UNE JOURNEE TRES BRETONNE !

Les Championnats de Bretagne de Surf Open et Espoirs se sont déroulés sur la plage de Penhors à Pouldreuzic (29) le 17 Septembre dernier. Au programme pour tout le monde, de la pluie battante, des températures fraîches pour la saison, du vent et une houle en hausse pour les phases finales. On était tous exténués à la fin d’une journée de compétition bouclée à 21 heures en double podium. Bravo le staff ! Les juges ont heureusement bénéficié pour une fois de très bonnes conditions de travail grâce au très fonctionnel local municipal entièrement vitré qui abrite l’ESB Penhors et l’école de char à voile en bord de plage.

Je ne reviens pas avec le titre mais c’est malgré tout avec plaisir que je termine second de la finale derrière un bon Hugo Cornec et devant Gaspard Larsonneur, vainqueur de l’étape de Coupe de France d’Anglet en Juillet et demi finaliste étincellant et malchanceux le week-end dernier au Cap Ferret. Au passage, on peut le féliciter pour sa seconde place du circuit Coupe de France 2011 ! Le local de Crozon, Jean-Marie Toulgoat, auteur d’un bon parcours n’aura pas démérité et prend la 4ème place de la compétition.

 

Résultats Open :

1. Hugo Cornec (Kangourou-La Torche)

2. Dan Billon (WSA- Guidel-Plages)

3. Gaspard Larsonneur (Kangourou- La Torche)

4; Jean-Marie Toulgoat (Surfing club Presqu’île- Crozon)

VOLCOM VQS CROZON

05_Podium_Open.jpg

La tournée européenne des plages Volcom est passée par La Palue le 21 Août. La compétition s’est déroulée dans de bonnes vagues avec la présence de quelques riders basques et landais et surtout la présence de la plupart des meilleurs surfeurs bretons. C’est après une bonne et longue journée de surf dans une ambiance bien décontractée que j’accède à la finale après avoir notamment gagné mon 1/4 face au vainqueur de l’épreuve l’italien Angelo Bonomelli auteur également du best trick de la journée.

Je suis donc qualifié pour la finale européenne qui se déroulera en Avril 2012 (lieu et date à définir).

Après une saison bien chargée en cours de surf mais pas en bonnes sessions ça m’a fait vraiment plaisir de passer une bonne journée à surfer sur la presqu’île de Crozon. C’est un lieu que j’aime tout particulièrement où j’ai passé beaucoup de temps à surfer lorsque j’étais étudiant à Brest. J’aime La Palue et La Palue me le rend bien !

 

Résultats open :

1 Angelo Bonomelli (Hossegor)

2 Thomas La Fonta (Bidart)

3 Ian Fontaine (La Torche)

4 Dan Billon (Guidel-Plages)

FRENCH MASTERS !

DSC05385.JPGDSC05394.JPG

40°C à l’ombre, un bon squat sur le parking et la jonkette en slip à l’échauffement !  !

DSC05386.JPGDSC05359.JPG

De quoi donné le sourire aux boys !!!                             Phil et Steph”Le bask” mes deux mentors guidelois en plein check

Le week-end des 25 et 26 Juin se déroulait à Bidart les Championnats de France Masters. La figure locale Xabi Lafitte au micro mais aussi dans l’eau a tenu le pari de lancer la compet malgré des prévisions peu optimistes. A Bidart tous les prétextes sont bons pour faire la fête !  Le Bidarteko Surf Club est  en effet une structure familiale et conviviale dont le plaisir de se retrouver autour du surf est à la source. On retrouve d’ailleurs au fourneau les familles  bien connues du monde du surf, Erran et Portet parmi d’autres.

Côté breton, on s’est donc déplacé avec les “vieux” compétiteurs du club et Tom LaJonkette qui apprécie toujours passer un week-end en compagnie d’une bonne bande de guidélois !

Nos masters (35-40ans) n’ont pas brillé dans une catégorie bien relevée (Le Texier, Salvaire, Lafitte, …) alors avec la Jonk on a fait le boulot en Senior Mens (28-34ans). Thomas auteur d’une très belle finale et d’une vague à dix  (hé oui!) l’emporte logiquement et je prends donc la 2ème place pas mécontent d’avoir battu les deux aquitains, Glenn Le Toquin, Vice-Champion d’Europe Senior Mens et Steeve Seilly ancien vainqueur du circuit Coupe de France.

Tout est bien qui fini bien, les sudistes nous lancent donc le défi d’organiser les masters en Bretagne en 2012 !  L’idée d’un bus qui ramasserait toutes les légendes de la côte au passage fait son chemin !

DSC05448

                                                                           Une belle doublette bretonne !!!

ONE MORE TIME…!

P1210032C’est pas du big contest mais je suis juste content de remporter une fois de plus le championnat du Morbihan à la maison. Et puis le niveau monte chez les plus jeunes. La finale fut d’ailleurs assez disputée en compagnie de nos deux jeunes du pôle espoirs de La Torche, Léo LaTourte et Jean Tonnerre (respectivement 3ème et 4ème) qui progressent bien depuis déjà quelques temps.  Vincent “Cux” Primel me suit de près dans cette finale plus motivé que jamais pour performer en compet. Il revient d’ailleurs de la Coupe de France de Mimizan d’où il ramène un joli quart de finale (passé à rien d’une qualif en demi). Vincent s’entraîne sérieusement avec Manu, notre coach à tous et sous les conseils avisés de sa girlfriend Kate Dunn (soeur de l’ex Top44 Ben et fille du boss du surf australien, rien que ça s’il vous plaît !).

Cette compet s’est déroulée comme toujours dans une ambiance très conviviale sans que personne ne lâche la moindre vague à ses adversaires ! Logique d’une classique locale avec tous les énervés du village !!!

C’était début Avril et c’est pas de la petite news fraîche mais j’ai pas trop le temps en ce moment de publier des articles en tout genre sur mon blog. En effet, je transforme ma maison depuis trois mois (ouf bientôt la fin!) et les cours de surf au club se démultiplient…On est au taquet !

Je vous garde quelques petits trucs au chaud pour l’hiver !!!

10 ANS DE FRENCH CUP

Plus de 10 ans déjà que je vadrouille sur le circuit des Coupes de France. Il y en a eu bien des compets depuis ma première étape en 1999 à Anglet où avec mon compère de l'époque Dom Gajan et Alan Le Texier on avait dormi à trois dans la merco break de « domit » sur le parking du VVF. Pour mon premier heat national j'avais fini deuxième derrière Dom et devant Manu Portet dans des vagues de trentes centimètres ? Pas glorieux mais entrée en matière tout de même positive et toujours un max de fun sur le parking !

On surfait sur toutes les épreuves nationales contre les leaders français du surf européen (et la France reste depuis toujours la nation la plus forte en Europe) : Beven (breton et groisillon d'origine du côté paternel), Picon, Robin, Piter, Pastuziak, Le Texier, Rebière fraîchement débarqué du Brésil tout comme JJ Billard. Les autres têtes de séries du circuit Coupe de France s'appelaient selon les années Steeve Seilly, Damien Noël, Rémi Bertoche, Manu Portet, les frères Frager, Antoine Cardonnet, Hugo Benghozi, Christian Guevara ou encore Phil Mombet « de Brest même » et qui remporta avant « sa retraite » de compétiteur l'unique Coupe de France de l'histoire organisée à La Torche !

On se déplaçait donc en bandes organisées pour descendre dans le Sud-ouest. Les riders de la « breizh force » des années 2000 habitués des déplacements en camion de location se nommaient du plus âgé au plus jeune : Phil Le Leannec (président de la WSA pendant plusieurs années et créateur de l'école de surf du club en 1995, frère de Fred surfeur-baroudeur et premier photographe breton des années 90 à publier dans les mags nationaux), Mat Waeles (monsieur prévisions et sans doute l'un des surfeurs à connaître le plus de spots de notre région), Dom Gajan, Greg Salaün (kana boy de la première heure et aujourd'hui au kana shop de Soorts-Hossegor), Gaël Blouët par intermittence (shaper de Blow à Crozon et désormais de Channel Islands à Hossegor), moi-même, Aurel Jacob et Florian Talouarn (entraîneur du pôle espoirs et moniteur permanent de l'ESB La Torche). Le Mombz préférant généralement rouler à 160 (la belle époque !) avec son petit bolide et nous retrouver sur place pour de longues heures de rigolade… ! La Jonkette et son frère Simon n'étaient pas encore revenu de La Réunion. La liste de bonnes blagues et autres anecdotes est trop longues pour vous les énumérer mais doutez vous bien que l'ambiance au sein d'un tel groupe était toujours au beau fixe quel que soit nos résultats sur les contests ! Il y eu également quelques sessions mémorables sur des bancs de sable perdus dans les landes en attaquant les remontées vers le nord et la maison ultra fatigués le dimanche soir.

Une fois les plus anciens lassés ou fatigués de ces week-ends sympathiques mais usants, je me suis retrouvé parmi les plus âgés au contact d'une nouvelle génération davantage formée à la compétition et dans un esprit peut-être un peu moins déconnade. Dans cette génération de bretons, on retrouva  le regretté et sympathique Gautier Hamon, Vincent CuX Primel, Jonkette débarqué de La Réunion et parfois son frère, toujours Flo Talouarn, les débuts nationaux des frères Fontaine et de Hugo Cornec,  mais aussi Oliv Jadé, Mich Isaia, et d'autres que j'oublie désolé ?

Ces nouvelles années déjà dépassées furent dominés sur le circuit français par Loïc Erran (aujourd'hui intégré au sein de l'entreprise Viral Surf), Nathan Hèle (Team manager europe Billabong), Jérémy Massière, Geoff Henno (star télé !) puis Vincent Duvignac ,Adrien Valéro, Simon Marchand, et bien d'autres membres du pôle France que j'oublie, veuillez m'excuser y'en a un bon paquet qui rident bien ? Je ne vous citerais donc pas toute la liste de noms des nouvelles têtes blondes qui déchirent à l'image de nos bretons landais Tom et Nelson Cloarec.

En 2010, on trouve en effet sur ces compets des surfeurs de plus en plus jeunes et morts de faim alors même que ma motivation décline grandement quant à l'envie de faire le maximum pour performer quelles que soient les conditions et de faire de longs déplacements pour surfer des mioses sur un spot bondé…

Bref, participer à une compet ça a toujours été pour moi l'occasion de cruiser entre potes et de voir d'autres bons gars surfer toujours dans cette recherche de plaisir et de performance. Cerise sur le gâteau, comme la majeure partie des épreuves nationales se déroulent dans le sud-ouest de la France, ça m'a permis pendant toutes ces années de sillonné l'arc atlantique que je connais désormais « presque comme ma poche » même si y'a encore de quoi faire … C'est très enrichissant car c'est l'opportunité de surfer toutes sortes de vagues et de rencontrer pas mal de monde. On a vraiment pris du bon temps entre potes et on en garde tous de très bons souvenirs ! Et de toute façon, je n'ai jamais perdu mon esprit dans l'opposition conceptuelle du freesurf et de la compétition que certains se font un plaisir de mettre en avant. Mais je vais désormais être un peu moins assidu et me consacrer  encore davantage au freesurf, ce qui a toujours animé plus que tout ma passion pour la  planche à vagues. Pas de lieu et d’horaire défini… Le surfeur breton est de toute façon nomade par nature, de part la géographie littorale de notre région. J'aime particulièrement l'hiver où les spots sont moins blindés et où on peut scorer parfois tranquille après avoir bien analysé les prèvs. Suffit juste de bien se couvrir ?

Et puis mettre un lycra de compétition pour encore quelques heats au gré des opportunités pourquoi pas !

SURF JUDGES FEELING

_DSC4721copieweb.jpgSans-titre.jpg

  Juges des championnats de Bretagne 2010               Action Championnats de France 2008 Guadeloupe

Quel que soit le niveau de compétition, le jugement en surf restera pour toujours polémique. A l'image d'autres sports comme le patinage artistique, la gymnastique artistique, quoique plus codifiés que le surf ? La défaite est souvent bien plus dure à avaler que dans les sports énergétiques où seul le chrono s'exprime froidement. Il faut tout simplement passer la ligne d'arrivée avant les autres. En effet, en surf, on peut toujours avoir le sentiment de l'arnaque quand on a bien fait le boulot. On peut toujours discuter de la note d'une vague en comparaison d'une autre. Et même avec 5 juges bien formés est-ce toujours la « vérité » qui sort sur le papier ?

Tout surfeur compétiteur s'est un jour senti lésé. A tort ou à raison d'ailleurs. Car l'injustice, c'est du ressenti. Et l'envie de réussir, l'entraînement et même le talent ne paient pas toujours. Parfois, certains éléments peuvent attirer l'attention et s'ajouter à vos premières impressions. Les mines crispées des juges, un résultat ou une note qui tarde à arriver, les commentaires de spectateurs amis qui ont vu votre série, les débriefings de parking entre spécialistes du genre ? Mais je ne vais pas  rentrer dans des débats philosophiques sur l'impartialité de chaque juge qui reste un être humain avec ses affinités, ses émotions et qui ne sera jamais une machine dénuée de sentiments. Je ne vais pas m'arrêter non plus sur les notions de vérité, de justice et de ressenti, il me faudrait écrire un bouquin. Et attention de ne pas confondre sentiment d'injustice et mauvaise foi ? Il est en effet primordial de ne pas tomber dans l'attribution causale externe de l'échec. Pour progresser, il est indispensable de se remettre régulièrement en question même si c'est parfois un peu difficile quand on a tout donné.

En surf, ce qui rend complexe l'analyse d'une performance c'est que l'action s'effectue en confrontation et en comparaison avec des adversaires qui sont suivant le tableau et l'avancement plus ou moins bons. Sans parler des vagues qui peuvent selon leurs humeurs venir plus ou moins vite. Mais le sens marin, la lecture du plan d'eau et le feeling sont à intégrer pleinement aux compétences du surfeur. Les remarques suivantes sont à mettre dans la catégorie des bonnes mauvaises excuses ! « Il a eu la bombe et pas moi. » « J'ai attendu elle est pas venue? » Quoi qu'il en soit, dans l'adversité on peut aussi perdre brillamment comme gagner sans briller suivant les circonstances de compétition. Et les scores sont quand même là pour attester de la qualité des prestations de chacun même si ce n'est pas toujours le surfeur le plus méritant qui l'emporte. Vous vous faites coincer dans une série où tout le monde a fait un bon score ou vous gagnez avec un maigre total de 8 points. Mais ça, c'est aussi vrai dans tous les sports.

349_3_dsc_7789.jpgDSC03882.JPG

 Action Championnats du Morbihan 2009                  Mise à l’eau sur le spot des Moules

Donc pour être sûr de n'en vouloir à personne et si vous avez le goût de l'effort, mettez vous à l'athlétisme ou à la natation, mais c'est peut-être un peu moins fun que de passer son week-end à la plage avec les potes ! Toujours chrono en main, le ski en descente c'est quand même bien plus ludique que de compter les carreaux au fond de la piscine. Dans une autre catégorie d'activités, on peut remarquer qu'en sport collectif c'est aussi tendu : y'avait-il hors-jeu ? Le ballon est-il rentré ?? Mais alors en surf quel bordel. La vague était comme ceci, la man?uvre était comme cela, blablabli, blablabla? Quand  il n'y a pas photo y'a rien à dire, le jugement coule de source. Mais lorsque ça devient serré ça ne se joue plus à grand chose ?

J'ai encore en tête cette série perdue de Miky à J-bay sur l'épreuve World Tour 2009. Le landais domina la série de bout en bout avec un surf backside abouti et en phase avec la vague mais il n'avait pas le statut de son adversaire Champion du Monde 2001. Et quand dans la dernière minute CJ Hobgood sorti une vague bien moyenne, les juges donnèrent le score sans trembler (ou peut-être que si ?) à l'Américain pour de mémoire 0,03? et franchement pas mérité aux yeux de tous après visionnage des ralentis, commentateurs y compris. Même le sourire gêné de CJ au micro d'après heat en disait long sur le profond favoritisme qui recala notre Miky national en WQS. Car malheureusement sa prestation historique backside sur Backdoor lors du Pipe Masters de fin de saison ne suffira pas à le maintenir dans l'élite.

Je me souviens également très bien des doigts tendus bien hauts de Florès père et fils lors des Championnats de France juniors de 2003 chez lui à La Réunion. Le spot de La Digue à St-Pierre était en feu et pétait à 3 bon mètres. Personnellement, mais sans avoir posé les notes une à une sur une page blanche, j'étais plutôt d'accord avec le jugement du jour. Lhaulé et Oyarzabal avaient chargé comme des brutes tandis que Florès, déjà surclassé à l'époque par son talent indéniable, avait davantage joué le jeu des « petites » intermédiaires. Les juges ont payé l'engagement et la réussite sur une des plus grosse vague de cette finale de Romain Lhaulé et Jérémy pris la seconde place. Le divorce fut alors consommé entre le clan Florès et la FFS de l'époque. Mais c'est aussi souvent la frustration de la défaite qui amène la colère chez de nombreux compétiteurs. Que voulez vous dire à un chronomètre ? Rien, par contre à un jugement humain il y aura toujours à redire?

Les critères de jugement  en surf ont évolué bien plus souvent que les dimensions du but de foot et les règles de basket-ball, preuve que le surf se cherche sans cesse et que le matériel comme les riders font évoluer la discipline. La complexité du travail des juges réside dans la mise en relief quasi instantanée de multiples critères non hiérarchisés  pour l'attribution d'une note à chaque vague surfée dans une échelle de 0 à 10.

Le format de compétition a aussi beaucoup évolué. Il y a une petite dizaine d'année sur les épreuves nationales le jugement était rendu souvent sur des heats de 15 minutes et les trois meilleures vagues étaient comptabilisées. La consistance et l'aspect énergétique de la prestation était privilégiée. Aujourd'hui avec 20 ou 25 minutes pour deux vagues, on mise davantage sur le niveau technique de la prestation. On peut dire que le règlement à de ce point de vue évolué dans le bon sens ! Le concept de Air show va à l'extrême sur la meilleure man?uvre exécutée sur des spots aux vagues courtes et creuses de préférence. On s'éloignerait là quelque peu du sens de la vague sur certains spots qui ne se prêtent pas forcément à favoriser un seul move mais plutôt à faire corps avec la vague et respecter son rythme, l'essence même du surf. « Faire la vague » ou « faire un move ». Et on le voit tous les jours dans l'eau, chaque surfeur oriente sa pratique comme il veut. Il y a potentiellement autant de manière de surfer une vague que de surfeurs.

Par contre, en compétition il faut s'adapter sans cesse pour rester dans le coup et se fondre dans le moule. Sans refaire l'histoire, on se souviendra que l'avant-gardiste Slater avec ses planches « galettes » de l'époque était critiqué pour son approche de la vague par ses premiers rivaux de l'époque, Gary Elkerton notamment. Aujourd'hui, un entraîneur de haut-niveau réputé comme Christophe Mulquin (itw web Surf Report) avoue préférer « le GP moto au supercross » alors même que nous baignons en pleine tendance aérienne. Que vaut du bon rail to rail en comparaison de skate moves ? Le dernier Judo air de Jordy ou le Kerrupt de Josh Kerr sont tendance et les spectateurs veulent en voir un maximum. Le rodéo flip de Pat Gudauskas lui vaudra le gain de sa série presque à lui tout seul dans un Teahupo'o inconstant et il n'y a rien à redire sur la prouesse technique. Jordy et les autres top riders savent de toute façon tout faire. Sauf peut-être pas le 10 de Slater à Teahupo'o la semaine dernière ! Le king évolue avec le temps et les critères, il participe même comme d'autres à leur évolution. Dans une sphère déjà plus proche de nous de nombreux « wavewarriors » du WQS misent de plus en plus sur le air reverse qui, personnellement, lorsqu'il est mis à tout bout de vague me lasse parfois. J'aime aussi voir du carving et de grosses gerbes d'eau satellisées ! Tout dépend bien évidemment du niveau d'exécution des man?uvres et des sections de vague sur lesquelles elles sont posées.

Je profite de l'occasion pour envoyer une petite dédicace à tous les juges. Que c'est difficile de rester concentrer des heures durant, d'analyser, d'évaluer, de traduire en chiffre sur une échelle et de trancher. Que les séries sont parfois longues quand les vagues ne sont pas au rendez-vous. Que c'est dur quand vous avez le soleil dans la poire à marée basse et que le spoter peine à distinguer les couleurs et que trois surfeurs partent chacun sur une vague en simultané. Juger est donc un exercice difficile et il suffit de s'y prêter quelques fois pour le savoir. Et il y a des juges meilleurs que d'autres. La FFS les classe d'ailleurs comme les surfeurs à différents échelons. L'expertise d'un juge, c'est de savoir évaluer le niveau de difficulté d'une prestation en fonction de critères qu'il doit parfaitement maîtriser. C'est quoi de la vitesse ? Du linking ? De l'innovation ? De la radicalité ?? Tout est relatif et à mettre en relation, en relief. C'est ce qui rend la tâche bien compliquée.

GetAttachment.aspx2Photos-competitions_8062.jpg

  Action Vendée Pro 2009 La Sauzaie                         Concentration- Décontraction pour aborder la série

Il ne me reste qu'à vous donner quelques conseils folkloriques dans le désordre : Mettez le spot en feu à l'échauffement pour faire résonner votre nom dans la tête des juges toute la journée. Surfez le label de boards à la mode car même si la bie ne fait pas le moine ça donnera l'impression que vous êtes dans le coup. Arrivez à votre série en retard ça fait bad boys et mettez tout le monde d'accord d'entrée de jeu sur votre première vague. Surfez à poil comme la Jonkette lors des Championnats de Bretagne 2009.  Proposez leur de la variété c'est long et ils risquent de s'ennuyer, la mode n'est plus au top to bottom et aux essuie-glass de Ricardo Tatui à Biarritz dans 30cm pour la finale du World Tour au début des 90's. Finissez vos vagues dans les cailloux : je me souviens de l'Angloye Thomas Bady le reentrie presque incrusté dans la digue de St-Pierre à La Réunion ! Vous pouvez également claimez une vague qui n'en vaut pas la moitié ! Non je rigole, faites juste rêver les juges ou misez tout sur le freesurf vous ne serez jamais déçu !!!

Le Soul Surfing, la Rastomachado attitude n'est-elle pas la voie à suivre pour prendre le maximum de plaisir et être toujours satisfait. Et entre jouissance sensationnelle et production de la performance le choix paraît pourtant vite fait. Que penser de Dane Reynolds qui affirme se foutre royalement des compétitions tout en y participant sans obligations de ses sponsors avec une certaine assuidité. Quelle motivation l'anime ? Intox de la part de l'intéressé ou manière de dédramatiser ses résultats irréguliers ? Son dernier interview dans le Beachbrother annual n'y répond pas vraiment, preuve que la relation à la compétition n'est jamais simple.

Pourvu que le plaisir soit intact !

SURF CONTEST AND SK8 CLUB SESSION

DSC03903.JPGDSC03897.JPG

Je suis content de remporter encore cette année le Championnat du Morbihan. Et même si ce n’est que la compet du quartier le niveau monte un peu plus chaque année. En 10 ans de participation je détiens donc 6 titres de Champion, deux 3ème place, une 2ème place et une année sans championnat (y’avait une french cup à la même date). Je ne sais pas pourquoi mais je suis toujours motivé pour gagner sur  mon home spot !

Désolé pour le cadrage et le timing très amateur des photos prises par Juju du club (Il faut bien commencer un jour !)

DSC03953.JPGDSC03995.JPG

 

Et puis le mercredi suivant on s’est rendu au Hangar (le big skatepark de Nantes) mon collègue Loss et nos petits skateurs de la section Skate WSA pour une petite sortie de fin d’année. Y’a eu de la sueur et quelques bonnes tôles !!!

DSC04040.JPGDSC04049.JPG

DSC04083.JPG

UN CHAMPIONNAT DE FRANCE MASTERS LEGENDAIRE !

C'est le club de St-Girons dans les Landes qui nous a accueilli pour cette édition 2010 des Championnats de France Masters. Son président Gilles Darqué est déjà une bonne légende à lui tout seul. Bon surfeur compétiteur de la fin des 80's, coach par le passé de Miky Picon et Patrick Beven entre autres, team manager Europe de Rip Curl et représentant de la marque aux quatres coins de France depuis une bonne décennie et speaker émérite de l'ASP europe pendant des années, ce personnage a fait vivre une remise des prix des plus divertissante. Incollable sur l'histoire du surf Français, il a toujours une anecdote dans son sac pour amuser la galerie. Un régal de l'écouter au micro, de quoi bien démarrer la soirée !

De bonnes vagues et un très bon niveau cette année avec des gars en Seniors Mens (28-35 ans) comme Boris le Texier qu’on ne présente plus même si les plus jeunes ne le connaissent peut-être pas (révisez vos classiques et la collection vidéo The Search). Mais il ne réussira pas à gagner face à un Mathieu Cerramon très en forme de jour comme de nuit ! Steeve Seilly multiple vainqueur d’étape de Coupe de France prend la 3ème place devant Tom Joncour 4ème encore une fois auteur de quelques bons airs et autres manoeuvres innovantes. En Masters (35-40ans), les deux kinés, Olivier Salvaire et Xabi Lafitte se disputeront la première place et l'affrontement tournera à l'avantage du multiple Champion de France et d'Europe monsieur Salvaire. En Grand Masters (40-45), Stéphane Jambou s'impose alors qu’en Kahaunas c'est le français de Jaws Michel Larronde qui l'emporte.

Etaient également présents sur cette compétition : l'artiste Rémi Bertoche, les shapers Joao de Sonis, Fifi Chevalier, Eric Rougé, Sammy Sansoubes, le tube rider capbretonnais Arnaud Darrigade, le boss Lightning Bolt Europe et charger Nicolas Pinot, le juge ASP Thierry Vidal, Olivier Nagouas premier français sur le World Tour dans les eighties,  le local angloye Thierry Leroy (frére de Xavier et j’en oublie? bref de la culture surf en pleine ébullition !!! 

Pour ma part, après avoir remporté mon premier heat à 5 dans l'eau en surfant plutôt bien devant Manu Petrau et Nicolas Portugais, je me suis retrouvé dans un tiers de finale avec Mathieu Cerramon de Biarritz (futur vainqueur), notre célébre breton de la Torche La Jonkette ainsi que le Vice-champion d'Europe Senior Mens 2009 Glenn Le Toquin de La Salie à Biscarosse. Je finis 3ème de cette série en surfant de bonnes longues droites. Thomas remporte cette série relevée en mettant la barre haute (sa meilleure série de la compète) et Mathieu auteur d'une très bonne vague me coiffe sur le poteau (0.9 d'avance). Glenn qui n'a pas démérité tombe sur une vague majeure et prend la quatrième place de la série.

Je me classe donc 7ème de ces Championnats de France dans la catégorie Senior mens. C'est mon bien que l'année dernière à Bidart (5ème) mais le niveau était encore un peu plus relevé cette année. De plus, j'ai préféré cette édition car on a surfé de bien meilleures vagues toute la journée. D'ailleurs, je n'ai pas  pris le temps d’assister aux finales, j'ai en effet préféré aller surfer un bon banc plus au nord avec Steph (Le basque) et Mich (Isaia). Une bonne gavade à trois pendant deux heures sur une bonne gauche longue et power !

La compétition a en ensuite laissé place à une bonne soirée avec les potes et en compagnie des légendes. Puis départ de St-Girons sous la pluie dimanche pour retrouver le soleil tropical de la Bretagne sud en soirée !

Vivement l'année prochaine !

COACH MANU

P1010425.JPGP1010428.JPGP1010423.JPG

P1010424.JPGP1010429.JPGP1010435.JPG

C'est devenu une évidence pour moi il y a déjà une bonne dizaine d'années : pour prévenir les blessures et être physiquement performant, un surfeur ne peut pas se contenter de surfer.  Pour s'assurer performance et longévité, il est nécessaire d'adopter une bonne hygiène de vie sans pour autant faire d'esbroufe car quelques entorses à un régime alimentaire sain et à une vie physique dynamique c'est parfois bon pour le moral !

Ce n'est donc qu'après des mois d'un entraînement régulier et adapté que j'ai constaté que mes déséquilibres musculaires et autres déplacements cervicaux issus d'une pratique intensive du surf avaient pratiquement disparus, merci Manu !

 C'est aussi une prise de conscience que j'avais commencé à effectuer au travers de mes études STAPS où j'ai été amené à côtoyer nombre de sportifs de haut niveau de toutes disciplines comme Faustine Merret médaillée des jeux d'Athènes en 2004 et bien d'autres. De plus, les enseignements en physiologie, biomécanique, psychologie et sociologie m'ont permis d'apprendre à apprendre, apprendre à entraîner et j'en ai bien entendu retiré quelques bénéfices personnels. Mais tout cela sans jamais me consacrer réellement à un entraînement programmé. Il faut dire que sans encadrement c'est très difficile de s'astreindre à un entraînement et il peut y avoir de grosses erreurs de préparation.  Puis, en 2004, j'ai rencontré « coach manu ! » grand windsurfeur devant l'éternel et surfeur à ces heures perdues. Le coach est BE métiers de la forme, BE 2ème degré Athlétisme, DU européen de préparation physique (Université de Lyon). Il a entraîné des figaristes (voile), des athlètes, des tennismens, des basketteurs et footeux, ? et c'est avec joie qu'il a planché de près sur notre sport favori et sur une préparation adaptée qui tient compte des efforts spécifiques et des contraintes corporelles liées au surf.  Ca fait donc bientôt 6 ans que, sous mon impulsion, nous sommes tout un groupe de surfeurs de la West Surf Association qui s'entraîne chaque semaine sous les directives de Monsieur Manu dans la salle aménagée du club.  Et après tous ces entraînements à nous faire transpirer, je me devais bien de lui faire cette petite dédicace !

Ci-dessous, Manu vous expose brièvement en quoi consiste une planification de l'entraînement adapté au surf, avec les différentes composantes de cycles dans lesquels on retrouve entre autres tous les types de contractions musculaires :

-         Concentrique : travail du muscle classique, utilisé comme base dans un premier temps et en explosif en fin de préparation pour développer des appuis plus dynamiques se rapprochant de l'activité de surf.

-         Excentrique : travail du muscle en frein qui prévient des blessures musculaires, développe la force et permet également dans le cadre d'une préparation à la compétition de reculer le pic de forme.

-         Isométrique : travail du muscle en « statique », dans la continuité du travail excentrique il développe également la force

-         Pliométrique : travail du muscle avec « bondissements » qui ajoute une notion de dynamisme à la force

Cette approche de l'entraînement se jumelle à un travail proprioceptif précédé d'un travail d'échauffements sur les muscles profonds (ceux que l'on ne voit pas?)et suivi d'étirements.

Le champion du monde 2007 et 2009, Mick Fanning, est un illustre amateur de Swiss Ball et de préparation physique. Et si vous avez suivi les lives des premières étapes du circuit mondial 2010, vous avez pu voir un Taj Burrow déterminé, plus que jamais décidé à l'emporter en fin de saison et toujours sous la garde rapprochée de son préparateur physique. En plus d'être une hygiène de vie et un véritable art de vivre, le Surf est un sport à part entière dans lequel on ne peut négliger ni le corps ni l'esprit pour être performant ou juste se sentir bien dans sa glisse, sans déséquilibres articulaires et musculaires. Le yoga est à ce titre un excellent complément pour une forme physique au top. L'été arrive, soyez sveltes et rappelez vous « no pain no gain ? » !!!

P1010419 P1010442.JPGP1010443.JPGP1010438.JPGP1010440.JPGP1010445-copie-1P1010447-copie-1P1010446-copie-1P1010451.JPGP1010452.JPGP1010453.JPGP1010454.JPG