’y est pas bien large et qu’ils sont souvent très liés au phénomène de réfraction autour d’un cap, d’une pointe ou autres. Les séries peuvent donc être longues à venir… Donc si la fréquentation du spot s’accroît de façon exponentielle, mathématiquement c’est juste la mort du spot… Et je connais plus de monde à se mettre au surf qu’à arrêter le sport des rois hawaiiens. Vous en connaissez beaucoup des surfeurs qui mettent la planche au placard ?! Donc un conseil si vous en avez marre de partager, si vous êtes aigris de ne pas en attraper assez et que vous souhaitez vous sevrez, mettez-vous à la course à pied ou allez compter les carreaux à la piscine vous serez peinard ! (Joke Inside, second degré obligatoire…)

Ci-dessous, petit interview de mon ami Kristen “K2000″ Pelou en guest qui répond à mes petites questions et s’exprime sobrement sur le sujet du jour avec toute l’expérience et la maturité qui le caractérise :

- Dans quelle mesure publies-tu un line-up ? Quels sont clairement les motifs qui peuvent parfois t’en empêcher ?

Cela fait tout d’abord TRES longtemps que je n’ai pas publié le moindre line up.

Quand je fais une image, il y a d’abord l’intérêt de faire ou non cette image, faire une image de ce que l’on voit ou bien la garder dans sa tête comme un souvenir qui va parfois se bonifier avec l’âge comme tous les bons souvenirs.

Une fois la photo réalisée, le but est de la partager, faire un tirage, la publier. Je ne gagne plus ma vie avec la photo de surf même si j’ai sans doute apporté ma petite pierre à l’édifice de la médiatisation du surf local.

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- La population surfe va croissante et parallèlement l’information passe beaucoup plus vite qu’il y a 20 ans d’où une surpopulation programmés de secret spots. Tréboul en est très certainement le symbole en Bretagne. Qu’en penses-tu ?

Le problème n’est pas de publier la photo. Je dirais qu’à un moment, une époque, les photographes étaient pointés du doigt parce qu’ils montraient des choses qui ne devaient pas être vues. En Bretagne, quand, le problème ne concernait qu’une poignée d’individus, ces fameux “itinérants stratégiques” introduits dans l’œuvre de ta vie, ça allait. Aujourd’hui, la population surf a plus que décuplée (t’es pas prof de surf Dan ??) et parallèlement, les moyens d’informations sont bien plus performants qu’avant. Il y a 20 ans, tout le monde attendait le Trip Surf ou le Surf Session qui sortait une fois par mois ou le guide StormRider publié tous les 4 ou 5 ans. Chacun lisait son petit magazine dans son coin et même si une image retenait l’attention, le mieux que l’on pouvait faire c’était de la montrer à des potes et d’en discuter. Aujourd’hui, une image qui apparaît quelque part sera vite partagée mais surtout commentée et analysée par tout un tas de gens que l’on ne connait souvent pas. Analysée pour en connaitre le lieu, la date, les conditions.

Et comme c’est un peu dans la nature humaine de vouloir briller, de montrer que l’on sait, il y aura toujours un mec pour lâcher le morceau pour avoir sa minute de gloire virtuelle (plein de j’aime sur sa page FB, belle récompense). Les premières photos de Tréboul ont dû sortir dans un Stormrider il me semble ou dans un des premiers TripSurf sur la Bretagne mais dans la pratique, les langues sur le parking parlaient déjà depuis un bon moment de cette gauche légendaire de la pointe Bretagne. Les mecs qui connaissaient le lieu ont emmené des potes qui ont à leurs tours emmené des potes et c’était parti. Ça a été comme cela pour moi mais c’est un peu la même histoire partout. Pour les Kaolins, les gars du coin étaient tellement fiers de pouvoir dire qu’ils avaient dans le coin une vague qui tabassaient qu’ils en parlaient d’eux même. Ça a fait boule de neige sur les forums naissants et la foule a rappliqué.

Pour le côté pratique, à Trétréboul comme aux Kaos, Il n’y a qu’un peak, le spot est full avec 10 personnes à l’eau. Au-delà de ce nombre, il y aura toujours les 5-10 mêmes mecs qui prendront les vagues, les autres se contenteront des restes. Tout le monde connait les règles en se mettant à l’eau ; râler ensuite à propos de la surpopulation et mettre une sale ambiance à l’eau ne règlera pas le problème mais feras de toi un connard de plus à l’eau !!

De mon côté, j’ai un peu lâché l’affaire sur cette histoire de secret spots, pas si secrets ou vraiment secrets etc, etc,… je n’en parle pas, un point c’est tout. L’important pour moi est plus de prendre du plaisir à aller surfer, même si je ne prends pas énormément de vagues, je suis en général content d’être à l’eau, de shooter des images, de surfer ou de voir d’autre gars prendre de bonnes vagues. Ça me met le smile et je sors rarement frustré d’une session. Il n’y a pas d’histoire de performance, de quota de vagues ou de rentabilité d’une session de surf qui sont, pour moi, autant d’éléments qui contribuent à mettre une sale ambiance.

Coté photographes, difficile de jeter la pierre à ceux qui postent des photos sur internet alors que j’ai moi-même diffusé des images de spots peu connus dans la presse (de Bretagne ou d’ailleurs). J’ai toujours tenté d’inciter les gens à la recherche sans donner trop de précisions sur le lieu mais au bout du compte, on voit le résultat.

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- Quand on est photographe on a forcément envie de partager la beauté de ses images mais avec plus ou moins de retenue. Penses-tu que les photographes amateurs d’aujourd’hui se lâchent parce qu’ils sont démunis de culture surf ou te sens tu “vieux con” spécialiste de la censure ?

Le monde change et évolue, Daniel, ça n’a pas grand chose à voir avec la culture surf. Tu as les réseaux sociaux, les blogs, les forums, twitter, FB, Instagram, Google …, et tous ces trucs sur lesquels tu peux partager ta vie avec le reste de la planète. De gens que tu ne connais pas mais qui t’aime quand même et plus il y en a, mieux c’est. Il faut exister et pour exister, il faut pondre de l’actu, de la news, des infos fraiches, des photos pour gagner des followers et avoir des likes et si pour avoir des likes, il faut publier des photos, on publie des photos … C’est le XXIeme siècle mec. En exagérant, on peut presque se demander si faire une session de surf (faire son footing, du ski et toute autre activité) sans ensuite la publier sur FB vaut vraiment le coup, a-t-on vraiment fait cette session si personne ne l’a likée ?

Chacun voit les choses selon son propre point de vue, je n’ai pas vraiment de leçon à donner la dessus. La retenue, la censure, pourquoi faire des photos si c’est pour ne pas les montrer. Si tu fais une photo d’un spot, tu fais un cadrage dans lequel tu inclus tel ou tel élément qui rendra ta composition intéressante. Si tu estimes avoir une photo qui tue, pourquoi ne pas la montrer ? Libre à chacun ensuite de se montrer critique envers le travail publié en fonction de différents critères : artistique, informatif … ? Au siècle dernier, lorsque j’ai publié mes premières images, les magazines cherchaient des photographes et n’en trouvaient pas. J’avais l’occasion de publier une ou deux photos par mois, j’envoyais même des photos pas très nettes et le maquettiste se démerdait pour que ça ressemble à quelque chose sans trop râler. Aujourd’hui, on peut publier 10, 100, 1000 photos par jour si on veut. L’idée est juste de savoir trier les images et ne publier que celles qui le méritent. Ça s’apprend, comme tout.

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La réalité est là, il ne suffit pas d’acheter une go-pro pour se transformer en Don King du jour au lendemain et on n’a malheureusement pas tous le niveau de J.O.B ou plus localement de Vincent Duvignac, pour se filmer dans des barriques bien ventrues en slip de bain fluo. Donc, si malgré des résultats très peu flatteurs, vous continuez à vous filmer avec vos go-pro et si vous continuez à shooter à tout va, si l’audience apprécie le travail, continuez, faites-vous plaisir, il en sortira peut-être du bon un jour !

De mon côté, j’aime bien surfer tranquille, j’ai fait pratiquement tous mes trips dans des endroits que peu de monde fréquentait. Sur la Bretagne, plein de photos de spots dorment dans un coin et attendent de nouvelles images pour les compléter, un projet sur le très long terme pourrait-on dire.

De façon générale, dans mon travail personnel, je privilégie la démarche, le pourquoi de la photo. Il faut tout d’abord trouver l’idée qui vaut le coup : le bon sujet, le bon endroit au bon moment avec en plus une bonne raison d’appuyer sur le bouton. Rassembler ensuite ces images, les trier pour présenter un ensemble cohérent. En bref, quelque chose qui retient l’attention pour que je puisse briller à mon tour !

50 NUANCES DE KAOLINS

10548885_888997204483937_2726771805537021930_oAujourd’hui, elle est belle et de bonne humeur

Pour reprendre l’expression cinématographique à la mode, la droite des gros câlins comme disent certains a des humeurs volages. Sans être expert en océanographie ou courantologie, je peux vous dire que le spot bouge et la vague est changeante pour nous proposer à chaque fois un moment inédit. La session de la veille, un poil plus gros, ne permettait que quelques hooks et quelques visières hasardeuses et tout de même de bons drops malgré les clapets soufflants toujours aussi violents. Hé oui on se rince l’œil en passant ! Souvent absente et taciturne la belle a pourtant un caractère bien trempé. La dalle ne bronche pas et vous attend à la moindre gourmandise ou écart de comportement. Attention de ne pas trop jouer avec la coquine après le bottom : Quand elle vous prend elle vous rince froidement…

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Beau temps et vague radieuse

Après quatre heures de surf tranquille dans de belles vagues sur ce spot, deux roustes valaient mieux qu’une pour me ramener à la raison et mettre un terme à une session sans fin. J’en ai donc fait la bonne expérience !

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Après quatre heures de ces jolis petits barrels, j’ai dû gentiment payer l’addition…

«Il ne faut pas abuser des bonnes choses, il va être temps de rentrer à la maison » m’a-t-elle susurré à l’oreille. Le premier avertissement ne m’a pas convaincu de tourner les talons avec ce premier raclage de dos juste assez tonique, comprimé contre la dalle puis traîné dessus. « La combi ? » ; « Non rien » ; « bizarre quand même ça chatouille… » Allez c’est reparti pour un tour y’a encore de quoi consommer ! « Où là là celle-là pas sûr que ça passe, merde je ne tombe pas au bon endroit … » Enfin !!! Il était temps ! J’allais pouvoir faire demi-tour et rejoindre les miens. Cette deuxième correction m’en avait convaincu. Ce double aller-retour sous l’eau fut un mauvais moment à passer sans conséquence bien sûr mais avec quelques mauvaises idées qui vous traversent l’esprit. Il y eut pour moi un passage sur le ventre traîné sur le bout des doigts (heureusement y’avait pas de moules sur le caillou à cet endroit, elles doivent peut-être avoir du mal à rester accrocher) puis un rebond claqué douloureux désagréable sur le bas du dos. Fatigué, courbaturé ou écœuré, cette bonne sanction me poussa gentiment vers la sortie … Certains surfeurs sont-ils sadomaso ? Oui mais moi pas !

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C’est pas méchant mais cela rappelle que sous le spot les blocs vous attendent …

Reste une énigme. Pour cette deuxième boîte, là encore seul mon dos s’en souvient. La combi est nickel, merci XCEL et les 5mm de matelas ! Comment est-ce possible d’imprimer des griffures à travers sans griffer la combi ??? Si un technicien physicien à la réponse il me fait signe ça m’intéresse de savoir. Je n’imagine même pas la sentence en boardshort… !

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Quand elle est en trans, les sets s’enchaînent et plus rien ne vous arrête…

Petit conseil en passant, mettez une cagoule ce n’est pas vraiment sexy mais ça peut rendre service en cas de rayage de tête et ça permet surtout de rester des heures dans le froid. On l’a constaté avec amusement lors de cette session où tous les cagoulés ont eu le meilleur temps de surf sans compter les minutes… Après si vous aimez vous faire flageoler par le vent d’est tout l’hiver ça vous regarde et puis ça en fera plus pour les autres !

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Ce magnifique bloc en dit long sur les dessous de la belle…!

Merci à Juju Le Prévost, Benoît Merle, Cédric Gourio et Mathias Livet pour les photos

LOCH’AL SKY VIEW

Le vent tombe lors d’une fin d’après-midi hivernal dans la Californie bretonne. Le soleil brille de mille feux. Vu les bancs de sable peu attractifs du moment, les plages n’ont pas grand chose à me proposer avec cette petite houlette tombante. Je décide de ;e mettre à l’eau sur l’une de nos petites roches divertissantes, toujours content de ne pas faire de canards et de pouvoir enchaîner à coup sûr quelques vagues sur un spot sans trop de mauvaise surprise. Je suis étrangement seul même si on est en semaine, mais ce n’est pas pour me déplaire tant le dimanche on se retrouve parfois les uns sur les autres. Bien que ces derniers temps et comme chaque année à la même époque ce n’est pas vraiment vrai. Le froid, le vent et l’eau saumâtre en retiennent tout de même quelques uns au chaud qui perdent le rythme et changent de loisirs en attendant les beaux jours.

J’entame quelques rides et je suis rejoint une demi heure plus tard par Govan, le pote de mon ami Fred Jézéquel, pilote de drone, qui après un check rapide se décide à tester son nouvel engin en vol au-dessus de nos têtes tel un Ovni ! Ce fut une bonne surprise distrayante lors de cette petite session agréable. Pas facile pour lui de piloter à la fois le drone et de cadrer à la vidéo, mais il s’en est bien sorti avec seulement deux batteries de 12 minutes d’autonomie chacune. Ça ne lui laisse en effet pas beaucoup de temps pour attraper au vol les bons moments et pour moi-même pour flairer les meilleures vagues. Ce drone test m’a bien plu et ça donne bien envie de le voir revenir sur la session de l’année avec ses 5 batteries full chargées ! Mais comme les sessions parfaites en ce moment c’est un peu comme dans les rêves, il nous faudra peut-être attendre un petit peu ou longtemps ! En attendant, je vous laisse apprécier les vues aériennes de notre joli petit paradis !

Pour contacter Fred : http://www.westdrone.com

KRISTEN FIRST PART

IMG_1444Transmettre sa passion je crois que c’est viscéral. Je ne me suis jamais dit  que je voulais faire de mon fils un surfeur et il n’en sera peut-être pas un. Enfin, je l’ai peut-être pensé très fort parfois car quand on voit certains partager le Surf en famille ça donne quand même bien envie ! Et malgré ce souhait paradoxal de ne pas  trop l’influencer, je l’ai mis sur une planche dès que cela a été possible ! Progressivement bien sûr, dans des conditions d’été à marée basse quand j’étais disponible, c’est-à-dire pas souvent en pleine saison, et sinon sur son skate pour se défouler de temps en  temps après l’école. L’envie de transmettre ma passion à mes enfants prolonge dans ce partage mon plaisir pour les sensations de glisse. Kristen n’est d’ailleurs pas en reste pour ce qui est des sensations !

Être baigné dans un milieu depuis tout petit incite forcément les individus mais sans pour autant les contraindre d’autant que comme activité sous influence il y a pire, non ?! Et puis chez nous l’hiver est tellement long que cela laisse le temps pour s’ouvrir à d’autres activités et d’autres horizons ! Ici, avant 10 ans, on ne surfe pas toute l’année comme sous les tropiques. Pour l’hiver, on a le Skateboard comme excellent jeu de glisse et comme palliatif qui tombe sous le sens ! … lorsqu’il ne pleut pas… !

Bref, le temps passe tellement vite que nous garderons ce petit souvenir “father and son” ! C’est aussi ma première réalisation vidéo d’une piètre qualité certes mais il faut bien commencer un jour ! Petite dédicace à Émeric Kerlo de Altered Vision au passage pour toutes celles qu’il a pu me produire auparavant “just for the fun” !

LA SESSION A 15 BALLES !

10814049_10152905640619656_723474775_oHoule pas parfaite mais joli glassy du matin en petit comité ; On ne va quand même pas pleurer même à 50 cents la vague, on est mieux qu’au wavegarden !

Bien qu’ayant l’océan devant mes yeux presque toute la journée, je consulte les prévisions 5 à 6 fois par jour. C’est peut-être une maladie ?! Mais non c’est juste histoire d’anticiper sur les prochaines sessions, les prochains bons timings sachant que chez nous si on avait un automne basco-landais ça se saurait ! Alors je me donne du rêve toutes les trois heures avec les réactualisations des différents modèles météo en faisant des plans sur la comète et avec les potes bien souvent d’ailleurs …! Y’a pas de mal à se faire du bien mais on se fait quand même un peu de mal parfois tant le résultat n’est souvent pas à la hauteur de nos espérances…

10807477_10152905749244656_1891783885_oPour celle-là je signe tout de suite le contrat de la baby-sitter !

Et quand vous êtes coincé par l’engagement bénévole de votre femme dans un évènement en plein dimanche vous ragez mais il vous est tout de même possible de prévoir bien à l’avance…

Prèvs à sept jours : Tiens de la houle le week-end prochain… Prèvs à trois jours : Plus de trois mètres de houle, 14 secondes, vent nul faible NNW, marée haute 12h07, ça se précise. Bon je réserve : “Agathe 10h30-12h30 ça te va ?” “Oui pas de problème” “Ok nickel !” J’espère que je vais pas mettre 15 balles en l’air, bah au pire j’irai à l’eau ! Prèvs à 24 heures : Vent 10-15 noeuds NW, mince c’est peut-être mort cette affaire là… Trop tard pour décommander on verra bien.

10294999_921938634484843_3079594338013611381_oArrivé en milieu de matinée, je constate à ma plus grande joie que le vent est nul et qu’il n’y a qu’un copain au peak ???

Surprise surprise ! Je suis tout de même interloqué ? Tiens donc certains cuvent-ils leur vin ? D’autres n’avaient-ils pas la foi dans ces prévisions quelques peu hésitantes?  Ont-ils regardé la finale d’Haleiwa à 3h00 du mat ? Certes, ce n’est pas le jour de l’année mais quand on sait à quel point ça peut-être souvent embouteillé  pour pas mieux ! Alors là un dimanche ???

IMG_0930Bon bah on va pas s’en laisser compter, une pièce dans la machine et c’est parti ! Certains boivent des coups en terrasse moi je préfère me prendre des mousses à l’eau, enfin y’a aussi moyen de faire les deux, faut juste gérer le budget !

Deux heures et 15 balles plus tard, je n’ai vraiment pas eu de remords ! D’ailleurs mes kids se sont bien amusés eux aussi, et morale de l’histoire, si tant est qu’il y ait besoin d’en avoir une : Il n’y a pas de quoi se culpabiliser de faire garder ses petits pour prendre un peu de bon temps, au contraire !!! A refaire et merci Agathe pour ta disponibilité ! Spéciale dédicace à son frère Augustin Graignic actuellement en ballade australienne chez nos amis Vincent et Kate de SurfCoachingCamps ! Cette lecture devrait le faire un peu sourire, enfin je l’espère …!

Retrouvez mes sites favoris de prévision dans mes liens. Merci pour les clichés à Juju de “Foteau” http://foteau.tumblr.com/ et Crousti de “Surf et Boogie côte guidéloise” https://www.facebook.com/surfandboogie?fref=ts

BASK SURFING

IMG_1869Lumière matinale et automnale d’Euskadi, vue du balcon au réveil. Encore une belle journée en perspective avec de belles lignes sur l’horizon

Pour le surfeur breton, le pèlerinage annuel au Pays Basque où plus généralement dans le sud-ouest est incontournable et si possible à l’automne, période où la houle et le beau temps sont très souvent au rendez-vous. Je fais parti de ces habitués qui aiment faire le plein de bonnes sessions en combinaisons légères avant de braver pour de bon, dès Novembre, le froid de notre hiver breton. D’autres ambiances et d’autres sensations nous attendent pour le retour à la maison mais la rudesse anime aussi la passion !

Quand la houle est bien présente et que les beach-breaks d’Anglet saturent ou presque et que vous en avez marre de canarder toute la journée, les vagues de rochers de Guéthary et Saint-Jean-De-Luz restent une option incontournable. Lafitenia est une vague très plaisante où se retrouve donc une foule de surfeuses et surfeurs de tous niveaux. A la fois très facile d’accès, la vague demande tout de même un minimum de niveau en slalom et contrôle de board…  ! Et un appétit certain pour jouer des coudes et espérer prendre des vagues dans un univers où les priorités sont souvent oubliées… Du coup parfois plutôt que d’attendre une bombe pendant un demi heure en risquant de se faire droper dangereusement, l’option la plus rentable est de rester sous le peak à saisir les opportunités en fonction des “cabrioles” des uns et des autres. Il vous faudra parfois vous faire passer dessus au canard par des engins incontrôlés, flippant par moment ! On voit régulièrement des gars se la coller verbalement ou deux surfeurs s’emmêler boards et leashs… Triste spectacle et frustrant par moment. Mais quand vous avez le bon quart d’heure entre deux rushs, où tout vous sourit et que vous enquillez quelques vagues de série du fond jusque dans l’inside bien dans le rythme de la vague, ça vaut quand même le détour. La gauche du large moins accueillante, plus massive et distante, moins “pocket surfing” comme l’inside à marée basse attire beaucoup moins de monde.

IMG_1781Je ne suis ni photographe et encore moins spécialiste des line-ups et ça se voit ! Mais je “surkiffe” les line-ups et je suis donc déçu d’en ramener un aussi pauvre après ces visions de boulevards toute la semaine… Avec les kids avec nous, et s’en chercher d’excuses une folle envie de se mettre dans l’eau à chaque session pas facile de prendre une heure pour faire une bonne photo, si vous voyez ce que je veux dire ! Next time… Ça permet tout de même de planter le décor !

IMG_1546A Lafitenia en pleines vacances scolaires y’a du monde au portillon …

IMG_1710En mode famille on ne fait pas toujours ce que l’on veut alors on s’estime déjà heureux d’en prendre quelques unes même si c’est pas toujours au meilleur créneau !

IMG_1940A Lafit on met souvent deux trois ou quatre carves pour rejoindre l’inside

IMG_1909La section de l’inside est joueuse à marée basse

L’autre vague qui concentre le maximum de monde dans un maximum de place, c’est Cenitz avec ses trois pics qui décalent sans cesse. C’est aussi l’endroit où ma femme tire le mieux son épingle du jeu malgré les nombreux longboards bien campés au large. C’est un peu le spot où on vient se finir quand la mer est un peu haute ailleurs et qui, au petit bonheur la chance, peut vous offrir quelques murs sympas ! Les pics y sont vraiment mouvants et vous pouvez sortir par moment votre canne à pêche au large !

IMG_1626De la place sur la vague, pas de vent et de l’eau à bonne température, les conditions minimales pour Claire à Cenitz

Nous avons surfé également un joli Parlementia quelques fois. Au programme une masse d’eau puissante et relativement “plate” pour l’un des plus long take-off et bottom du pays de la planche épaisse ! A l’eau à moins d’être équipé local et vu les engins que l’on croise, vous serez loin d’avoir la plus grosse mais ne vous inquiétez pas vous en prendrez de bien belles et vous manœuvrerez davantage ! La vague permet d’enchaîner de bons carves variés et parfois de taper la lèvre par exemple dans l’inside à marée basse quand la houle est calée. Cette vague est un plaisir à part et procure d’autres sensations qui me rappellent celles du snowboard. Je n’y surferais pas tous les jours mais franchement ça fait vraiment du bien ! On n’a pas pris le temps de la photographier, c’est loin du bord, on manque un peu de zoom aussi et de temps de toute façon…

En face de “Parleu” comme disent certains collègues, les Alcyons sont bien gardés et le pic y est restreint ce qui donne moins envie aux visiteurs de s’y rendre.

Cette année point d’Anglet, de Grande Plage et autre beach breaks tant la houle est restée présente tout au long de notre surf trip et avec du soleil à profusion, on est près pour l’hiver, les batteries sont chargées !

IMG_1994Après un tel trip, Claire peut attendre le retour du soleil bien tranquille, enjoy !

LE BANC DE SABLE EST MORT, VIVE LE BANC DE SABLE !

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Même sorti de l’eau on en prend plein les mirettes, l’enchaînement de sections mécaniques ou les séries de 10 vagues calées ça vous scotch sur place

La magie de l’éphémère sédimentaire, le bonheur temporaire et passager que nous offre nos tas de sable a une saveur toute particulière.  Le courant, les vents, la houle et les marées jouent avec les sédiments pour notre plus grand bonheur. Bien sûr les reefs ont l’avantage de la constance dans les vagues qu’ils proposent mais bien plus que cette assurance de scorer quand les paramètres définis sont réunis, le banc de sable nous offre le plaisir d’une observation de l’environnement de tous les instants. On en profite d’autant plus que l’on sait qu’il disparaîtra prochainement. On voit à longueur d’années les monticules de sable se former et se déformer, s’étendre et s’aplatir, les baïnes se creuser ou s’ensabler et ainsi va la vie me direz vous. Oui mais quand vous êtes dans le timing, les premières sessions sont souvent pour vous et quelques autres, avant que le temps faisant pour la dernière session un maximum de monde viennent célébrer sa mort. Avec une certaine tristesse et en même temps des souvenirs parfois intarissables !

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Ca passe à l’arrache mais ça passe et on la joue à fond parce que l’on ne la reverra peut-être pas de sitôt !

Si les bancs peuvent se fixer toujours à peu près à la même place, leur configuration est unique à chaque période. On attend parfois plusieurs années avant de retrouver un mois ou une saison faste sur l’un d’entre eux. Et on garde de vieux souvenirs sans nostalgie aucune, de séquences incroyables et uniques que l’on a parfois jamais revues …

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Rassurons nous quand même, des comme ça on en reverra très vite au moins cet hiver  !

Pour ne citer que son exemple mondialement connu et même si ce n’était pas un fait de la Nature, on a vu à Mundaka en 2005 le banc improductif pendant quelques saisons, je ne sais plus exactement combien. Le retour de la gauche magique qui a toujours beaucoup fait parlé d’elle a dû en exciter plus d’un en Euskadi ! Et l’hiver dernier la belle a offert à ses visiteurs de folles sessions. Mais quand ce n’est pas la main de l’homme qui pose problème, c’est Dame Nature qui nous apprend la patience et l’observation. La Gravière mondialement connu elle aussi n’est pas non plus bonne tous les ans et d’ailleurs le WT n’y à pas poser ses valises ces jours derniers…

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L’orgie de vagues ne nous donne pas d’indigestion alors allons y gaiement avant que le break se mette en sommeil !

Notre home break de Guidel-Plages n’échappe pas à la règle sous l’influence des conditions météos, des marées et des voyages sédimentaires générés par la puissante rivière La Laïta. L’extension du port de Guidel-Plages peut-il engendrer des modifications sur la trajectoire et le flux des sédiments et modifier durablement en bien ou en mal l’état des bancs de sable ? Peut-être aps ce n’est pas non plus une grosse Marina mais patience, seul l’avenir nous le dira…

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Une dernière pour la route dans la meute pour célébrer la fin avant que le tas de sable aille se promener…

Merci aux cruisers photographers, Thibault Gustin, Juju Le Prévost et Seb Le Quéré !

PENDANT QUE LES ENFANTS SONT A L’ECOLE… !

15108556616_c2ec4449f7_oAllez on souffle bien sur le rail et on relâche tout pour la rentrée des classes !

On était prévenu, à chaque naissance on en prend pour deux ans jours et nuit. Mais le temps passe tellement vite que c’est déjà la première rentrée des classes de notre petite dernière, autant dire une petite bouffée d’oxygène pour des parents sur sollicités !!! Et les prévisions l’annonçaient depuis quelques jours on allait pouvoir profiter d’un bon créneau de marée dans le jardin pour lâcher un peu la pression de la saison et du H24 childs de l’été pour Claire ! Une petite session en couple c’est quand même vraiment cool !

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Claire Billon en action ! Mais où sont les enfants ?!!! A l’école pardi ! Y’avait du monde au peak mais elle en a trouvé quelques très bonnes.

Certes il y avait bien plus de monde que lors des dernières sessions peu régulières (c’est le moins que l’on puisse dire) sur ce bon break mais l’ambiance conviviale, la longueur du créneau de marée et la fréquence de vagues sur cette matinée d’été indien ont permis une session réussie pour tout le monde.

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Petit tube propret bien après le sunrise avec l’égoïste sentiment de liberté de retour ; que c’est bon de temps en temps !  Le shape de la vague même pas bien grosse était parfait pendant deux bonnes heures. De très jolis petits barrels cristallins et vierges à voir du Channel aussi !

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Et que les enfants sont contents d’aller à l’école avec les copains et copines ! En somme, tout le monde est content et pas de quoi culpabiliser … !

Un grand merci à Juju Le prévost et Seb Le Quéré de la toute nouvelle FOTEAU connexion pour les clichés. Suivez leurs aventures ici : www.foteau.tumblr.com

 

J’AI TESTE POUR VOUS LE DOWNWIND !

DSC_0585Rapport taille/poids impeccable pour ces véritables bêtes de course, je parle des planches bien sûr !!!

Un petit week-end en famille et entre amis dans le Finistère nord du côté de Penfoul m’a permis de tester pour vous le SUP Downwind sur un très joli parcours de 8 kilomères dans un dédalles de cailloux et d’îlots allant du célèbre bodyboard spot d’Anaëlle, en passant par Cros et l’île du Beck jusqu’au fin fond de l’Aber Benoît. La côte est très belle et bien découpée. Histoire de se distraire 5 minutes sur le chemin et de refaire mon retard sur Simon et Greg, on a même croisé un joli petit phoque en plein mois d’Août !

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Un joli parcours découverte avec quelques difficultés tout de même pour contourner Annaëlle sur le deuxième bord vent side et travers à la houle !

J’ai disposé d’une 12’6’’ Hobie de compétition appartenant à Greg mais après quelques difficultés pour gérer le début du parcours, Simon me prêta sa planche, un prototype ayant appartenu au célèbre Big Wave rider/Supeur Jamie Mitchell. Je me suis senti beaucoup plus à l’aise sur cette planche notamment en raison de son volume plus important.

Les conditions n’étaient pas parfaites pour surfer un maximum, le vent n’étant pas encore assez fort (tout juste 20 nœuds) et un peu trop ouest pour former de gros clapots. Après une partie du parcours difficile avec un vent de travers pas très confortable, il y avait tout de même de quoi s’entraîner pour Greg et Simon et découvrir le Downwind avec quelques sensations de glisse pour moi surtout à l’arrivée de l’entrée de l’Aber Benoît. J’arrive désormais à imaginer l’aspect ludique de cette discipline lorsque l’on surfe sur plusieurs dizaines voire centaines de mètres sur une mer bien formée.

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Voilà en quoi peut se transformer un bon Downwind hawaïen : une bonne session de Surf !

Cette discipline est également un complément intéressant de préparation physique pour le Surf. On est en position demi-fléchie tout le temps (très bon pour les cuisses et donc les carves puissants !) et je peux vous dire que mes voutes plantaires étaient bien chaudes du début à la fin tant l’aspect proprioceptif dans l’effort est important surtout sur un plan d’eau déglingué ! Un effort de ce type d’une heure à une allure plus ou moins soutenue est intéressant d’un point de vue PPG (Préparation Physique Générale). Ça vaut le coup de se trouver un bon parcours idéal pour les jours bien ventés avec une houle courte un peu trop foireuse pour le Surf. J’ai déjà des idées sur ce qu’il y aurait moyen de faire près de chez moi, manque plus que la planche et deux trois potes motivés ! Car il faut pratiquer plutôt en équipe pour des raisons de sécurité, d’émulation, d’amusement et de logistique puisqu’il vous faut souvent un véhicule au départ et un à l’arrivée.

Pour vous reparler de mon petit parcours découverte, j’ai aimé le premier bord pour rejoindre le large face à l’horizon et avec une houle d’un mètre sous la planche avec devant nous grand ouvert un océan désertique. Cela m’a rappelé les sorties en voile habitable et l’appel du grand large ! J’ai grandement apprécié de me retrouver dans cette ambiance haute mer au calme entre potes à la recherche de bumps pour allier glisse et fort sentiment de liberté à une époque où les spots sont de plus en plus encombrés. Et j’ai pu entrevoir les qualités de glisse de ces grandes planches de course planes et versatiles sur quelques séquences et surtout en observant Greg qui exploita avec toute sa technique les quelques bumps surfables. Il me donna de bons conseils pour améliorer mon coup de pagaie et pour anticiper au mieux les déformations du plan d’eau. Pas trop besoin de regarder derrière mais plutôt devant : Quand le nose commence à entrer dans l’eau on accélère et ça part au Surf ! Ça m’a clairement donné envie de réessayer sur des périodes de vent fort et de vagues moisies ou tout simplement pour surfer de longues ondulations les jours calmes dans l’entrée de la rivière La Laïta. Y’a moyen de faire presque la même qu’à Penfoul sur le montant … !

Et puis sais-t-on jamais peut-être qu’un jour moi aussi je me ferais un Radlico par 50 nœuds de vent !

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Radlico, c’est le nom du parcours de Downwind préféré des nord-finistériens en hommage à la célèbre course Hawaiienne. L’air de rien, un bon champs de mines à surfer en rade de Brest. Dixit Greg, la mer fume avec le vent violent qui fait voler les moutons ! Et “mèf” que votre board ne s’envole pas en cas de chute ! Bien Rad en tout cas !

Merci Greg et Simon pour cette sortie. Pour en savoir plus sur le SUP ou suivre les aventure de Greg cliquez ici : http://gregclosier.blogspot.fr/